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Sur les sentiers escarpés du Haut Atlas, là où le souffle des athlètes se mêle au silence des montagnes, Nabil Gayl avance d’un pas sûr, reflet d’une détermination forgée par un homme qui a su se reconstruire.
Au cœur de la course "Sonasid High Atlas Ultra Trail", organisée les 18 et 19 avril dans les montagnes du Haut Atlas (province d’Al Haouz), avec la participation de plus de 1.150 coureurs de différentes nationalités et de tous niveaux, la présence de Nabil n’avait rien d’ordinaire : elle racontait, à elle seule, une véritable histoire de défi.
Âgé de 41 ans, originaire de Casablanca et ayant des racines dans le sud-est du Royaume, Nabil est passionné de sport depuis l’enfance, notamment de course de fond.
Il rêvait de devenir champion du 1.500 mètres, inspiré par le célèbre champion du monde Hicham El Guerrouj.
Mais le destin en a décidé autrement.
Un cancer a bouleversé sa vie, entraînant l’amputation de sa jambe gauche et mettant brutalement fin à un rêve qui grandissait avec lui. Une épreuve douloureuse qui l’a contraint à tourner la page du sport.
Nabil a alors choisi de se consacrer aux études, traçant une nouvelle voie dans le domaine de la programmation informatique, où il a trouvé une certaine stabilité professionnelle.
Mais le véritable tournant n’a pas tardé: au fil de trajets quotidiens monotones entre travail et domicile, est née en lui l’envie de repousser ses limites.
"J’ai décidé de réaliser l’impossible avec ce corps", confie-t-il à la MAP, évoquant son premier grand défi : l’ascension du mont Toubkal en 2015, peu après son amputation.
Malgré les difficultés d’adaptation à sa nouvelle condition, atteindre le sommet a constitué pour lui une véritable renaissance.
A partir de là, une passion pour la nature s’est installée en lui. Il a ensuite gravi 22 sommets à travers les différentes chaînes de l’Atlas (Anti-Atlas, Moyen Atlas et Haut Atlas), jusqu’au nord du Maroc.
A chaque ascension, il redéfinissait ses capacités et repoussait les frontières du possible.
Son défi a dépassé le cadre national. En 2020, Nabil a porté son ambition à l’international en réalisant l’ascension remarquable du mont Kilimandjaro (Tanzanie), devenant ainsi le premier Marocain en situation de handicap à atteindre le plus haut sommet d’Afrique.
Un exploit qui dépasse les chiffres, porteur d’un message fort : une volonté qui ne reconnaît aucun obstacle.
Nabil a poursuivi sa participation aux compétitions, prenant part à des marathons dans des villes comme El Jadida, Rabat et Casablanca, avant de se lancer dans les courses de trail.
Lors de l’édition précédente du "Sonasid High Atlas Ultra Trail", cet athlète hors pair s’était engagé sur la distance de 21 km. Cette année, il est revenu pour participer à l’épreuve de 10 km dans le cadre de la 5e édition de la course.
Pour Nabil, participer ne se limite pas aux résultats : c’est avant tout un message adressé aux personnes en situation de handicap. "Le handicap n’est pas la fin du chemin, mais peut être le début de la découverte de nouvelles capacités", a-t-il lancé.
"Perdre une partie de son corps ne signifie pas la fin du parcours, mais plutôt le début d’un nouveau chemin pour découvrir des capacités enfouies", a-t-il souligné.
Dans les traits de Nabil Gayl se mêlent la dureté de l’épreuve et la sérénité d’une foi profonde en la capacité de changer. Et dans ses pas se révèle toute la puissance de la volonté, capable de faire la différence et de transformer la douleur en un horizon ouvert sur les exploits.
Au cœur de la course "Sonasid High Atlas Ultra Trail", organisée les 18 et 19 avril dans les montagnes du Haut Atlas (province d’Al Haouz), avec la participation de plus de 1.150 coureurs de différentes nationalités et de tous niveaux, la présence de Nabil n’avait rien d’ordinaire : elle racontait, à elle seule, une véritable histoire de défi.
Âgé de 41 ans, originaire de Casablanca et ayant des racines dans le sud-est du Royaume, Nabil est passionné de sport depuis l’enfance, notamment de course de fond.
Il rêvait de devenir champion du 1.500 mètres, inspiré par le célèbre champion du monde Hicham El Guerrouj.
Mais le destin en a décidé autrement.
Un cancer a bouleversé sa vie, entraînant l’amputation de sa jambe gauche et mettant brutalement fin à un rêve qui grandissait avec lui. Une épreuve douloureuse qui l’a contraint à tourner la page du sport.
Nabil a alors choisi de se consacrer aux études, traçant une nouvelle voie dans le domaine de la programmation informatique, où il a trouvé une certaine stabilité professionnelle.
Mais le véritable tournant n’a pas tardé: au fil de trajets quotidiens monotones entre travail et domicile, est née en lui l’envie de repousser ses limites.
"J’ai décidé de réaliser l’impossible avec ce corps", confie-t-il à la MAP, évoquant son premier grand défi : l’ascension du mont Toubkal en 2015, peu après son amputation.
Malgré les difficultés d’adaptation à sa nouvelle condition, atteindre le sommet a constitué pour lui une véritable renaissance.
A partir de là, une passion pour la nature s’est installée en lui. Il a ensuite gravi 22 sommets à travers les différentes chaînes de l’Atlas (Anti-Atlas, Moyen Atlas et Haut Atlas), jusqu’au nord du Maroc.
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"Perdre une partie de son corps ne signifie pas la fin du parcours, mais plutôt le début d’un nouveau chemin pour découvrir des capacités enfouies", a-t-il souligné.
Dans les traits de Nabil Gayl se mêlent la dureté de l’épreuve et la sérénité d’une foi profonde en la capacité de changer. Et dans ses pas se révèle toute la puissance de la volonté, capable de faire la différence et de transformer la douleur en un horizon ouvert sur les exploits.