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Mondial 2022. Le rendez-vous à ne pas rater

Gérer habilement la première manche depuis Kinshasa pour finir en apothéose à Casablanca


Mohamed Bouarab
Jeudi 24 Mars 2022

Mondial 2022. Le rendez-vous à ne pas rater
C’est aujourd’hui à partir de 16 heures que le Onze national croisera le fer, au stade des Martyrs à Kinshasa, avec son homologue congolais, et ce pour le compte du match aller de la double confrontation barrage qualificative pour le Mondial FIFA-Qatar 2022.

Une opposition, qui revêt une importance capitale que le contingent dépêché, ne doit absolument pas rater. Sur place depuis mardi dernier, l’EN a pu effectuer trois séances d’entraînements en vue de peaufiner les ultimes réglages, sauf que les conditions de séjour et de préparation ne prêtaient pas au satisfecit total dans la mesure où l’équipe a été victime d’intimidations perpétrées par des dizaines de supporteurs des Léopards. Ce qui a amené l’instance fédérale marocaine à saisir la CAF pour protester contre ce genre de comportement, folklorique pour les hôtes, mais antisportif au regard des appareils continental et international.

Pour ce premier acte qui sera sifflé par l’arbitre sud-africain Victor Gomez, la sélection marocaine est outillée en vue de le négocier parfaitement dans la perspective d’aborder le second mardi prochain au complexe Mohammed V à Casablanca dans de bonnes conditions.

Il est vrai que l’adversaire ne faisait pas partie des écuries qui étaient engagées dans la dernière CAN au Cameroun, mais il reste un sacré morceau, comptant un effectif aguerri et motivé à bloc, voulant à tout prix décrocher le sésame de la Coupe du monde, tournoi majeur qu’il n’a plus disputé depuis un peu moins d’un demi siècle (1974) du temps où le pays était appelé le Zaïre.

Match difficile, mais cela ne doit en aucun cas perturber le mental des joueurs marocains décidés à aller jusqu’au bout et d’être la deuxième génération à obtenir une seconde qualification d’affilée au Mondial, comme ce fut le cas d’ailleurs lors des éditions 1994 aux Etats Unis et 1998 en France.

Pour le capitaine du Onze national, Ghanem Saïss, tout en étant confiant, a tenu à tempérer ses dires, annonçant dans une déclaration rapportée par la MAP que « même si beaucoup de monde pense qu’on est favori, en Afrique, ce mot n’existe pas trop. Ça va être du 50/50 et c’est à nous de montrer  qu’on a le plus envie et qu’on va se battre pour se qualifier ». Et d’ajouter qu’ « on a une belle opportunité devant nous. Donc si on veut faire quelque chose de grand et de beau, il faut réitérer ce que nous avons fait pour aller à la dernière Coupe du monde ».

Question ambiance, facteur déterminant pour la réussite dans une telle mission, le sociétaire de Wolverhampton a indiqué qu’ « il n y’a pas de problèmes particuliers. Ça fait plaisir de se retrouver après la CAN. On s’est mis au boulot dès les premiers jours pour se préparer parce qu’on sait que ça va être compliqué ».

Compliqué mais jouable, c’est ce que pense le gardien de but de l’EN, Yassine Bounou : « Nous appelons le public marocain à nous soutenir comme il l’a toujours fait. De notre côté, nous allons déployé tous nos efforts pour nous qualifier ».

En ce qui concerne le public, ils seront un peu plus de 2000 supporteurs présents dans les gradins du stade des Martyrs pour donner de la voix et pousser l’équipe à atteindre son objectif, sous la houlette du sélectionneur, Vahid Halilhodzic, sous pression plus que jamais.

Celui-ci avait déclaré lors de la conférence de presse pour présenter la liste des convoqués pour ce choc que « mon objectif est de se qualifier et nous avons les moyens pour le faire (...) la sélection marocaine n’a jamais réalisé des résultats comme ceux atteints dernièrement et les statistiques le prouvent ». Pour le technicien franco-bosnien,  « le football marocain entame un virage décisif pour une génération qui aspire à une nouvelle participation à la phase finale de la Coupe du monde », soulignant par là même que l'ensemble des composantes de la sélection nationale est animé par la volonté de vaincre ».


Il convient de rappeler en dernier lieu que les sélections du Maroc et de la République démocratique du Congo s’étaient affrontées de par le passé à 14 reprises. Des face-à-face où l’équilibre reste de mise, mais avec un léger avantage pour les Lions de l’Atlas qui comptent quatre victoires, contre trois défaites et sept matches nuls. Que ce soit la première confrontation directe entre les deux teams lors de la CAN 1972 au Cameroun, ou la toute dernière à titre amical en octobre 2020 à Rabat, les issues ont été identiques : un partout.

Mohamed Bouarab

Programme

Voici le programme des matches de barrage des qualifications du Mondial-2022 de football, zone Afrique (GMT):
Aller.
Vendredi 25 mars:
15h00: RD Congo - Maroc (Stade des Martyrs).
17h00: Mali - Tunisie (Stade du 26 Mars).
Cameroun - Algérie (Stade Japoma).
19h30: Egypte - Sénégal (Stade du Caire).
Ghana - Nigeria (Stade Baba Yara).
-- Retour.
- Mardi 29 mars:
17h00: Sénégal - Egypte (Stade Me Abdoulay Wade).
Nigeria - Ghana (Stade national M.K.O Abiola).
19h30: Algérie - Cameroun (Stade Moustapha Tchaker).
Tunisie - Mali (Stade olympique Hammadi Agrebi).
Maroc - RD Congo (Stade Mohammed V).

L’ avis des techniciens: Négocier au mieux l'aller, être décisif au retour

La sélection marocaine est appelée à négocier au mieux son match aller contre la RD Congo, vendredi prochain à Kinshasa, pour le compte des barrages du Mondial-2022 de football, avant de chercher à sceller le sort de cette double confrontation à Casablanca devant ses supporters, ont suggéré de nombreux cadres techniques nationaux et étrangers.

A Kinshasa, les Lions de l’Atlas auront à défier le climat, notamment la température, sachant que le match est prévu à une heure chaude de la journée (16h00), ainsi que la pelouse artificielle qui n’est pas le terrain de jeu habituel des joueurs de l’équipe nationale, relèvent ces techniciens dans des déclarations à la MAP.

Dans ce sens, le cadre national, Abderrahim Talib a prôné une discipline technique et tactique de l’ensemble des lignes, estimant que l’objectif prioritaire consiste à garder les cages propres en aller pour pouvoir prendre une option sérieuse pour le retour à domicile.

Pour Talib, toutes les composantes de l’équipe nationale sont appelées à garder la tête froide face aux difficultés qui marqueront le match aller, relevant que l’équipe nationale s’est aguerrie lors de la dernière CAN, contrairement à l’équipe congolaise qui est en cours de reconstitution et manque d’expérience.

De son côté, l’entraîneur et analyste sportif, Youssef Lamrini affirme que le match aller ne sera pas facilement à la portée pour plusieurs facteurs, à savoir entre autres l’état de la pelouse, la chaleur et le manque d’expérience africaine des joueurs.

La sélection congolaise déploierait une tactique basée sur la pression à plusieurs joueurs pour gagner les duels et sur l’engagement physique, a prédit Youssef Lamrini.

Pour le technicien, il est nécessaire d’aligner les éléments capables de supporter la pression avancée qui sera exercée par l’équipe congolaise sur le milieu et la défense des nationaux et de jouer sur les contre-attaques rapides pour surprendre l'adversaire, tout en faisant circuler la balle pour maîtriser le rythme du match.

Le coach algérien du Difaa El Jadida, Abdelhak Benchikha estime, lui, que le match de Kinshasa doit être négocié avec sérénité pour faire face aux conditions climatiques, à l’état de la pelouse et à la pression de jeu.

L’équipe marocaine est meilleure techniquement et, avec un jeu discipliné, elle est capable de prendre le meilleur sur la sélection congolaise, qui est fébrile au milieu et en défense, mais dispose d'attaquants talentueux.

Connaissant bien les Lions de l’Atlas, l’équipe congolaise jouera le tout pour tout pour sceller le sort de la confrontation avant le match retour, a-t-il dit, ajoutant que si les Lions de l’Atlas n’encaissent pas de but à Kinshasa, ils auront de fortes chances pour se qualifier au Mondial.

L’entraîneur égyptien de Youssoufia de Berrchid, Mohamed Fathi, estime, pour sa part, que la rencontre sera âprement disputée, ajoutant que l’équipe jouera sur les contre-attaques, vu le profil de ses joueurs qui courent vite et qui sont forts physiquement.

Pour lui, le match sera verrouillé de la part des deux protagonistes qui seront animés par la volonté de ne pas encaisser de but. L’équipe marocaine doit négocier avec intelligence cette rencontre, car elle est capable de l’emporter au retour, à Casablanca.

Le match aller se jouera le 25 mars au Stade des Martyres de Kinshasa, alors que le retour est prévu le 29 mars au Complexe sportif Mohammed V de Casablanca.



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