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Messi et Suarez: Le bon, le truand et les buts




Encore eux! Lionel Messi, auteur d'un doublé, et Luis Suarez, décisif, ont propulsé Barcelone en quarts de finale de la Ligue des champions, mercredi au détriment de Lyon (5-1), trop spectateur du show des deux inséparables.
Après le triplé de Cristiano Ronaldo mardi avec la Juventus, l'extraterrestre de Barcelone devait répondre. Avec deux buts et deux passes décisives, la "Pulga" à l'aura monstre a brillé, notamment dans les quinze dernières minutes alors que l'OL commençait à y croire.
Certes, sa célébration reste plus mesurée que "CR7", mais au final, le résultat est le même, les quarts de finale de la C1 qui promettent, une nouvelle fois, une course acharnée entre les deux rivaux.
Les supporters du Camp Nou lui pardonneront le fait qu'il n'ait pas marqué lors des deux "Classico" remportés sur la pelouse du Real Madrid, et à Suarez sa maladresse du match aller (0-0).
Au lendemain de la première manche, le buteur uruguayen incarnait la domination stérile du Barça sur la "une" de Sport et Mundo Deportivo, la tête tournée vers le ciel, à chercher l'efficacité qui lui a tant fait défaut. Trois semaines plus tard, c'est une toute autre photo que pourraient utiliser les deux quotidiens.
A l'image de son équipe, l'Uruguayen a montré son meilleur visage, insensible aux critiques et à la pression qui entoure le club, désireux d'effacer le mauvais souvenir de la déroute romaine en quarts la saison passée.
La presse a évoqué son âge (32 ans), sa méforme de février, sa disette de 25 heures en C1 sans marquer loin du Camp Nou... Il a répondu par un doublé lors du Clasico le 27 février (3-0), puis mercredi par une activité débordante, qui a valu au Barça deux buts.
Certes, il n'a pas marqué... et c'est là que Messi entre en scène. C'est lui qui ouvre le score d'une panenka (18e), sur un penalty provoqué par... Suarez, forcément.
Le N.9 blaugrana est crocheté par Jason Denayer. L'arbitre a désigné le point de penalty sans broncher, ni jeter un oeil sur ses nombreuses roulades, qui lui ont collé au fil des années une réputation de truqueur.
Sa réputation de "bad boy" éclipse parfois son apport technique, et Fernando Marçal l'avait peut-être oublié. Le défenseur lyonnais est laissé sur place par le démarrage de Suarez, qui a prolongé son effort en délivrant une offrande décisive pour Philippe Coutinho pour le 2-0 (31e).
Il a poursuivi sa démonstration par une superbe feinte de corps, qui a fait rugir le Camp Nou, pour lancer une contre-attaque, qu'il a lui-même conclue par une frappe croisée au ras du poteau (37e).
Quand Lyon a fait taire le stade (58e) et relancé l'espoir d'une qualification lyonnaise, l'Uruguayen s'est distingué par plusieurs énervements, dont un sur Marcelo, et son compère argentin, par un but, encore.
D'un crochet assassin, la "Pulga" a effacé Denayer et Marcelo, avant d'ajuster Mathieu Gorgelin, à la main pas assez ferme pour arrêter sa frappe (78e).
Le coup était parfait, et Messi a continué à appuyer. Il délivre deux passes décisives, pour Gerard Piqué (81e) et Ousmane Dembélé (86e) pour donner au score une allure plus en adéquation avec son statut de superstar.

Vendredi 15 Mars 2019

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