Les chiffres effarants des accidents de la route : Une responsabilité partagée


Kamal Mountassir
Mercredi 28 Novembre 2012

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La route tue toujours sous l’œil désabusé des responsables de tous bords. Est-ce une fatalité? S’agit-il d’une conséquence de la  mauvaise gestion du secteur ? Est-ce le résultat d’une absence de programme de lutte contre les accidents ? Y a-t-il absence d’une stratégie efficiente pour assainir le secteur des transports et installer un système de contrôle capable de dissuader les contrevenants et les corrompus à tous les niveaux ? S’agit-il d’une conséquence de l’obsolescence du plan national d’entretien des routes et de la restructuration des réseaux et des infrastructures? De toute manière, l’hécatombe s’amplifie de jour en jour et d’année en année. Il suffit de regarder les titres des journaux pour s’en apercevoir.
Selon les chiffres de la sécurité routière, plus de 4200 personnes ont été tuées sur nos routes en 2011. Chiffre confirmé par le chef du gouvernement lors de son passage mensuel à la Chambre des représentants.  Il a rappelé que les accidents de la route au Maroc font annuellement  plus de 4.000 morts et causent des dégâts matériels estimés à 14 milliards de dirhams, soit environ 2% du Produit intérieur brut (PIB). Selon le sondage effectué par « Libé » sur son site électronique, 59,02% des votants estiment que le nombre croissant d’accidents est dû au comportement irresponsable des conducteurs. En d’autres termes, une bonne partie des participants au sondage jugent que l’élément humain est un facteur prépondérant dans ce phénomène. Toujours selon la même enquête, 15,67% des participants imputent la responsabilité de ce nombre effrayant d’accidents à la vétusté de l’infrastructure routière. Cependant, un bon nombre de sondés par «Libé» (20,8%) estiment que la responsabilité des accidents incombe au laxisme des autorités et des services de contrôle supposés veiller à la bonne application de la loi. Enfin, 4,51%  des 1308 votants sur notre site avancent que l’état des véhicules contribue à l’amplification des accidents de la route.
Il va sans dire que la responsabilité, dans tous les cas, reste humaine. Qu’il s’agisse de contrôle sur les routes, dans les gares routières et de l’état des véhicules ou encore des surcharges dans les cars ou l’excès de vitesse de certains chauffards, le facteur humain se trouve mis à l’index. La corruption, l’irresponsabilité, l’impunité, le laxisme au niveau des contrôles et de l’octroi des permis ainsi que les discours populistes du ministre en place  ne feront qu’accentuer le phénomène.

Kamal Mountassir
Mercredi 28 Novembre 2012
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