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Bank Al-Maghrib privilégie la prudence et maintient son taux directeur
En publiant récemment ses indicateurs hebdomadaires pour la période allant du 20 au 26 septembre 2012, Bank-Al Maghrib tire la sonnette d'alarme sur la situation des avoirs extérieurs du Maroc, dont l'encours s'est replié de 19,2% en glissement annuel atteignant le montant de 134,7 milliards de dirhams, au cours de la période allant du 20 au 26 septembre 2012, en baisse de 1,6%, soit l'équivalent de 3,7 mois d'importations.
Au cours de l'exercice actuel, les avoirs extérieurs du Royaume continuent à suivre une courbe descendante et ne cessent de se détériorer. Une tendance qui se poursuit depuis 2008, année au cours de laquelle, ils avaient atteint un record de 218 MMDH grâce à plusieurs années de privatisations diverses (90 MMDH de recettes) et à un afflux d'investissements étrangers (247 MMDH).
Ce fut l'époque où Fathallah Oualalou était l'argentier du Royaume. En quittant son poste le 15 octobre 2007, il avait laissé derrière lui un stock de devises couvrant près de 10 mois (190 milliards) d'importations.
Une année après, ce stock avait commencé à fondre comme neige au soleil en s'élevant à 181 milliards de DH. En 2009, il s'est établi à seulement 175,5 milliards de dirhams et en 2010, il ne représentait plus que 6 mois des besoins du pays en importations.
L'année suivante, ces réserves se montaient à 167 milliards, mais depuis cette date, elles ont commencé à se réduire à grande vitesse, passant le 25 juillet dernier à 137 milliards et perdant, en l'espace de deux mois seulement, 2.3 MMDH.
A l'origine de cette descente aux enfers, le déficit de plus en plus intenable de la balance commerciale. Le fait n'est pas fortuit, car le Maroc importe davantage qu'il n'exporte. Résultat, il dépense plus qu'il n'encaisse en euros ou en dollars. Un écart que les transferts des Marocains résidant à l'étranger et les autres recettes ne parvenaient pas à contrebalancer. L'hémorragie est donc générale et affecte l'ensemble des sources de devises du pays.
Le déficit commercial a ainsi atteint la barre psychologique des 100 milliards de DH. A la mi- saison, les exportations ont évolué de 6,4% par rapport à leur niveau de la même période de 2011.
« La situation des changes devient de plus en plus alarmante. Nous ne sommes plus très loin du seuil à partir duquel il faudra vraiment commencer à s'inquiéter», nous a déclaré un cadre du Haut commissariat au plan sous le sceau de l'anonymat.
Au cours de l'exercice actuel, les avoirs extérieurs du Royaume continuent à suivre une courbe descendante et ne cessent de se détériorer. Une tendance qui se poursuit depuis 2008, année au cours de laquelle, ils avaient atteint un record de 218 MMDH grâce à plusieurs années de privatisations diverses (90 MMDH de recettes) et à un afflux d'investissements étrangers (247 MMDH).
Ce fut l'époque où Fathallah Oualalou était l'argentier du Royaume. En quittant son poste le 15 octobre 2007, il avait laissé derrière lui un stock de devises couvrant près de 10 mois (190 milliards) d'importations.
Une année après, ce stock avait commencé à fondre comme neige au soleil en s'élevant à 181 milliards de DH. En 2009, il s'est établi à seulement 175,5 milliards de dirhams et en 2010, il ne représentait plus que 6 mois des besoins du pays en importations.
L'année suivante, ces réserves se montaient à 167 milliards, mais depuis cette date, elles ont commencé à se réduire à grande vitesse, passant le 25 juillet dernier à 137 milliards et perdant, en l'espace de deux mois seulement, 2.3 MMDH.
A l'origine de cette descente aux enfers, le déficit de plus en plus intenable de la balance commerciale. Le fait n'est pas fortuit, car le Maroc importe davantage qu'il n'exporte. Résultat, il dépense plus qu'il n'encaisse en euros ou en dollars. Un écart que les transferts des Marocains résidant à l'étranger et les autres recettes ne parvenaient pas à contrebalancer. L'hémorragie est donc générale et affecte l'ensemble des sources de devises du pays.
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