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La scène se passe en plein centre de Tafraout. Un couple de touristes français sort du bureau de la poste et continue son bonhomme de chemin vers une place d’en face dont les travaux de pavage ont attiré son attention. Quand un rabatteur à la solde d’un bazar connu de la ville se fend sur lui et commence à l’embêter. Il tente de les détourner vers le commerce de tapis pour qui il bosse. Le couple, certainement aigri par ces pratiques, décline l’invitation et demande la paix. Le rabatteur se rebiffe et se met pour de bon aux trousses des visiteurs en proférant exagérément ses boniments. Histoire de les agacer pour avoir refusé de se faire accompagner. La scène n’a pas manqué d’attirer l’attention des passants. D’autant plus qu’il se trouve qu’un responsable, en l’occurrence le pacha de la ville, est sur les lieux. Tout le monde attend sa réaction. Mais, hélas, à la surprise de tous, celui-ci n’a pas daigné bouger le petit doigt ! Pour de nombreux opérateurs touristiques, cette attitude dénote d’une inertie totale des responsables vis-à-vis de ce phénomène. Rien n’a servi à leur décrocher la moindre action contre ces pratiques pourtant explicitement punies par les dispositions du code pénal.
Ni les plaintes des opérateurs touristiques, encore moins celles des touristes victimes de harcèlements, voire des agressions verbales de la part de ces accompagnateurs indésirables. Le propriétaire d’un grand hôtel de la ville, rappelle, à titre d’exemple, le nombre important de plaintes déposées auprès des autorités contre les hordes de faux guides et rabatteurs qui sévissent dans l’enceinte de la ville et qui sont restées sans suite. Autant que celui des réunions tenues dans son bureau avec les investisseurs du secteur touristique.
Et, à chaque fois, explique le propriétaire d’un bazar de la médina, « on nous promet un assainissement imminent du secteur. Mais on ne voit jamais rien venir ». Avant d’ajouter que tout laisse croire que les faux guides organisés en armadas et lâchés dans la ville par des marchands de tapis connus de tous, jouissent désormais d’une protection sans faille auprès des autorités locales.
En effet, il suffit de faire une virée dans le centre-ville et dans les ruelles de la médina pour se rendre compte de l’ampleur de ce fléau. Au parking de l’hôtel Salam, à la place Moulay Rachid, près de la poste de la ville, des individus affublés de larges foulards et gandouras bleues poursuivent et talonnent tellement les touristes que ces derniers ne peuvent plus sortir tout seuls.
Nombre d’entre eux se précipitent de quitter la ville le lendemain pour échapper à ces agissements qui leur gâchent leur séjour dans cette région dont les habitants sont, pourtant, accueillants et qui regorge de paysages impressionnants qui méritent d’être visités. Pour le propriétaire d’un restaurant fréquenté par les touristes, ces pratiques blâmables ont fait beaucoup de tort à la réputation de la ville qui en a pris un coup quant à son accueil légendaire. A preuve, ajoute-t-on, la ville n’attire plus grand monde aujourd’hui. Les flux de visiteurs qui, habituellement, y arrivent en cette période hivernale, mettent désormais le cap sur d’autres destinations tranquilles et à l’accueil plus chaleureux.
Aujourd’hui, Tafraout s’apprête à célébrer la fête des amandiers et connaît un grand chantier de réhabilitation urbaine initié par le Conseil de la région et la province afin de rehausser la qualité de son produit touristique. Mais, malheureusement, les autorités locales sont encore en déphasage flagrant avec cet objectif.
Ni les plaintes des opérateurs touristiques, encore moins celles des touristes victimes de harcèlements, voire des agressions verbales de la part de ces accompagnateurs indésirables. Le propriétaire d’un grand hôtel de la ville, rappelle, à titre d’exemple, le nombre important de plaintes déposées auprès des autorités contre les hordes de faux guides et rabatteurs qui sévissent dans l’enceinte de la ville et qui sont restées sans suite. Autant que celui des réunions tenues dans son bureau avec les investisseurs du secteur touristique.
Et, à chaque fois, explique le propriétaire d’un bazar de la médina, « on nous promet un assainissement imminent du secteur. Mais on ne voit jamais rien venir ». Avant d’ajouter que tout laisse croire que les faux guides organisés en armadas et lâchés dans la ville par des marchands de tapis connus de tous, jouissent désormais d’une protection sans faille auprès des autorités locales.
En effet, il suffit de faire une virée dans le centre-ville et dans les ruelles de la médina pour se rendre compte de l’ampleur de ce fléau. Au parking de l’hôtel Salam, à la place Moulay Rachid, près de la poste de la ville, des individus affublés de larges foulards et gandouras bleues poursuivent et talonnent tellement les touristes que ces derniers ne peuvent plus sortir tout seuls.
Nombre d’entre eux se précipitent de quitter la ville le lendemain pour échapper à ces agissements qui leur gâchent leur séjour dans cette région dont les habitants sont, pourtant, accueillants et qui regorge de paysages impressionnants qui méritent d’être visités. Pour le propriétaire d’un restaurant fréquenté par les touristes, ces pratiques blâmables ont fait beaucoup de tort à la réputation de la ville qui en a pris un coup quant à son accueil légendaire. A preuve, ajoute-t-on, la ville n’attire plus grand monde aujourd’hui. Les flux de visiteurs qui, habituellement, y arrivent en cette période hivernale, mettent désormais le cap sur d’autres destinations tranquilles et à l’accueil plus chaleureux.
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