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Face à ce qu'ils considèrent comme une «fin de non-recevoir» du gouvernement concernant leurs principales revendications au sujet du projet de loi n°16.22 relatif à l'organisation de leur profession, les adouls du Maroc montent d'un cran dans leur mouvement de contestation. Dans un communiqué de presse, l'Instance nationale des adouls annonce une nouvelle phase de mobilisation, avec une reprise temporaire du travail avant un nouveau débrayage massif.
L'Instance a exprimé sa fierté et sa reconnaissance envers l'ensemble des professionnels pour leur participation aux précédentes grèves. Elle salue «leur engagement conscient et responsable» et leur «combativité» face aux «défis actuels liés au projet de loi n° 16.22 ».
Mais, face à l'absence de réponse du gouvernement à leurs multiples correspondances, les adouls passent à la vitesse supérieure. Le constat est sans appel : le gouvernement n'a pas tenu compte des observations de la profession ni des amendements proposés par les groupes parlementaires, majorité comme opposition.
En conséquence, l'Instance nationale annonce une nouvelle phase de contestation d'une ampleur inédite : Arrêt total de tous les services rendus par les adouls au niveau national du 18 mars au 5 avril 2026. Cela signifie, concrètement, la suspension de la rédaction et de l'authentification de tous les actes (mariages, successions, ventes immobilières, procurations) sur l'ensemble du territoire national.
Les adouls sont également appelés à l'organisation d'un sit-in devant le Parlement le jeudi 2 avril 2026.
Ce mouvement social, qui entre dans sa phase la plus dure, trouve ses racines dans le rejet quasi-unanime du projet de loi n° 16.22. Pour les adouls, ce texte, dans sa version actuelle, porte un coup fatal à leur profession.
Alors que le gouvernement reste silencieux, cette nouvelle grève risque de paralyser de nombreuses démarches administratives et juridiques des citoyens, pris en étau entre la quête de reconnaissance d'une profession et le mutisme de l’exécutif. Le mot d'ordre de l'Instance nationale est clair : la dignité de la profession et la sécurité juridique des actes ne sont pas négociables.
A rappeler que le Groupe socialiste–Opposition ittihadie a exprimé son rejet de ce projet de loi constesté. Par la voix de sa députée Malika Zekhenini, l'USFP a livré une critique sévère d'une réforme qu'il juge dépourvue d'ambition et déconnectée des attentes légitimes de la profession et des citoyens.
Dans une récente intervention lors de débats parlementaires, la députée Malika Zekhenini a fait un constat sans appel : le texte présenté comme réformateur n'opère pas la rupture nécessaire avec les dysfonctionnements structurels que connaît la profession d'adoul. Pour l'opposition ittihadie, la réforme "s'est arrêtée à mi-chemin" et ne porte pas la vision ambitieuse qu'exige une profession pourtant au cœur de la sécurité juridique, contractuelle et sociale des Marocains.
Mourad Tabet
L'Instance a exprimé sa fierté et sa reconnaissance envers l'ensemble des professionnels pour leur participation aux précédentes grèves. Elle salue «leur engagement conscient et responsable» et leur «combativité» face aux «défis actuels liés au projet de loi n° 16.22 ».
Mais, face à l'absence de réponse du gouvernement à leurs multiples correspondances, les adouls passent à la vitesse supérieure. Le constat est sans appel : le gouvernement n'a pas tenu compte des observations de la profession ni des amendements proposés par les groupes parlementaires, majorité comme opposition.
En conséquence, l'Instance nationale annonce une nouvelle phase de contestation d'une ampleur inédite : Arrêt total de tous les services rendus par les adouls au niveau national du 18 mars au 5 avril 2026. Cela signifie, concrètement, la suspension de la rédaction et de l'authentification de tous les actes (mariages, successions, ventes immobilières, procurations) sur l'ensemble du territoire national.
Les adouls sont également appelés à l'organisation d'un sit-in devant le Parlement le jeudi 2 avril 2026.
Ce mouvement social, qui entre dans sa phase la plus dure, trouve ses racines dans le rejet quasi-unanime du projet de loi n° 16.22. Pour les adouls, ce texte, dans sa version actuelle, porte un coup fatal à leur profession.
Alors que le gouvernement reste silencieux, cette nouvelle grève risque de paralyser de nombreuses démarches administratives et juridiques des citoyens, pris en étau entre la quête de reconnaissance d'une profession et le mutisme de l’exécutif. Le mot d'ordre de l'Instance nationale est clair : la dignité de la profession et la sécurité juridique des actes ne sont pas négociables.
A rappeler que le Groupe socialiste–Opposition ittihadie a exprimé son rejet de ce projet de loi constesté. Par la voix de sa députée Malika Zekhenini, l'USFP a livré une critique sévère d'une réforme qu'il juge dépourvue d'ambition et déconnectée des attentes légitimes de la profession et des citoyens.
Dans une récente intervention lors de débats parlementaires, la députée Malika Zekhenini a fait un constat sans appel : le texte présenté comme réformateur n'opère pas la rupture nécessaire avec les dysfonctionnements structurels que connaît la profession d'adoul. Pour l'opposition ittihadie, la réforme "s'est arrêtée à mi-chemin" et ne porte pas la vision ambitieuse qu'exige une profession pourtant au cœur de la sécurité juridique, contractuelle et sociale des Marocains.
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