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Les acteurs de la filière automobile se donnent rendez-vous à Tanger




La ville du Détroit accueille la cinquième «Automotive Meetings Tangier-Med»

Le temps est à l’euphorie pour l’automobile au Maroc. Le développement de la filière connaît depuis quelques années une belle évolution. En attestent les chiffres qui caractérisent ce secteur devenu, depuis 2014, le premier exportateur du  Maroc.
Pour l’année 2014, le chiffre d’affaires à l’export du secteur automobile marocain s’est établi à 40 milliards de dirhams, à 33% de taux d’intégration avec plus de 85.000 emplois et 13 milliards de dirhams (MMDH) de création de richesse contre 12 milliards de dirhams, à 25% de taux d‘intégration pour 3 milliards de DH de création de richesse quatre ans plus tôt (2010) alors que le secteur devrait enregistrer un CA de l’ordre de 60 milliards de dirhams en 2016. 
Cette évolution laisse augurer de bonnes perspectives et conforte la place de Tanger en tant que capitale de l’industrie automobile en Afrique et dans une grande partie de la région.
C’est dans ce contexte euphorique et rassurant que l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (AMICA) organise, les 23 et 25 novembre courant, la cinquième édition de son rendez-vous : Automotive Meetings Tangier-Med (AMT-2016). 
Le dynamisme du secteur est tel que les organisateurs et leurs partenaires sont apparus très décontractés et confiants lors d’une rencontre tenue récemment à Tanger, au cours de laquelle ont été présentées les grandes lignes de ce rendez-vous dédié aux professionnels de l’automobile.
Unique en son genre et incontournable à bien des égards, cet important événement est conçu pour développer les futurs partenariats dans l’industrie automobile euro-méditerranéenne, ont affirmé les organisateurs.
Organisée sur le thème «Ecosystèmes en marche», sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, l’édition 2016 sera poncturée de rencontres B to B hautement qualifiées et des conférences et tables rondes thématiques animées par des experts du secteur, ont-ils précisé. «L’Automotive meetings Tangier-Med se veut un lieu de rencontre entre les constructeurs, les équipementiers, les fournisseurs et les institutionnels», a souligné Hicham Zerhouni, président du comité d’organisation de l’AMT 2016.
Ce dernier, également directeur général de Denso, a expliqué  que «cette prise de contact est une occasion pour toutes les parties prenantes d’exprimer leurs besoins et attentes». 
A noter que l’AMT 2016 réunira les principaux acteurs de la filière automobile dont Renault-Nissan et PSA-Ford-VW ainsi que plus de 130 équipementiers rangs 1-2-3, des bureaux d’études et des logisticiens.
«C’est vraiment un privilège d’être partenaire de cette édition qui ancre Tanger comme capitale de l’automobile non seulement au Maroc, mais aussi de l’Afrique et de toute une grande partie de la région», a déclaré Marc Nassif, directeur général du Groupe Renault Maroc. Et d’ajouter : «Grâce à ce genre d’initiative, cet engagement de travailler en profondeur, nous pensons que l’automobile au Maroc peut jouer le rôle de locomotive et continuer à rester le premier secteur exportateur du pays». 
Sur les performances du constructeur français, il a indiqué qu’elles sont «le résultat d’un extraordinaire travail qui a été réalisé ces dernières années. C’est le résultat également d’une vision qui a fait de l’automobile le pilier du développement du pays», affirmant que le lien entre le Groupe Renault et le Maroc «est indéfectible».
Pour sa part, Tajeddine Bennis, président branche industrie de l’Association sur le développement de la filière automobile au Maroc, a porté son intervention sur les grandes étapes qui ont marqué le développement de la filière automobile au Maroc, soulignant le rôle du Groupe Renault et du projet Tanger-Med dans l’évolution du secteur.
«Les projections pour 2020 indiquent que le secteur automobile devrait enregistrer un chiffre d’affaires à l’export de 100 milliards de dirhams, à 65% de taux d’intégration, plus de 175.000 emplois et 65 milliards de dirhams de création de richesse», a-t-il relevé notant qu’en 10 ans, «nous devrions multiplier par 20 la richesse créée grâce à l’industrie automobile».
Citant quelques chiffres clés du secteur, ce dernier a indiqué que la capacité des délais de production mise en place au Maroc était de moins de 50.000 unités en 2005. «Avec le projet Renault Somaca, on a dépassé les 400.000 unités en 2010. Nous sommes à plus de 600.000 véhicules engagés en termes de capacité avec le projet de PSA. L’objectif pour 2020 est d’atteindre la capacité engagée de 1 million de véhicules», a-t-il soutenu. 
S’agissant des emplois créés, il a indiqué qu’«en 2005 on était à moins de 20.000 personnes. En 2010, suite au premier démarrage du projet Renault, on était à 60.000. En 2015, on n’était pas loin de 100.000. Dans le cadre du plan d’accélération industrielle, nous avons un engagement vis-à-vis de ministère de l’Industrie de 175.000  en 2020».
Pour ce qui est de la production de véhicules au Maroc, on a recensé pas moins de 25.000 en 2005, près de 300.000 véhicules en 2015. Ce chiffre devait être dépassé en 2016, a assuré ce dernier. 
Ahmed Bennis, directeur des zones d’activités de Tanger Automotive city, a pour sa part indiqué qu’en termes d’exportation, la plateforme portuaire Tanger-Med a atteint les 5 milliards d’euros et que le secteur automobile est le plus prépondérant. «Ce qui rapporte à peu près 75 à 80% du volume à l’exportation et 80% d’emplois qui sont générés par le secteur de l’automobile au sein de nos zones d’activités. C’est aussi environ 75% en termes de nombre d’entreprises installées dans nos zones». 
Alain Bouithy

Alain Bouithy
Lundi 7 Novembre 2016

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