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« Nous ne sommes plus au stade de la réflexion. Aujourd'hui, nous sommes à la phase de la mise en œuvre de cette réforme » pour appuyer la compétitivité du tissu industriel marocain, disait notamment M. Chami. Grâce au partenariat public-privé, l'Etat, la CGEM et le GPBM sont engagés sur des programmes d'action communs visant à renforcer la compétitivité de la PME tout au long de son cycle de développement.
Trois banques de la place (BMCE, BCP, AWB) se sont engagées à participer activement au programme « Imtiaz », en vue d'améliorer l'accès au financement de projets de développement. De même, un programme dit « Moussanada » est mis en place pour assurer un appui à l'amélioration de la productivité de la PME.
Ces fonds, dirait le ministre, ont vocation d'aider toutes les entreprises -qui le désirent- à la seule condition de se soumettre à l'indispensable transparence des informations.
A travers le canal « Imtiaz », « L'Etat s'engage -mesure 57- dans le cadre du programme Imtiaz, à accompagner de manière volontariste les entreprises sélectionnées sur la base d'un contrat de croissance, à travers l'octroi d'une prime à l'investissement matériel et immatériel correspondant à 20% de l'investissement total plafonné à 5 millions de DH. Les bénéficiaires devront apporter au minimum, en fonds propres 20% de l'investissement total ».
Le ministre devait préciser que « la sélection se fera dans le cadre d'une compétition nationale d'investissement. Par ailleurs, l'Etat s'engage à créer quatre « Cités généralistes et une cité high-tech ».
Dans le détail de ce pacte national, le département de tutelle a fixé le cap de 50 PME à fort potentiel à concrétiser, chaque année, leurs projets de développement. Certes, l'objectif est souhaitable. Cependant, d'aucuns s'interrogent sur les chances de réussite de ce pacte. Tant il est vrai que les mesures incitatives demeurent encore fort peu alléchantes en comparaison avec ce qui s'est passé en France, avec notamment l'exonération de la taxe professionnelle et l'exonération totale des charges patronales, sur toute l'année 2010, de toutes les entreprises.
De plus, l'ouverture du capital de la PME demeure encore une haie presque infranchissable, tant il est vrai que la mentalité des patrons marocains est de nos jours imperméable aux innovations apportées en matière de gestion financière, telles que l'émission d'obligations convertibles ou la libération d'une partie du capital -qui pourraient intéresser les fonds d'investissement et/ou à capital-risque, sans que ces derniers n'interfèrent dans la gestion de ces PME-.
Cela étant, le ministre qui s'est dit prêt et prévoit le lancement de la première compétition Imtiaz le 16 novembre 2009, par appel à projets. Mais,, au-delà de toutes ces dispositions, le programme, si l'on en croit certains patrons présents à la réunion plénière d'hier, pèche par certaines insuffisances. Sachant que la PME marocaine - ce n'est pas une découverte- est fortement sous-capitalisée, de plus en plus fragilisée par la crise et encore mal gérée, le dispositif mis en place est donc, de par sa nature, très sélectif. Cet état des choses étant, la PME marocaine n'a pas cette facilité d'accès au crédit et donc difficilement éligible au programme Imtiaz.