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Leila Slimani au Festival du roman policier de Barcelone

La romancière marocaine animera une table ronde aux côtés de Toni Hill




L'écrivaine franco-marocaine Leila Slimani figure parmi une centaine d'auteurs invités à prendre part au Festival international du roman policier "BCNegra 2019", prévu du 24 janvier au 3 février à Barcelone, sous le thème "Le port comme élément iconographique de certaines villes".
Cette édition verra la participation d'écrivains venus de plusieurs pays notamment le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Sénégal, l'Argentine, la Hongrie, les Etats-Unis, l'Algérie, l'Irlande et le Maroc, indique le comité organisateur, cité par les médias locaux.
La romancière marocaine devra animer une table ronde aux côtés de l'auteur catalan Toni Hill et l'écrivaine andalouse Esther Garcia Llovet, qui débattront de la thématique du crime dans le roman.
S'exprimant lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation de l'événement, le commissaire du festival, Carlos Zanón, a souligné que cet événement ambitionne de s'ouvrir sur la ville et sur d'autres genres littéraires, tels que le cinéma, le théâtre et la musique, notant que cette édition vient mettre en avant le rôle que jouent les ports dans la promotion du domaine littéraire en général et de l'écriture romancière en particulier. "Les ports sont des lieux de fuite, d'espoir et d'adieux, mais également un territoire d'influence et une incarnation de la liberté et de l'ouverture d'esprit", a poursuivi M. Zanón, relevant que toutes les tables rondes programmées lors de cette édition ont pris les noms de villes portuaires, que ce soit celles réelles ou imaginaires.
L’un des temps forts de cette édition sera la rencontre baptisée "Les hirondelles noires", durant laquelle plusieurs auteurs, tels que Carlos Quílez, Màrius Serra, Marc Artigau et Jordi Basté, Rosa Montero et Andreu Martín iront à la rencontre de leurs lecteurs à travers l'organisation d’une excursion dans les Golondrinas de Barcelone, l'une des attractions maritimes incontournables du port Vell de la ville. Cette manifestation culturelle sera également une occasion pour remettre le prix Pepe Carvalho à l'écrivaine argentine, Claudia Piñeiro, connue notamment pour ses thrillers "Tuya" ou "Betibú", où elle dissèque la réalité et les comportements sociaux, et rendre un hommage posthume à Paco Camarasa, l'un des fondateurs du festival et le commissaire des premières éditions.
Née il y a 37 ans à Rabat et fille du regretté Othman Slimani, ancien PDG du CIH (décédé en 2004), Leila Slimani a fait ses études secondaires dans la capitale marocaine. En 1999, elle s’inscrit à l’Institut d’études politiques de Paris d’où elle sort diplômée. Elle tente ensuite de suivre une formation de comédienne au Cours Florent, puis se forme aux médias à l’Ecole supérieure de commerce à Paris. En 2008, elle est recrutée en tant que journaliste au magazine Jeune Afrique, avant de présenter sa démission, quelques années plus tard, pour se consacrer à l’écriture, tout en gardant un pied dans le journal comme pigiste. «J’ai su que certains riaient dans mon dos en disant: son mari gagne bien sa vie, cette histoire d’écriture, c’est une manière polie de dire qu’elle est entretenue», a-t-elle déclaré à «l’Obs». En 2014, elle a publié son premier roman, paru chez Gallimard sous le titre «Dans le jardin de l’ogre», pour lequel elle avait remporté le Prix littéraire de la Mamounia pour devenir ainsi la première femme lauréate de ce prestigieux Prix. Son deuxième roman, «Chanson douce», obtient le prix Goncourt 2016, ainsi que le Grand Prix des lectrices Elle 2017. En 2016, elle publie « Le diable est dans les détails », recueil de textes écrits pour l’hebdomadaire Le 1.
Leïla Slimani se consacre aujourd’hui principalement à l’écriture. 2017 est pour elle une année prolifique, où elle publie trois ouvrages : « Sexe et mensonges : La vie sexuelle au Maroc » qui a eu un fort retentissement médiatique, le roman graphique « Paroles d’honneur », ainsi que « Simone Veil, mon héroïne ». 
 

A.A
Lundi 14 Janvier 2019

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