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"Le soleil n'était pas obligé" est le nouveau roman de l'écrivain et cinéaste Saad Khiari qui vient de paraître aux éditions la Croisée des Chemins. Dans ce roman de 179 pages qui reprend "L'étranger" de l'écrivain français Albert Camus et "Meursault, contre-enquête" de l'Algérien Kamel Daoud, Saad Khiari imagine le retour en Algérie de Marie Cardona, compagne de Meursault. On connaît tout le succès mondial de "L’étranger" d'Albert Camus, dont le héros est Meursault, exécuté pour avoir tué un homme que l'écrivain se contente d'appeler "l'Arabe".
En 2013, Kamel Daoud publie un roman intitulé: "Meursault, contre-enquête". L'auteur s'y présente comme le frère de la victime de Meursault et donne enfin un nom et une identité à "l'Arabe" en reprochant à Camus de ne pas l'avoir fait. Dans "Le soleil n'était pas obligé", l'auteur donne corps à un autre personnage du roman de Camus. Il s'agit de Marie Cardona, la fiancée de Meursault.
Ayant quitté l'Algérie dès la fin de la guerre en 1962, elle vit dans une maison de retraite dans le sud de la France lorsqu'elle prend connaissance du roman de Kamel Daoud et apprend que l'auteur n'est autre que l'unique frère de "l'Arabe". Elle n'a alors qu'une envie: rencontrer l'homme qu'elle associe à son destin puisqu'il a perdu son unique frère par la faute de Meursault, l'unique homme de sa vie. Le malheur partagé crée la proximité: l'auteur accepte de la rencontrer et l'invite à visiter l'Algérie pour un périple qui tient à la fois de la découverte et de la réconciliation avec un passé douloureux. "On aurait pu oublier Marie Cardona, la campagne de Meursault, simple, fidèle et effacée. Saad Khiari, lui, ne l'a pas oubliée. Il la ressuscite, la ramène vers nous, imagine sa vie et son retour en Algérie. Il le fait avec un infini respect, une empathie magistrale et naturelle, une écriture très sensible et juste, un désir de dépasser tous les malheurs de l'Histoire, une volonté lumineuse de réconciliation définitive", écrit Jean-Noel Pancrazi, Prix Médicis, Grand Prix du roman de l'Académie française et membre du jury Renaudot, sur la quatrième de couverture.
"Marie Cardona est le symbole de cette paix modeste mais profonde. En la plaçant au cœur de son récit, Saad Khiari accomplit un beau geste littéraire et humain", commente-t-il. Saad Khiari est un cinéaste algérien diplômé de l'Institut des hautes études cinématographiques de Paris. Après avoir écrit dans de nombreux quotidiens et magazines, il publie un premier livre sur le dialogue interreligieux puis "Le soleil n'était pas obligé" dans l'espoir de briser les stéréotypes et de rapprocher les deux rives de la Méditerranée.
En 2013, Kamel Daoud publie un roman intitulé: "Meursault, contre-enquête". L'auteur s'y présente comme le frère de la victime de Meursault et donne enfin un nom et une identité à "l'Arabe" en reprochant à Camus de ne pas l'avoir fait. Dans "Le soleil n'était pas obligé", l'auteur donne corps à un autre personnage du roman de Camus. Il s'agit de Marie Cardona, la fiancée de Meursault.
Ayant quitté l'Algérie dès la fin de la guerre en 1962, elle vit dans une maison de retraite dans le sud de la France lorsqu'elle prend connaissance du roman de Kamel Daoud et apprend que l'auteur n'est autre que l'unique frère de "l'Arabe". Elle n'a alors qu'une envie: rencontrer l'homme qu'elle associe à son destin puisqu'il a perdu son unique frère par la faute de Meursault, l'unique homme de sa vie. Le malheur partagé crée la proximité: l'auteur accepte de la rencontrer et l'invite à visiter l'Algérie pour un périple qui tient à la fois de la découverte et de la réconciliation avec un passé douloureux. "On aurait pu oublier Marie Cardona, la campagne de Meursault, simple, fidèle et effacée. Saad Khiari, lui, ne l'a pas oubliée. Il la ressuscite, la ramène vers nous, imagine sa vie et son retour en Algérie. Il le fait avec un infini respect, une empathie magistrale et naturelle, une écriture très sensible et juste, un désir de dépasser tous les malheurs de l'Histoire, une volonté lumineuse de réconciliation définitive", écrit Jean-Noel Pancrazi, Prix Médicis, Grand Prix du roman de l'Académie française et membre du jury Renaudot, sur la quatrième de couverture.
"Marie Cardona est le symbole de cette paix modeste mais profonde. En la plaçant au cœur de son récit, Saad Khiari accomplit un beau geste littéraire et humain", commente-t-il. Saad Khiari est un cinéaste algérien diplômé de l'Institut des hautes études cinématographiques de Paris. Après avoir écrit dans de nombreux quotidiens et magazines, il publie un premier livre sur le dialogue interreligieux puis "Le soleil n'était pas obligé" dans l'espoir de briser les stéréotypes et de rapprocher les deux rives de la Méditerranée.