Autres articles
-
Le Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia enregistre un excédent pluviométrique de 82% par rapport à la moyenne
-
Mohamed Salem Cherkaoui : L’attachement des Marocains à la ville d’Al-Qods n’est ni circonstanciel ni récent, mais bel et bien ancré dans l'histoire et séculaire
-
Sa Majesté le Roi lance à Salé l'opération nationale "Ramadan 1447" qui bénéficiera à plus de 4,3 millions de personnes
-
Hajj 1448 H : Tirage au sort du 02 au 13 mars 2026
«Aucun cas de maladie virale animale ou quelconque peste ovine n’a été enregistré à l’Est du Maroc ni ailleurs dans le pays». Les services vétérinaires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires sont catégoriques à ce sujet. Cette précision vient au lendemain d’informations dans la presse algérienne qui cite le président de la fédération des éleveurs algériens (Moualines). Celui-ci prétend qu’une maladie ovine dénommée « peste inar » serait en train de se propager à l’Ouest de l’Algérie et que l’épidémie viendrait du Maroc. Ajoutant que les autorités algériennes compétentes sont en alerte pour éradiquer le mal qui pourrait être fatal pour le cheptel. A l’Office national de la santé animale, on est plus serein et plus posé. Dans un entretien par bigophone interposé, Jaouad Berrada, chef des services vétérinaires de l’ONSSA explique que la peste des petits ruminants provoquée par un virus à l’ARN est listée par les instances internationales. Pour les experts de l’ONSSA, il s’agit de la peste des petits ruminants (PPR) qui a été répertoriée par l’OIE comme une maladie infectieuse d'origine virale et qui a fait son apparition pour la première fois au Maroc en juillet 2008. La notification officielle de la maladie à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a été faite le 22 juillet 2008. « La peste des petits ruminants n’existe pas au Maroc. Depuis son apparition en 2008, trois vastes campagnes ont été menées respectivement en 2008, 2009 et 2010 avec la contribution des vétérinaires du privé et du public. Chaque année, 22 millions de têtes d’ovins et de caprins ont été vaccinés. Par ailleurs, en matière de communication, plusieurs actions ont été menées dès la déclaration de la maladie en vue d'une part, d'informer le public sur la maladie et d'autre part, de sensibiliser les différents acteurs et intervenants pour protéger et l’éleveur et le consommateur. Les déclarations algériennes sont dénuées de toute véracité et tout fondement», a précisé Jaouad Berrada de l’ONSSA. En réalité, la maladie des petits ruminants est une maladie transfrontalière, infectieuse, contagieuse des petits ruminants domestiques ou sauvages. Elle se caractérise par une fièvre élevée, du jetage, des écoulements oculaires, une stomatite nécrosante, de la diarrhée profuse et généralement une forte mortalité. En Afrique, elle peut avoir différentes incidences cliniques sur les moutons ou les chèvres, depuis l'infection subclinique jusqu'à une infection aiguë létale. Il s’agit généralement d’un virus qui provient des pays subsahariens où le cheptel est affaibli par la sécheresse et facilement vulnérable. L’OIE a listé plusieurs pays africains où la maladie sévit depuis des années: l’Ethiopie, le Tchad ou encore les pays du Sahel. L’Algérie a de longues frontières avec ces pays où prolifère tout genre de trafics et de contrebandes. Il en va de même pour la Tunisie qui vient de transmettre des notifications sur la maladie à l’Organisation mondiale de la santé animale.