Le Maroc s’engage dans l’exploration de ses réserves de gaz de schiste

Cinq compagnies internationales autorisées à commencer les prospections

Mercredi 20 Mars 2013

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L’Office marocain des hydrocarbures et des mines (ONYHM) a autorisé 5 compagnies internationales à commencer les forages d’exploration qui permettront d’évaluer plus précisément les réserves du Maroc en gaz de schiste, rapporte l’agence chinoise Xinhua.
Les principaux gisements sont le gisement de Timahdit, à environ 240 km de Rabat, le gisement de Tarfaya qui s’étend sur 2500 km² à l’Est de la ville de Tarfaya, le long de la côte atlantique à 1200 km au Sud de Rabat et le bloc Doukkala, qui couvre près de 2000 km² à environ 125 km de Casablanca. Les quantités pourraient se révéler très importantes.
En effet, rien que le gisement de Timahdit a été évalué à l’équivalent de 15 milliards de barils. Oisin Fanning, président exécutif de San Leon Energy, a déclaré suite à des évaluations de la zone de Tarfaya onshore  que le Maroc a une des plus grandes réserves de schistes bitumineux dans le monde et des projets tels que Tarfaya aidera le Royaume à répondre à ses besoins énergétiques futurs.
 Selon la directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra, l’ONHYM compte développer la production électrique à partir des schistes bitumineux avec une première centrale-pilote permettant d’évaluer les paramètres techniques et économiques de l’utilisation de ces schistes.
Pour sa part, Fouad Douiri, ministre marocain de l’Energie et des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, estime que grâce à une géologie favorable, le potentiel en gaz de schiste est très prometteur.
Selon lui, un programme ambitieux de recherche et d’exploration a été lancé au niveau de l’ONYHM pour répondre à un double objectif, à savoir l’ évaluation du potentiel de nos bassins sédimentaires en gaz de schiste et la mise en place de partenariats avec des sociétés disposant de l’expérience et de la technologie indispensables à la valorisation de cette ressource dans les zones où les recherches n’ont été traditionnellement orientées que vers les hydrocarbures conventionnels.

Libé
Mercredi 20 Mars 2013
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