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2013 n’a pas du tout bien démarré pour l’économie nationale. Après avoir annoncé une aggravation du déficit budgétaire de 160% en janvier, le ministère de tutelle avait publié les données préliminaires de l’économie nationale, qui, moins d’une semaine après leur annonce, ont eu pour effet la dégradation de la note du Maroc.
En raison, entre autres, de l'augmentation du déficit public du pays, l’agence de notation américaine Moody's a abaissé mardi 12 février, la note souveraine du Maroc, de «stable» à «négative». Et depuis, le Royaume est noté «Ba1», en catégorie spéculative, par cette importante agence de notation.
Les experts de l’agence avaient justifié leur décision par «la détérioration significative des données fiscales du gouvernement, comme le reflète l'augmentation du déficit budgétaire».
Pour prendre sa décision, Moody's s’est également appuyé sur le fait que le déficit de la balance des paiements s'est rapproché de 10% du PIB «et restera probablement à un niveau élevé en 2013».
Ce faisant, Moody’s n’a fait que mettre en lumière la coexistence d’un déficit budgétaire et d’un déficit de la balance des paiements annonciateurs d’une perte de résilience de l’économie marocaine.