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Dans une déclaration impromptue, qui a été qualifiée de nouveau couac de l’actuel Exécutif, le ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed Najib Boulif, avait affirmé, fin juin, qu’il s’apprêtait à entamer la réforme de la Caisse de compensation durant la première semaine de juillet, par l’indexation des prix à la pompe, et ce préalablement à la mise en place de la grande réforme prévue pour la fin de l’année.
Najib Boulif s’est vite trouvé obligé de faire marche arrière en annonçant, mercredi 3 juillet à Reuters, que l’indexation ne sera finalement mise en place qu’après le mois de Ramadan.
Mais le mois sacré fini, rien ne semble bouger dans ce sens.
Jusqu’à quand peut-on attendre ? Vu la situation des finances publiques, le gouvernement pourra-t-il tergiverser plus longtemps au risque de délier des promesses qu’il a faites au Fonds monétaire international (FMI), au moment du déblocage de la ligne de précaution et de liquidité ?
Dans un contexte de plus en plus difficile, la réforme de ce système est, néanmoins, devenue une urgence face à laquelle aucun atermoiement n’est acceptable.
Le Centre marocain de conjoncture (CMC) est revenu, en détail, sur ce projet de réforme dans sa lettre de conjoncture du mois de juillet en critiquant les mesures initiées par l’Exécutif et en apportant un éclairage qui peut servir de base pour des solutions viables.
Les experts du CMC ont ainsi considéré que «le déséquilibre qu’enregistre le système de compensation ne cesse de susciter de fortes appréhensions quant à sa soutenabilité à terme».
Le redressement envisagé pour l’ensemble du dispositif semble s’orienter vers la suppression progressive du système et son remplacement par des transferts directs ciblant les catégories de populations les plus nécessiteuses.
Outre les difficultés pratiques pour la mise en œuvre d’un tel système, les auteurs de ladite lettre précisent que «la suppression de la compensation se ressentira fortement sur le niveau de compétitivité».
Ils recommandent ainsi «le transfert des charges de compensation à la TVA dans le cadre d’une structuration globale de la fiscalité» .
Lire "Horizons"
Najib Boulif s’est vite trouvé obligé de faire marche arrière en annonçant, mercredi 3 juillet à Reuters, que l’indexation ne sera finalement mise en place qu’après le mois de Ramadan.
Mais le mois sacré fini, rien ne semble bouger dans ce sens.
Jusqu’à quand peut-on attendre ? Vu la situation des finances publiques, le gouvernement pourra-t-il tergiverser plus longtemps au risque de délier des promesses qu’il a faites au Fonds monétaire international (FMI), au moment du déblocage de la ligne de précaution et de liquidité ?
Dans un contexte de plus en plus difficile, la réforme de ce système est, néanmoins, devenue une urgence face à laquelle aucun atermoiement n’est acceptable.
Le Centre marocain de conjoncture (CMC) est revenu, en détail, sur ce projet de réforme dans sa lettre de conjoncture du mois de juillet en critiquant les mesures initiées par l’Exécutif et en apportant un éclairage qui peut servir de base pour des solutions viables.
Les experts du CMC ont ainsi considéré que «le déséquilibre qu’enregistre le système de compensation ne cesse de susciter de fortes appréhensions quant à sa soutenabilité à terme».
Le redressement envisagé pour l’ensemble du dispositif semble s’orienter vers la suppression progressive du système et son remplacement par des transferts directs ciblant les catégories de populations les plus nécessiteuses.
Outre les difficultés pratiques pour la mise en œuvre d’un tel système, les auteurs de ladite lettre précisent que «la suppression de la compensation se ressentira fortement sur le niveau de compétitivité».
Ils recommandent ainsi «le transfert des charges de compensation à la TVA dans le cadre d’une structuration globale de la fiscalité» .
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