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Aujourd'hui, le Salon international de l'Edition et du livre( SIEL) fête son quinzième anniversaire. Pour faire bon poids bonne mesure, les organisateurs ont choisi de mettre en lumière la crème de la culture subsaharienne. Pour cela, le SIEL aura comme invité d'honneur le Sénégal. «Au Royaume du livre», c'est le thème retenu pour ce 15 ème Salon prévu du 13 au 22 février 2009 à la Foire internationale de Casablanca. Ce thème qui justifie des siècles de savoir et de lettres où le livre marocain a toujours été présent. Des premières calligraphies d'antan jusqu'aux œuvres de Tahar Ben Jelloun, Driss Chraïbi, entre autres. Mais en même temps, ce thème, du côté des clichés qui en ont fait un fonds de commerce, retient dans ses filets la séduction et les tristesses cachées des écrivains et des éditeurs. Au-delà de sa dimension culturelle, l'édition est une activité économique. L'édition au Maroc n'échappe pas à cet impératif. Face aux défis de la mondialisation, le livre marocain, à l'instar de ses homologues maghrébin et subsaharien, traverse une vraie crise. Le patron de Tarik Edition, une des rares maisons d'éditions du Royaume, raconte le hasard de cette mauvaise aventure due à une fausse politique nationale du livre. « Depuis les années 60 et jusqu'aux années 80, le Maroc n'a jamais eu le bonheur de dépasser le chiffre de deux titres par an».
Le flou persiste toujours. Rien ne filtre pour le moment. Et même si on est arrivé aujourd'hui au stade de 1200 à 1400 titres annuellement, ces statistiques demeurent assez dérisoires. Pire encore, faute d'observatoire dressé au Maroc contrairement à la France, notre précédente invitée d'honneur, le livre plonge dans la crise de lecture. Une crise dont on est incapable de sortir indemne. D'autant plus que les éditeurs aussi bien que les auteurs souffrent d'une terrible absence de textes législatifs. «Un livre par habitant», recommande les membres de l'Unesco. Très difficile à répondre à cette recommandation. «Le Royaume ne compte qu'une centaines de bibliothèques contenant quelques millions de documents seulement. Franchement, cela ne vaut pas le coup. Peut-on être capable de répondre aux besoins de 30 millions de personnes? «Absolument, non », se désole le patron d'une édition implantée à Casablanca.
Mais après l'inauguration de la Bibliothèque nationale du Royaume, l'enjeu devient plus compliqué. Maintenant, il serait très important de miser sur le développement des bibliothèques au Maroc. Quand on sait que lire rend heureux, on se demande pourquoi un livre vendu au Maroc à 1500 exemplaires est considéré comme un best-seller! Et le tirage moyen ne dépasse jamais 1500 à 2000 exemplaires par livre. Ce qui ne peut en aucun cas ni rémunérer l'auteur, l'éditeur et le libraire ni encourager d'autres à écrire et éditer.
Le flou persiste toujours. Rien ne filtre pour le moment. Et même si on est arrivé aujourd'hui au stade de 1200 à 1400 titres annuellement, ces statistiques demeurent assez dérisoires. Pire encore, faute d'observatoire dressé au Maroc contrairement à la France, notre précédente invitée d'honneur, le livre plonge dans la crise de lecture. Une crise dont on est incapable de sortir indemne. D'autant plus que les éditeurs aussi bien que les auteurs souffrent d'une terrible absence de textes législatifs. «Un livre par habitant», recommande les membres de l'Unesco. Très difficile à répondre à cette recommandation. «Le Royaume ne compte qu'une centaines de bibliothèques contenant quelques millions de documents seulement. Franchement, cela ne vaut pas le coup. Peut-on être capable de répondre aux besoins de 30 millions de personnes? «Absolument, non », se désole le patron d'une édition implantée à Casablanca.
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