La société de risque


Mohammed Bakrim
Lundi 22 Février 2010

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C'est une véritable tragédie que vient de connaître notre pays : la litanie des faits divers que nous sert la nouvelle tendance dominante des médias prend avec le drame de Meknès une autre dimension : on ne joue plus ! C'est le silence respectueux qui s'impose face à un tel coup de la fatalité. Certes, le processus d'enquête inhérent à l'Etat de droit doit suivre pleinement son cours. Il y a les faits, les victimes, les causes à déterminer en toute célérité et puis  les suites à mener…A tous les niveaux. Notre pays est-il équipé à supporter les différents aléas de la vie ? Est-il surtout préparé ? Quand on s'interroge sur le degré de préparation, cela suppose les capacités  matérielles à faire face d'une manière opportune en termes de réaction rapide et en termes de moyens…Les images de la télévision et les récits des citoyens font état de lacunes criantes à ce niveau. Il faut des mobilisations spéciales pour doter notre pays de dispositifs de riposte adéquats. Il faut saluer avec force la promptitude du Souverain face à ce genre d'événements qui le trouve toujours en première ligne auprès des victimes par des gestes et des actions alliant générosité et efficacité. C'est en fait l'ensemble de la société qui doit adapter son comportement, son mode vie à la notion de risque. Le risque fait partie en quelque sorte des attributs de la modernité.  Les sociétés modernes vivent des changements permanents traversés par une nouvelle donne, celle du risque. La vie aujourd'hui est beaucoup moins dangereuse que jadis mais le risque est plus qu'une menace, il est en quelque sorte la mesure de l'action humaine, de son comportement avec son environnement.


Mohammed Bakrim
Lundi 22 Février 2010
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