Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La réalité virtuelle, un secteur fort prometteur

L’exemple par Rangi, un jeu développé par des Casablancais passionnés de funsoft




«Une harmonie de techniques et de systèmes procurant à l’Homme le sentiment de pénétrer dans des univers parallèles synthétiques créés à travers des sensations virtuelles, auditives ou haptiques». La tendance d’innovation technologique à l’heure présente (VR ), a en effet vu le jour en 1950 et mis en exploitation au début des années 90 avec la machine au service du septième art ‘’Sensorama’’ ou encore la ‘’DataGlove’’ utilisée par la NASA d’antan.
Aucun domaine n’est exclu, la vedette VR (Réalité virtuelle) a bien pu orienter la grande part des investissements des entreprises averties et conscientes vers la recherche et développement de l’intelligence artificielle, le machine learning… créant ainsi une nouvelle réalité dépendante de l’outil informatique mais qui a réussi cependant à séduire différents tranches d’âge.
En matière éducative, la réalité virtuelle se présente aujourd’hui  comme étant une démarche didactique témoignant d’une grande vitesse d’apprentissage, limitant la marge d’erreurs, et permettant une concentration plus manipulatrice.  Ce domaine privilégie fortement la R&D interne au sein des laboratoires des entreprises. Tel est le cas chez Google et Facebook, tout en ne négligeant point l’apport crucial du fort potentiel des étudiants par le biais des partenariats a3vec les diverses universités citant à titre d’illustration Harvard, Stanford et la Faculté de médecine de Nice. Mais, au-delà de la prospection du capital immatériel qualifié et déjà prêt, de  grandes firmes ont misé sur le financement d’une école gratuite de réalité virtuelle au Japon ‘’Virtual Reality Professional Academy’’ en vue de former et d’absorber de nouveaux talents.
La nouvelle génération saura-t-elle distinguer la véritable réalité de celle virtuelle ? Difficile de répondre surtout avec le nouveau projet ‘’Spaces’’ de réalité virtuelle affilié à Facebook où un casque Oculus Rift suffit pour accorder aux amis surfers d’intégrer un cyberespace invraisemblable, prendre un café virtuel tout en immobilisant l’agréable souvenir par un selfie, et pourquoi pas un dessin 3D pour exprimer sa créativité. Tout semble devenir possible !
Qu’en est-t-il du Maroc ? Notre pays dispose de chercheurs surdoués en matière de développement technologique et informatique dont les talents ne sont ni mis en synergie, ni exploités de manière rationnelle. Rangi en est la preuve. Un jeu de réalité virtuelle développé pour la première fois au Maroc par une petite équipe de Casablancais passionnés de funsoft.
Ce capital immatériel performant n’est pas suffisamment productif en raison du faible investissement public et privé dans la recherche tant fondamentale qu’appliquée. Ceci dit, la technologie orientée vers le service de l’éducation, la santé, l’industrie, le commerce… devient de plus en plus une nécessité pour mener le Maroc vers le  développement et lui permettre de devenir concurrentiel sur des niches qui ne nécessitant pas de gros investissements mais qui rapportent gros.

Chaymae Senhaji (Stagiaire)
Samedi 19 Août 2017

Lu 1340 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif










Mots Croisés