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La décélération du rythme de croissance de l’économie nationale se précise


Alain Bouithy
Jeudi 7 Juillet 2022

La croissance économique enregistrerait une hausse de 0,8%, au troisième trimestre, en variation annuelle, au lieu de +8,7% au même trimestre de 2021, selon le HCP

La décélération du rythme de croissance de l’économie nationale se précise
Comme l’avaient prédit de nombreux analystes, conjoncturistes et institutions nationales et internationales, le ralentissement du rythme de croissance de l’économie nationale se précise au troisième trimestre 2022. Après une légère accélération au deuxième trimestre 2022, attendue à +0,9%, en rythme annuel, l’économie nationale enregistrerait une hausse de 0,8% au troisième trimestre 2022, en variation annuelle, au lieu de +8,7% au même trimestre de 2021, selon les récentes prévisions du Haut-commissariat au plan (HCP). Comme l’a relevé l’organisme public dans son dernier point de conjoncture, cette évolution tient compte d’une contraction de 14,1% des activités agricoles. « Au troisième trimestre 2022, la baisse de la valeur ajoutée agricole s’établirait à -14,1% », a en effet indiqué le HCP dans ce document faisant état de la situation des principaux indicateurs économiques observés pour le premier trimestre, estimés pour le deuxième trimestre et relatant les prévisions pour le troisième trimestre 2022. « Avec une hausse de 2,9% de la valeur ajoutée hors agriculture, l’économie nationale s’améliorerait de 0,8%, en variation annuelle, au lieu de +8,7% une année plustôt», a toutefois estimé le Haut-commissariat. A l’échelle mondiale, au troisième trimestre 2022, les perspectives de croissance pour l’économie mondiale resteraient entachées de fortes incertitudes. D’après les estimations du Haut-commissariat, « le commerce international de biens devrait bénéficier de l’amélioration relative des échanges commerciaux des économies avancées et de la Chine ». Le HCP estime cependant que « sa dynamique resterait tributaire de l’évolution de la trajectoire de l’inflation mondiale, des tensions géopolitiques en Ukraine, de la situation sanitaire et de l’impact du resserrement des politiques monétaires sur l’investissement et la consommation ». En conséquence, l’organisme public estime que « la demande mondiale adressée au Maroc augmenterait de 4,2%, en variation annuelle, au lieu de +7,3% lors de la même période une année auparavant ». Revenant sur le léger regain de la croissance de l’économie nationale au deuxième trimestre 2022, le HCP a indiqué qu’il aurait été, particulièrement, attribuable à la progression de 3,6% de la valeur ajoutée hors agriculture, en variation annuelle, au lieu de +2,5% au trimestre précédent, a-t-il expliqué. « Essentiellement soutenue par l’affermissement des activités des services publics et par la poursuite du rétablissement du tourisme, du transport et des services culturels, la valeur ajoutée des branches tertiaires aurait progressé de 5% au deuxième trimestre 2022, contribuant pour +2,5 points à la croissance économique globale », a relevé le HCP. De son côté, la valeur ajoutée du secteur secondaire se serait redressée de 0,8% au deuxième trimestre 2022, en variation annuelle, après avoir régressé de 0,9% au trimestre précédent. Notons que le secteur de la construction aurait, pour sa part, poursuivi son ralentissement pour le troisième trimestre successif, sa valeur ajoutée aurait crû de 0,7%, au deuxième trimestre 2022, au lieu d’une hausse de 1,8% au trimestre précédent. Pour sa part, la valeur ajoutée agricole aurait poursuivi son repli au rythme de -16,1% au cours de la même période, en variation annuelle, au lieu d’une hausse de 17,5% au cours de la même période de 2021. « La réduction de 32% du cumul pluviométrique par rapport à une année normale, à fin mai 2022, aurait entraîné une baisse de 17,1% de la production végétale. Pénalisés par le repli des réserves en eau de barrages, les rendements des cultures printanièresse seraient abaissés, notamment ceux des rosacés à pépins », a indiqué le HCP. « Le redressement de la production des maraichères de saison par rapport au premier trimestre se serait accompagné par une amélioration de leurs quantités exportées, notamment en tomate et petits légumes », a poursuivi le Haut-commissariat notant, en revanche, que les expéditions des pastèques et des melons auraient régressé de plus 30% au cours de la même période. « Dans les filières animales, en dépit de l’affaiblissement des parcours et du renchérissement des prix des aliments de bétail, la production aurait affiché une hausse de 2%, en variation annuelle », a-telle également relevé dans son point de conjoncture indiquant qu’elle aurait été particulièrement soutenue par la reprise de la filière avicole, après deux années de faibles performances.


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