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La Fédération espagnole de football demande à son président de démissionner




La Fédération espagnole de football (RFEF) a demandé mercredi à son président, Angel Villar, soupçonné de détournements de fonds et d'abus de confiance, de démissionner pour permettre de nouvelles élections et désigner un nouveau patron.
Dans un communiqué, la RFEF indique que son organe exécutif "a fait part au président Villar de la nécessité qu'il présente sa démission". Depuis sa suspension par le Conseil supérieur des sports (CSD), Villar a été remplacé pour l'intérim par Juan Luis Larrea, le trésorier de la fédération. Il a aussi démissionné de ses postes de vice-président de la Fifa et de l'UEFA.
Grand patron du football espagnol, Angel Maria Villar avait été arrêté le 18 juillet, puis placé en détention provisoire, soupçonné d'avoir mis en place une structure lui permettant de détourner des fonds à son profit ou à celui de ses proches. Il dirigeait la RFEF depuis 1988.
Selon la décision de justice ordonnant sa détention provisoire, il est soupçonné de "clientélisme tant dans l'embauche du personnel, essentiellement des membres de la famille, que dans l'attribution présumée arbitraire de contrats" en échange de contreparties. Son fils Gorka est aussi soupçonné d'avoir touché de l'argent illégalement et avait été écroué. Les deux hommes ont été libérés sous caution début août.
Le vice-président de la RFEF, Juan Padron, lui aussi suspendu, et le président de la fédération régionale de Tenerife, Ramon Angel Hernandez Baussou, ont aussi été mis en cause par la justice espagnole dans cette affaire.
Par ailleurs, la Ligue française (LFP) a dénoncé mercredi "fermement les propos insultants" du président de la Liga espagnole, Javier Tebas, pour qui Neymar, en passant du FC Barcelone au PSG, a "pissé dans la piscine". "Ces propos indignes ne sont pas à la hauteur d'une institution aussi respectable et performante que la Liga espagnole", a écrit la LFP dans un communiqué.
Elle affirme que "seule l'UEFA est habilitée à se prononcer sur le respect des règles du fair-play financier par le PSG". "Réuni ce jour, le bureau de la LFP a réaffirmé son soutien au Paris Saint-Germain face à la campagne de dénigrement menée depuis plusieurs semaines par certains grands clubs européens". Vendredi, l'UEFA a ouvert une "enquête formelle" sur le PSG dans le cadre du fair-play financier. Le PSG a déboursé plus de 400 millions d'euros lors du marché des transferts estival, pour attirer notamment Neymar (222 M EUR) et le jeune prodige français Kylian Mbappé (opération estimée à 180 M EUR, bonus compris), en provenance de Monaco.
Le club français avait déjà été sanctionné en 2014 à la suite d'un contrat passé avec l'office du tourisme du Qatar, que l'UEFA avait jugé surévalué. Les sanctions (lourde amende, restriction de joueurs inscrits en Ligue des champions, etc.) ont été levées depuis.

Vendredi 8 Septembre 2017

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