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Le Maroc, en examen depuis 2011, a été officiellement et sans surprise dégradé par Morgan Stanley, un des chefs de file dans l’élaboration d’indices boursiers mondiaux, couvrant plus de 98% de l’univers des valeurs disponibles.
Ce reclassement, survenu mardi 11 juin vers minuit, met fin à un prestige artificiel qui a duré depuis 2001. La Bourse des valeurs de Casablanca avait été exclue de l’indice des marchés émergents et sa nouvelle inclusion dans l’indice MSCI Frontier Market.
La capitalisation boursière, le volume des transactions, le flottant insignifiant dans plusieurs cas, les nouvelles introductions limitées… ajoutés à quelques scandales, dont celui de fuite des données concernant des sociétés cotées et des cas de conflits d’intérêts, ont porté des coups durs à la dynamique de la Bourse.
La Place de Casablanca a connu des moments d’animation forte à la fin des années 1990 et au départ du nouveau millénaire grâce à la privatisation et à l’introduction de Maroc telecom et des sociétés immobilières… ce qui lui a permis d’être élu au MSCI Emerging Markets en 2001. On s’attendait à ce que cette promotion joue le rôle de multiplicateur en permettant le drainage d’une épargne internationale, mais cet impact positif ne s’est pas produit.