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L’artiste-peintre Farid Lakehal a une réelle affection pour son environnement et a choisi de réaliser une peinture qui résonne dans l’âme des amateurs d’art. Courageux, tenace et amoureux de sa peinture, ce chirurgien-dentiste de profession mais également ancien professeur en parodontologie, qui vit et travaille à Casablanca, traite principalement des sujets sociaux, philosophiques, artistiques, spirituels, poétiques et autres. Le tout avec une effervescence de sensations renouvelées et charmantes.
Comme nombre d’expressionnistes abstraits, dans les œuvres de Farid Lakehal, la forme cède le pas au contenu, celui de sa conscience ou celui de son inconscient. L’espace du tableau devient alors un tremblement, un souvenir, un détail, un tourbillon voire une tornade chromatique, une vérité mystérieuse, une fissure spirituelle… Il s’agit ici d’une peinture universelle, une touche ample, aux accents symphoniques, qui célèbre les grandes forces originelles, suggérées par des matières irisées, diaprées, aériennes.
Et si la diversité est le propre de la nature humaine, ce plasticien autodidacte, originaire de Constantine ville historique majeure de l'est de l'Algérie, jongle avec les différentes techniques mises à sa disposition : papier, acrylique sur toile, couteau, collages…Il se consacre corps et âme à ses recherches jalonnées de voyages dans les quatre coins du monde, d’ateliers, d’efforts pour se procurer toute l’inspiration utile pour ce faire … Car Farid considère la peinture comme un refuge, pour y préserver la fraîcheur de l’âme, sublimer le quotidien. Une peinture qui n’exclut pas la solitude profonde de l’être, comme s’il était assis sur un banc ou sous un arbre, souvent dans un coin de ses propres tableaux. Ou alors plongé en pleine méditation, au cœur même de la toile.
Quel recueillement, quel silence contemplatif dans les œuvres de ses œuvres. Le regard vacille sans cesse, émerveillé entre ses toiles où chacune, d’une seconde à l’autre, suscite une vision nouvelle. Ainsi se révèlent-elles multiples, polymorphes, créatrices d’un univers pictural unique, comme toutes les grandes œuvres qui, qu’elles soient dramatiques, symphoniques, poétiques ou littéraires, sont si riches que l’on peut soi-même les déchiffrer et les interpréter de façons diverses. Ici, les silhouettes, les visages, les masques présentés parmi les grandes toiles carrées, ne sont pas divertissements d’esthète, mais focalisation, symbole du regard de l’artiste lui-même et de l’émotion qu’il éprouve.
Le chromatisme vif et contrasté de ses peintures ne dépend que des rapports des tons entre eux, selon les surfaces qu’ils animent, de manière totalement subjective. Les couleurs dominantes se marient aux multiples nuances des autres couleurs, créent des compositions aux multiples surfaces contrastées, avec une mise en lumière parfaite et maîtrisée. Le principal changement de rythme est dans la structuration même de l’espace. Couleurs neutres, telluriques, subtiles ou éclatantes, peu importe, le but ultime de notre plasticien est de créer des espaces harmonieux et dynamiques où il y a toujours un silence qui parle et un espoir qui fleurit. L’espoir existe donc, en dépit de tout, au sein de la plus obscure des nuits.
Sur le plan thématique, Farid Lakehal fait appel à l’imagination, son précieux outil, auquel il accorde le premier rôle et l’autorise à se déployer en toute liberté et fantaisie. Il fait également confiance à ce riche substrat de matières variées qui couvent en lui dans le tréfonds de sa psyché. Ici, qui dit abstraction ne signifie pas forcément dénuée de sens puisque notre artiste retranscrit ses sentiments sur la nature, l’univers, l’environnement, la vie, le monde, ainsi que ses rêves poétiques, entre autres thématiques philosophiques traitées avec à la fois une profondeur prononcée et une légèreté bon enfant.
Bref, l’art que Farid Lakehal nous donne à voir et à apprécier est en mouvement, en ébullition constante sans règles établies. Ici, chaque tableau est une découverte, mais aussi une nouvelle expérience picturale pour son créateur. Son processus prend source dans la mémoire. Et les émotions sont presque palpables. C’est dans son silence acharné, sa mystique abrupte et l’instinct de la transcendance que notre artiste a su puiser dans son génie, sa passion du jaillissement et son sens inné de créer l’union dans la diversité. Aboutissement : une œuvre riche qui dépasse le jeu des formes, des apparences, pour recueillir ce qui est au cœur des choses : l’esprit du concret.
Ayoub Akil
Comme nombre d’expressionnistes abstraits, dans les œuvres de Farid Lakehal, la forme cède le pas au contenu, celui de sa conscience ou celui de son inconscient. L’espace du tableau devient alors un tremblement, un souvenir, un détail, un tourbillon voire une tornade chromatique, une vérité mystérieuse, une fissure spirituelle… Il s’agit ici d’une peinture universelle, une touche ample, aux accents symphoniques, qui célèbre les grandes forces originelles, suggérées par des matières irisées, diaprées, aériennes.
Et si la diversité est le propre de la nature humaine, ce plasticien autodidacte, originaire de Constantine ville historique majeure de l'est de l'Algérie, jongle avec les différentes techniques mises à sa disposition : papier, acrylique sur toile, couteau, collages…Il se consacre corps et âme à ses recherches jalonnées de voyages dans les quatre coins du monde, d’ateliers, d’efforts pour se procurer toute l’inspiration utile pour ce faire … Car Farid considère la peinture comme un refuge, pour y préserver la fraîcheur de l’âme, sublimer le quotidien. Une peinture qui n’exclut pas la solitude profonde de l’être, comme s’il était assis sur un banc ou sous un arbre, souvent dans un coin de ses propres tableaux. Ou alors plongé en pleine méditation, au cœur même de la toile.
Quel recueillement, quel silence contemplatif dans les œuvres de ses œuvres. Le regard vacille sans cesse, émerveillé entre ses toiles où chacune, d’une seconde à l’autre, suscite une vision nouvelle. Ainsi se révèlent-elles multiples, polymorphes, créatrices d’un univers pictural unique, comme toutes les grandes œuvres qui, qu’elles soient dramatiques, symphoniques, poétiques ou littéraires, sont si riches que l’on peut soi-même les déchiffrer et les interpréter de façons diverses. Ici, les silhouettes, les visages, les masques présentés parmi les grandes toiles carrées, ne sont pas divertissements d’esthète, mais focalisation, symbole du regard de l’artiste lui-même et de l’émotion qu’il éprouve.
Le chromatisme vif et contrasté de ses peintures ne dépend que des rapports des tons entre eux, selon les surfaces qu’ils animent, de manière totalement subjective. Les couleurs dominantes se marient aux multiples nuances des autres couleurs, créent des compositions aux multiples surfaces contrastées, avec une mise en lumière parfaite et maîtrisée. Le principal changement de rythme est dans la structuration même de l’espace. Couleurs neutres, telluriques, subtiles ou éclatantes, peu importe, le but ultime de notre plasticien est de créer des espaces harmonieux et dynamiques où il y a toujours un silence qui parle et un espoir qui fleurit. L’espoir existe donc, en dépit de tout, au sein de la plus obscure des nuits.
Sur le plan thématique, Farid Lakehal fait appel à l’imagination, son précieux outil, auquel il accorde le premier rôle et l’autorise à se déployer en toute liberté et fantaisie. Il fait également confiance à ce riche substrat de matières variées qui couvent en lui dans le tréfonds de sa psyché. Ici, qui dit abstraction ne signifie pas forcément dénuée de sens puisque notre artiste retranscrit ses sentiments sur la nature, l’univers, l’environnement, la vie, le monde, ainsi que ses rêves poétiques, entre autres thématiques philosophiques traitées avec à la fois une profondeur prononcée et une légèreté bon enfant.
Bref, l’art que Farid Lakehal nous donne à voir et à apprécier est en mouvement, en ébullition constante sans règles établies. Ici, chaque tableau est une découverte, mais aussi une nouvelle expérience picturale pour son créateur. Son processus prend source dans la mémoire. Et les émotions sont presque palpables. C’est dans son silence acharné, sa mystique abrupte et l’instinct de la transcendance que notre artiste a su puiser dans son génie, sa passion du jaillissement et son sens inné de créer l’union dans la diversité. Aboutissement : une œuvre riche qui dépasse le jeu des formes, des apparences, pour recueillir ce qui est au cœur des choses : l’esprit du concret.
Ayoub Akil