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L'expérience marocaine dans les énergies renouvelables mise en avant à Abidjan

Il “ faut sortir du paradigme qui est d’exporter des ressources naturelles brutes, les transformer ailleurs et les réimporter en produits finis


Libé
Samedi 29 Octobre 2022

L’expérience du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables a été mise en avant lors d’un débat organisé, jeudi à Abidjan, en Côte d'Ivoire, dans le cadre de la deuxième Rencontre des entrepreneurs africains (REA).

Les participants à ce débat ont évoqué les opportunités que peuvent représenter les énergies renouvelables et de manière plus large la transition énergétique et écologique dans le cadre du développement de l’Afrique.

«L’expérience marocaine est très plébiscitée par les pays africains», a affirmé, à cette occasion, le vice-président de la Commission Afrique de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et membre du Conseil des ingénieurs pour la transition énergétique aux Nations unies, Ali Zerouali.

Et de souligner que la transition écologique représente trois opportunités majeures dont l’une est liée à la valorisation du potentiel formidable des énergies renouvelables pour la production de l’énergie verte, durable et compétitive, et c’est la base de toute émergence industrielle sur un continent.

Il est très important d’avoir des énergies capables d’intervenir dans le processus de transformation industrielle de manière compétitive, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP.

Les panélistes ont aussi expliqué comment ces énergies renouvelables peuvent représenter un véritable accélérateur d’accès universel à l’énergie à l’horizon 2030 et comment le Maroc peut contribuer sur ces deux différentes dynamiques de manière opportune, pertinente, ciblée et large.

«A ce titre nous avons évoqué deux initiatives majeures dont la première est portée par la CGEM, où nous étudions avec la Banque africaine de développement (BAD) comment redésigner et reconcevoir cette chaîne logistique et industrielle continentale afin de valoriser les énergies renouvelables dont regorge le continent dans le processus de transformation industrielle et que l’Afrique, notamment grâce à la ZLECAf, puisse capter une grande part de cette chaîne de valeur industrielle au niveau local», a déclaré M. Zerouali.

Selon lui, il faut sortir du paradigme que «nous connaissons tous aujourd’hui en Afrique, qui est d’exporter des ressources naturelles brutes, les transformer ailleurs et les réimporter en produits finis».

Quant à l’autre dynamique, elle est portée par l'Agence marocaine pour l'énergie durable (Masen) dans le domaine des énergies renouvelables et d’autres institutions marocaines à travers des coopérations tripartites.

Le but étant d’accompagner les pays africains à accélérer leur dynamique en partageant avec eux l’expérience marocaine, le savoir-faire et en les assistant dans cette dynamique de développement, et aussi en soutenant l’expertise marocaine privée pour investir, développer et réaliser des projets sur le continent, a-t-il détaillé.

Et pour conclure, M. Zerouali a noté qu’’’il a été particulièrement réjouissant d’entendre le salut adressé à SM le Roi concernant toutes ces dynamiques qu’Il a su impulser depuis 2010 et qui aujourd’hui ouvrent la voie à une vraie révolution verte et à un développement juste et inclusif en Afrique».

Organisée les 27 et 28 octobre à Abidjan par l’Alliance des patronats francophones et la CGECI, la deuxième Rencontre des entrepreneurs francophones connaît la participation d’une importante délégation de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), conduite par son président, Chakib Alj.

Cet événement, couplé à la 10ème édition du Forum économique annuel de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI Academy), se veut l’occasion de présenter les premiers travaux de l’Alliance, six mois après sa création par les Accords de Tunis (mars 2022) et un an après la première édition de la REF à Paris.

A travers une dizaine de tables rondes, les participants échangent autour du renforcement des investissements dans l’espace économique francophone, dans le but de dégager des propositions concrètes applicables à l’espace francophone sur des thématiques variées tels que les infrastructures, la libre circulation, la responsabilité sociale des entreprises, la finance, la formation professionnelle ou encore le numérique.

Selon les organisateurs, les débats vont permettre aux représentants du secteur privé d’échanger les bonnes pratiques, de coordonner leur action et de porter d’une même voix des propositions d’action, notamment en vue du Forum économique qui se tiendra à Djerba, en novembre prochain, en marge du 18e Sommet de la Francophonie.


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