L’USFP parachève la structuration des Commissions de contrôle et d'arbitrage


H.T
Jeudi 26 Février 2026

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Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a présidé, hier soir, une réunion consacrée à la structuration de la Commission nationale de contrôle de la finance, de l’administration et des biens, ainsi que de la Commission nationale d'arbitrage et d'éthique, dans le cadre d'efforts organisationnels visant à activer les mécanismes de gouvernance interne et à lier la responsabilité à la reddition des comptes au sein du parti.

Dans son allocution en l’occasion, Driss Lachguar a rappelé les origines fondatrices de ces deux commissions, à partir du 9e Congrès national du parti et des contextes dans lesquels elles ont été créées, mettant en lumière les rôles qu'elles ont assumés lors d'étapes précédentes, que ce soit en matière de suivi de la gestion financière, administrative et des biens, ou dans le domaine de l'arbitrage et de l'éthique au sein du parti à la Rose.

Il s'est également arrêté sur le bilan du travail des deux commissions au cours des périodes passées, notant les acquis organisationnels obtenus, sans ignorer les points de blocage et les insuffisances, appelant à élever leurs fonctions d'une logique gestionnaire à un mécanisme efficace de gouvernance partisane, liant la responsabilité à la reddition des comptes, et protégeant l'organisation des dérapages organisationnels et éthiques qui pourraient nuire à l'image de l'action politique.
Driss Lachguar appelle à élever les fonctions de ces deux commissions d'une logique gestionnaire à un mécanisme efficace de gouvernance partisane, protégeant le parti des dérapages organisationnels et éthiques qui pourraient nuire à l'image de l'action politique 
Pour sa part, Mustapha Ajjab, président du Conseil national du parti, a présenté un exposé sur le règlement intérieur encadrant le fonctionnement des deux commissions, mettant en évidence les dispositions qui définissent leurs compétences, leurs pouvoirs et les limites d'intervention de chacune.

L'intervenant a insisté sur la nécessité de respecter les procédures organisationnelles dans l'exercice des missions de contrôle et d'arbitrage, afin de garantir l'équilibre entre l'indépendance fonctionnelle des commissions et leur intégration dans la structure organisationnelle du parti, évitant ainsi tout conflit des attributions ou instrumentalisation politique des mécanismes de contrôle et d'éthique.

Par la suite, chaque commission s'est réunie séparément pour tenir des séances internes dédiées à l'élection de deux vice-présidents, la Commission nationale d'arbitrage étant présidée par Mohammed El Mrini, et la Commission de contrôle de la finance, de l’administration et des biens par Abdelmounaim El Mouhsini, ainsi qu'un rapporteur et deux vice-rapporteurs, dans une démarche visant à instaurer une direction collégiale au sein de chaque commission et à répartir les responsabilités de manière à assurer la continuité et l'efficacité, tout en respectant l'approche genre.

Malgré le caractère organisationnel de la réunion, l'enjeu réel reste lié à la capacité des deux commissions nouvellement structurées à passer d'une logique administrative et technique à une pratique de contrôle effective, contribuant à renforcer la transparence dans la gestion financière et administrative, et à activer les mécanismes d'arbitrage et d'éthique comme outils institutionnels pour gérer les différends internes.

Le plus grand défi demeure le degré d'indépendance des commissions dans l'exercice de leurs missions, d'autant que le Conseil national en garantit cela, et leur capacité à imposer une logique de reddition des comptes au sein d'une organisation politique en perspective des prochaines échéances électorales qui imposent souvent une logique de rapidité et de compromis.

Cette réunion reflète, en profondeur, une tentative de compléter la structuration des deux commissions pour consolider les structures de contrôle et d'éthique. Le succès de cette étape dépend ainsi de la volonté politique collective interne de ces commissions et de leur action pour ancrer l'indépendance et l'audace nécessaires à l'exercice complet de leurs fonctions. Car la gouvernance partisane se mesure à la capacité des institutions internes à imposer les règles de transparence, à gérer les différends selon le règlement intérieur, et à ancrer une culture politique nouvelle qui renforce la discipline institutionnelle.

 H.T

H.T
Jeudi 26 Février 2026
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