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Un ventilateur et des fourchettes en guise de batteur électrique, des plaques de cuisson "en sandwich" pour un "effet four"... Un collectif de détenus de la prison de Villepinte, en région parisienne, a imaginé un livre de recettes à base d'aliments et d'ustensiles "cantinés".
Présenté à l'occasion d'un concours de pâtisserie organisé dans cette maison d'arrêt réputée difficile, ce livre propose une vingtaine de plats réalisés "en mode système D", parmi lesquels une "pizza poêlée" ou encore des pilons de poulets panés aux cornflakes. Tous réalisés uniquement à base des produits que les détenus peuvent "cantiner", c'est-à-dire acheter dans un catalogue proposé par la prison.
"Pas de fours, levure chimique interdite... On est limités en tout, alors on se débrouille", explique Farid, 44 ans. Pour monter des blancs en neige ? "On remplace l'hélice d'un ventilateur par deux fourchettes. Il faut entre 7 et 12 minutes, selon la puissance du ventilo", explique ce détenu. Quant au four : "On empile une plaque chauffante, une casserole, une autre casserole à l'envers et par dessus on retourne une deuxième plaque chauffante, comme un sandwich".
Le surveillant pénitentiaire à l'origine du projet, entamé il y a deux ans, espère voir "ces recettes proposées dans les 180 prisons de France et, pourquoi pas, aux jeunes couples qui se mettent en ménage, aux gens au RSA (aide pour les personnes sans ressources, ndlr) ou même aux migrants qui cuisinent dans leur tente".
Les détenus impliqués se sont affrontés lors d'un concours de pâtisserie, sous l'oeil de la cheffe pâtissière parisienne Claire Damon, qui s'est dite "bluffée".
Comme dans une émission de téléréalité, sept groupes ont défilé devant le jury, où siégeaient également des membres de la direction de la prison ou encore la maire de la ville. Figures imposées : tarte aux pommes et dessert libre. "On a pris l'option de la simplicité", a lancé l'un d'eux, très sérieux, en tendant la poêle contenant son gâteau.
La récompense des gagnants ? Des "bons de cantine" et des parloirs supplémentaires.
Les détenus qui ont élaboré le livre de cuisine bénéficient d'un cadre de détention assoupli, baptisé "Respecto". Son principe: un contrat qui offre des "avantages" (cellules ouvertes en journée, accès libre aux douches...) en échange d'"obligations" (lever à 7h30, cours d'éducation civique, ménage...) Sa principale finalité: faire baisser les violences.
En moins de deux ans, "on est passé d'une agression sur le personnel tous les deux jours à une tous les 3 ou 4 jours", indique la direction.
Présenté à l'occasion d'un concours de pâtisserie organisé dans cette maison d'arrêt réputée difficile, ce livre propose une vingtaine de plats réalisés "en mode système D", parmi lesquels une "pizza poêlée" ou encore des pilons de poulets panés aux cornflakes. Tous réalisés uniquement à base des produits que les détenus peuvent "cantiner", c'est-à-dire acheter dans un catalogue proposé par la prison.
"Pas de fours, levure chimique interdite... On est limités en tout, alors on se débrouille", explique Farid, 44 ans. Pour monter des blancs en neige ? "On remplace l'hélice d'un ventilateur par deux fourchettes. Il faut entre 7 et 12 minutes, selon la puissance du ventilo", explique ce détenu. Quant au four : "On empile une plaque chauffante, une casserole, une autre casserole à l'envers et par dessus on retourne une deuxième plaque chauffante, comme un sandwich".
Le surveillant pénitentiaire à l'origine du projet, entamé il y a deux ans, espère voir "ces recettes proposées dans les 180 prisons de France et, pourquoi pas, aux jeunes couples qui se mettent en ménage, aux gens au RSA (aide pour les personnes sans ressources, ndlr) ou même aux migrants qui cuisinent dans leur tente".
Les détenus impliqués se sont affrontés lors d'un concours de pâtisserie, sous l'oeil de la cheffe pâtissière parisienne Claire Damon, qui s'est dite "bluffée".
Comme dans une émission de téléréalité, sept groupes ont défilé devant le jury, où siégeaient également des membres de la direction de la prison ou encore la maire de la ville. Figures imposées : tarte aux pommes et dessert libre. "On a pris l'option de la simplicité", a lancé l'un d'eux, très sérieux, en tendant la poêle contenant son gâteau.
La récompense des gagnants ? Des "bons de cantine" et des parloirs supplémentaires.
Les détenus qui ont élaboré le livre de cuisine bénéficient d'un cadre de détention assoupli, baptisé "Respecto". Son principe: un contrat qui offre des "avantages" (cellules ouvertes en journée, accès libre aux douches...) en échange d'"obligations" (lever à 7h30, cours d'éducation civique, ménage...) Sa principale finalité: faire baisser les violences.
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