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La France continue de faire face à des risques d’inondations dans plusieurs régions, avec le maintien d’une surveillance étroite du fleuve Garonne dans les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne. Malgré le recul de la tempête « Nils », les autorités mettent en garde contre une hausse du niveau des cours d’eau en raison de nouvelles précipitations, dans un contexte de vigilance maximale visant à prévenir d’éventuelles inondations et à éloigner les habitants des zones menacées de submersion.
Les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne demeurent en alerte maximale, tandis que la Garonne reste placée sous surveillance renforcée tout au long de cette semaine, avec le maintien d’une alerte rouge, sur fond de « crues d’ampleur exceptionnelle » touchant la France. Les nouvelles pluies ravivent les craintes de débordement des cours d’eau et d’inondations supplémentaires.
Bien que la tempête « Nils » ait perdu en intensité, ses effets restent perceptibles. La Garonne est ainsi maintenue en vigilance rouge depuis dimanche dernier en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, selon Vigicrues, le service public français chargé de la surveillance des risques d’inondation et de l’alerte des populations et des autorités, lesquelles ont été contraintes d’évacuer des habitants de certaines zones riveraines du fleuve.
L’organisme a averti que les précipitations attendues pourraient provoquer une élévation du niveau des rivières les plus réactives, accentuant ainsi le risque d’inondations dans les zones exposées. Les conditions météorologiques défavorables ont débuté dès la fin de la semaine avec la tempête « Nils », qui a particulièrement touché le sud-ouest de la France, causant d’importants dégâts matériels aux habitations et aux infrastructures. Environ 900.000 foyers ont été privés d’électricité depuis jeudi dernier, selon l’entreprise chargée de la distribution de l’électricité.
Avec le déplacement de la tempête vers le sud-est, les liaisons maritimes entre l’île de Corse et le continent français ont été suspendues, tout comme la majorité des vols dans les aéroports de la région au cours du week-end dernier.
Les épisodes de conditions météorologiques extrêmes se multiplient dans le sud et l’ouest de la France, qu’il s’agisse de vents violents ou de précipitations exceptionnelles, traduisant une évolution notable du régime climatique dans la région. Un phénomène également observé au Portugal et en Espagne, ainsi qu’à l’ouest du Maroc, notamment à travers les fortes pluies enregistrées dans la région de Ksar El Kebir et les inondations qui les ont accompagnées, poussant les autorités marocaines à évacuer certains habitants vers des villes plus sûres.
Des phénomènes autrefois peu fréquents, mais dont l’intensité ne cesse d’augmenter, selon l’expert en environnement et climat basé à Paris, le journaliste Hassan Tlili. Celui-ci explique que « ce qui s’est produit dans la région relève du phénomène des rivières atmosphériques, à savoir d’immenses masses d’humidité présentes dans l’atmosphère, résultant de la rencontre entre deux courants, l’un froid et l’autre chaud. Ces rivières atmosphériques, en provenance de l’océan Atlantique et se dirigeant vers l’est, ont provoqué ces dernières semaines de fortes précipitations touchant la péninsule Ibérique, le Maroc, le sud-ouest de la France ainsi que certaines régions de Tunisie ».
Il ajoute que la nouveauté réside dans le fait que le changement climatique a amplifié l’intensité de ces phénomènes, les rendant plus destructeurs et inhabituels pour les populations. Il souligne que les vents liés à la tempête « Nils » ont parfois dépassé les 150 km/h, provoquant l’arrachage d’arbres, des accidents de la route, ainsi que des victimes, morts et blessés. Les pluies torrentielles ayant accompagné ces perturbations ont été précédées par des crues soudaines et inédites, qui se sont transformées en inondations majeures en Espagne, au Portugal et au Maroc, ainsi qu’en Tunisie et dans le sud-ouest de la France au début de cette semaine, un constat qui confirme l’aggravation de ces phénomènes par le changement climatique.
Selon Hassan Tlili, ces événements climatiques extrêmes qui ont touché récemment les pays de la Méditerranée occidentale — du Maroc au Portugal, en passant par l’Espagne et la France — et la répétition des inondations au cours des dernières années, imposent une adaptation urgente, ces phénomènes faisant désormais partie intégrante de la nouvelle réalité climatique de la région.
Il précise :
« La tempête Nils s’inscrit dans une série de phénomènes exceptionnels qu’a connus la région, des phénomènes abordés par la commission onusienne spécialisée dans les questions climatiques, créée en 1988 sous l’égide des Nations unies. Cette instance rassemble les principales recherches scientifiques mondiales sur le changement climatique et les met à la disposition des décideurs afin qu’elles soient prises en compte dans les projets de développement. Le mot-clé de ces rapports est la nécessité pour les Etats de se préparer et de s’adapter aux phénomènes climatiques extrêmes, caractérisés par de longues périodes de sécheresse suivies de pluies se transformant en crues dévastatrices».
Il insiste sur le fait que l’adaptation au changement climatique est devenue une priorité absolue pour chaque pays, à travers une révision des politiques d’urbanisme et une nouvelle approche de la gestion du couvert végétal. Il rappelle que l’arbre, autrefois perçu par certains agriculteurs comme un ennemi, est aujourd’hui reconnu comme un allié essentiel pour la fixation des sols et la lutte contre l’érosion et la sécheresse.
Le changement climatique constitue désormais une menace majeure pour de nombreuses régions du monde et une réalité à laquelle il faut s’adapter, notamment dans les villes et les zones rurales du bassin méditerranéen. Cette réalité s’est clairement manifestée au Maroc, avec les inondations dans la région du Gharb et les précipitations exceptionnelles enregistrées dans certaines zones du sud du pays, après une sécheresse sévère de six années, suivie de pluies abondantes, parfois orageuses, soudaines et meurtrières, comme ce fut le cas dans la ville de Safi.
Autant de phénomènes qui imposent aujourd’hui une adaptation et une capacité de résilience face aux nouvelles conditions climatiques engendrées par le changement climatique et les dérèglements qui l’accompagnent.
Paris : Youssef Lehllali
Les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne demeurent en alerte maximale, tandis que la Garonne reste placée sous surveillance renforcée tout au long de cette semaine, avec le maintien d’une alerte rouge, sur fond de « crues d’ampleur exceptionnelle » touchant la France. Les nouvelles pluies ravivent les craintes de débordement des cours d’eau et d’inondations supplémentaires.
Bien que la tempête « Nils » ait perdu en intensité, ses effets restent perceptibles. La Garonne est ainsi maintenue en vigilance rouge depuis dimanche dernier en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, selon Vigicrues, le service public français chargé de la surveillance des risques d’inondation et de l’alerte des populations et des autorités, lesquelles ont été contraintes d’évacuer des habitants de certaines zones riveraines du fleuve.
L’organisme a averti que les précipitations attendues pourraient provoquer une élévation du niveau des rivières les plus réactives, accentuant ainsi le risque d’inondations dans les zones exposées. Les conditions météorologiques défavorables ont débuté dès la fin de la semaine avec la tempête « Nils », qui a particulièrement touché le sud-ouest de la France, causant d’importants dégâts matériels aux habitations et aux infrastructures. Environ 900.000 foyers ont été privés d’électricité depuis jeudi dernier, selon l’entreprise chargée de la distribution de l’électricité.
Avec le déplacement de la tempête vers le sud-est, les liaisons maritimes entre l’île de Corse et le continent français ont été suspendues, tout comme la majorité des vols dans les aéroports de la région au cours du week-end dernier.
Les épisodes de conditions météorologiques extrêmes se multiplient dans le sud et l’ouest de la France, qu’il s’agisse de vents violents ou de précipitations exceptionnelles, traduisant une évolution notable du régime climatique dans la région. Un phénomène également observé au Portugal et en Espagne, ainsi qu’à l’ouest du Maroc, notamment à travers les fortes pluies enregistrées dans la région de Ksar El Kebir et les inondations qui les ont accompagnées, poussant les autorités marocaines à évacuer certains habitants vers des villes plus sûres.
Des phénomènes autrefois peu fréquents, mais dont l’intensité ne cesse d’augmenter, selon l’expert en environnement et climat basé à Paris, le journaliste Hassan Tlili. Celui-ci explique que « ce qui s’est produit dans la région relève du phénomène des rivières atmosphériques, à savoir d’immenses masses d’humidité présentes dans l’atmosphère, résultant de la rencontre entre deux courants, l’un froid et l’autre chaud. Ces rivières atmosphériques, en provenance de l’océan Atlantique et se dirigeant vers l’est, ont provoqué ces dernières semaines de fortes précipitations touchant la péninsule Ibérique, le Maroc, le sud-ouest de la France ainsi que certaines régions de Tunisie ».
Il ajoute que la nouveauté réside dans le fait que le changement climatique a amplifié l’intensité de ces phénomènes, les rendant plus destructeurs et inhabituels pour les populations. Il souligne que les vents liés à la tempête « Nils » ont parfois dépassé les 150 km/h, provoquant l’arrachage d’arbres, des accidents de la route, ainsi que des victimes, morts et blessés. Les pluies torrentielles ayant accompagné ces perturbations ont été précédées par des crues soudaines et inédites, qui se sont transformées en inondations majeures en Espagne, au Portugal et au Maroc, ainsi qu’en Tunisie et dans le sud-ouest de la France au début de cette semaine, un constat qui confirme l’aggravation de ces phénomènes par le changement climatique.
Selon Hassan Tlili, ces événements climatiques extrêmes qui ont touché récemment les pays de la Méditerranée occidentale — du Maroc au Portugal, en passant par l’Espagne et la France — et la répétition des inondations au cours des dernières années, imposent une adaptation urgente, ces phénomènes faisant désormais partie intégrante de la nouvelle réalité climatique de la région.
Il précise :
« La tempête Nils s’inscrit dans une série de phénomènes exceptionnels qu’a connus la région, des phénomènes abordés par la commission onusienne spécialisée dans les questions climatiques, créée en 1988 sous l’égide des Nations unies. Cette instance rassemble les principales recherches scientifiques mondiales sur le changement climatique et les met à la disposition des décideurs afin qu’elles soient prises en compte dans les projets de développement. Le mot-clé de ces rapports est la nécessité pour les Etats de se préparer et de s’adapter aux phénomènes climatiques extrêmes, caractérisés par de longues périodes de sécheresse suivies de pluies se transformant en crues dévastatrices».
Il insiste sur le fait que l’adaptation au changement climatique est devenue une priorité absolue pour chaque pays, à travers une révision des politiques d’urbanisme et une nouvelle approche de la gestion du couvert végétal. Il rappelle que l’arbre, autrefois perçu par certains agriculteurs comme un ennemi, est aujourd’hui reconnu comme un allié essentiel pour la fixation des sols et la lutte contre l’érosion et la sécheresse.
Le changement climatique constitue désormais une menace majeure pour de nombreuses régions du monde et une réalité à laquelle il faut s’adapter, notamment dans les villes et les zones rurales du bassin méditerranéen. Cette réalité s’est clairement manifestée au Maroc, avec les inondations dans la région du Gharb et les précipitations exceptionnelles enregistrées dans certaines zones du sud du pays, après une sécheresse sévère de six années, suivie de pluies abondantes, parfois orageuses, soudaines et meurtrières, comme ce fut le cas dans la ville de Safi.
Autant de phénomènes qui imposent aujourd’hui une adaptation et une capacité de résilience face aux nouvelles conditions climatiques engendrées par le changement climatique et les dérèglements qui l’accompagnent.
Paris : Youssef Lehllali