Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Il n’y a pas de spécificité marocaine : La bonne gestion du foot est tributaire du flux d’argent


MOHAMED BOUARAB
Mercredi 29 Avril 2009

Il n’y a pas de spécificité marocaine : La bonne gestion du foot est tributaire du flux d’argent
Si certains fédéraux ont presto illico manifesté leur intention de rempiler, d’autres, les éventuels nouveaux venus, n’ont pas tardé, eux aussi, à faire savoir qu’ils sont intéressés par les postes de responsabilités au sein de la FRMF.
Apparemment, le bénévolat tente beaucoup plus les dirigeants du sport que les autres acteurs associatifs opérant dans d’autres champs. Sauf que le football national, « sonnant et trébuchant » par nature, a besoin d’une autre vision et d’une nouvelle perception pour le sortir de sa mauvaise passe.
Le ballon rond marocain pour qu’il puisse aller de l’avant n’a pas besoin seulement de dirigeants qui connaissent parfaitement la discipline. Les temps ont changé et le football national pour qu’il puisse intégrer une dynamique positive doit surtout faire appel aux services d’une nouvelle génération de managers prêts à doublement investir : en temps et en argent. Des gestionnaires qui mettent le paquet et qui n’auront aucune gêne à récolter les bénéfices, du moment où la gestion future des affaires du foot, si l’on veut s’en sortir pour de bon, doit trancher avec des pratiques archaïques qui n’ont fait qu’enfoncer le sport locomotive du pays dans le  gouffre.
Les bailleurs de fonds prêts à casser leur tirelire, tout en attendant un retour sur investissement, seront les bienvenus du fait qu’ils constituent un lendemain enchanteur, du moins la planche du salut du football national. Ne dit-on pas que l’argent est le nerf de la guerre ? Il l’est davantage pour le foot. Il suffit de voir ce qui se passe sous d’autres cieux, surtout du côté d’outre Manche où les clubs anglais, propriétés d’investisseurs russe, américain ou encore émirati, dominent outrageusement la scène footballistique européenne. Et ni Georges Gillet à Liverpool, ni Roman Abrahomivic à Chelsea, ni Sulaiman Al-Fahim à Manchester City…, et la liste est longue, n’ont de par le passé, pas été des footballeurs. Alors pourquoi s’entête-t-on de vouloir que notre football soit géré par les soi-disant connaisseurs d’un ballon rond qui tourne toujours en rond ? Il n’y a pas de spécificité marocaine, tant que la discipline est universelle. Bref, il faut porter la main à la patte et à la poche.


Lu 357 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS