-
Walid Regragui : Nous sommes à deux matchs du sacre, mais nous n’avons encore rien accompli
-
David Pagou : La restructuration de l'équipe est sur la bonne voie
-
Les grosses cylindrées au dernier carré
-
Brahim Diaz dans l'histoire de la CAN
-
La prestation des Lions de l’Atlas saluée par la presse internationale
Mais si le terrain a livré son verdict avec clarté, la rencontre a été gâchée par un spectacle affligeant, celui offert par le commentateur Hafid Derradji.
D’une pauvreté analytique consternante, ce pseudo-journaliste a sombré dans l’à-peu-près, la moquerie de bas étage et l’insinuation malveillante. Sur un ton geignard et outrageusement partisan, il n’a cessé de moquer les décisions arbitrales, allant jusqu’à suggérer, à mots à peine couverts, l’existence d’un complot ourdi pour éliminer «son» équipe. Une posture indigne, pathétique, et surtout dangereuse pour l’éthique sportive.
Mais les faits sont têtus ! Et il est notoire que des joueurs et des supporters algériens se sont illustrés, à plusieurs reprises, par des comportements condamnables durant cette fête du football africain :
– Organisation d’une prière collective à l’hôtel, à leur demande, alors que toutes les autres équipes ayant souhaité accomplir cet acte religieux l’ont fait dans les mosquées du pays, en se mêlant naturellement aux fidèles. Le motif, officieux mais connu, étant le refus d’assister à une prière durant laquelle l’imam invoque le salut du Roi.
– Moqueries vulgaires d’un joueur à l’encontre du désormais surnommé le nouveau «Patrice Lumumba congolais», dans un dérapage indigne d’un sportif de haut niveau.
– Publication sur les réseaux sociaux d’un supporter algérien se filmant en train d’uriner de manière bestiale au milieu des spectateurs.
– Geste obscène et graveleux d’un joueur algérien adressé aux spectateurs après la victoire contre la RDC.
Autant d’agissements que Hafid Derradji a soigneusement ignorés, comme s’ils n’avaient jamais existé. Pire encore, il n’a cessé de dresser un portrait idyllique des supporters algériens, encensant la «sportivité» irréprochable de l’équipe, tout en faisant, en parallèle, allusion à un flot de théories fumeuses sur une tricherie imaginaire et une supposée volonté institutionnelle de nuire aux Fennecs.
Dès lors, une question s’impose: Hafid Derradji est-il encore journaliste, ou simplement le porte-voix usé d’un régime aux abois, recyclant sur les ondes ses réflexes de propagande et ses rancœurs politiques ?
Pour ma part, je n’ai jamais goûté à ses braiments creux, à son emphase artificielle ni à son absence totale de profondeur analytique. Ce quart de finale n’a fait que confirmer une évidence: le football africain mérite mieux que ce vacarme partisan travesti en commentaire.
Souhaitons bon vent aux Verts qui vont réaliser, je l'espère du fond du cœur, un splendide parcours lors du Mondial 2026 et que la fête africaine continue au pays de la tolérance et de la tempérance !
Par Mohamed Lmoubariki










Walid Regragui : Nous sommes à deux matchs du sacre, mais nous n’avons encore rien accompli



