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Faut-il attribuer au vaccin contre la grippe A, les cinq cas de décès et l'état de paralysie rapportés par certains journaux marocains ? Le ministère de la Santé persiste et signe. « Il n'y a aucune relation entre ces cas et le vaccin contre la grippe A/H1N1 », précise un communiqué de celui-ci. Ce qui revient à reconnaître officiellement que des morts ont été enregistrées suite à une prise de vaccin, mais que rien ne permet encore de lier celles-ci au vaccin lui-même. Ceci d'autant plus qu'aucun médecin légiste n'a été saisi pour procéder à d'éventuelles autopsies des cas douteux ou qu'un tribunal n'ait rendu un jugement sur la question. L'on en est donc encore aux effets d'annonce et aux avis des spécialistes. Particulièrement ceux du ministère de la Santé. « Les investigations médicales sur ces cinq cas de décès et de paralysie prétendument liés au vaccin contre la grippe A n'ont révélé aucun lien, direct ou indirect, avec le vaccin contre la grippe A/H1N1 », indique ce département, tout en précisant que « les dossiers médicaux relatifs à ces cas sont disponibles et peuvent être consultés par les médecins et les instances compétentes ».
Pourtant, la question se fait de plus en plus pressante et le mystère reste entier, malgré les propos rassurants du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), accrédité par l'Organisation mondiale de la santé, qui a précisé avoir « enregistré des cas normaux d'effets secondaires accompagnant l'opération de vaccination, et qui disparaissent dans les 24 à 48 heures qui suivent ». Selon une étude menée par ce Centre sur les effets indésirables des médicaments antiviraux et du vaccin de la grippe, sur 40.000 personnes vaccinées par Pandemrix, seules 139 ont souffert des effets indésirables post-vaccin (EIPV) et deux cas de l'EIPV graves.
Les premiers EIPV observés ont été tous des réactions locales (engourdissement, douleurs, inflammation, etc.) et générales (fièvre, frissons, fatigue, etc.) attendues et similaires aux EIPV observés dans la majorité des pays qui ont déjà lancé la vaccination avec le même type de vaccin.
La question de l'innocuité du produit fait débat aussi sous d'autres cieux. En Algérie, le décès de Dr Rezzig Loubna, chef de service de la réanimation du CHU de Sétif, suite à sa vaccination, a provoqué des remous, même si le directeur de la communication auprès du ministère algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a refusé de fournir d'informations sur ce cas avant la fin des analyses. Cette affaire a fait des vagues et les réactions se sont multipliées. La plus importante a été la position de la section syndicale du CHU de Sétif qui a exigé le retrait immédiat de ce vaccin et surtout la multiplication des efforts de prévention pour le personnel médical et paramédical au niveau du CHU.
En France, un enfant de 9 ans est également décédé en décembre 2009 en Haute-Loire. Le garçon avait été admis aux urgences après un malaise, présentant de la fièvre et des troubles digestifs importants. Il est mort deux heures après cette prise en charge. Il avait été vacciné 48 heures plus tôt avec le Panenza sans adjuvant de Sanofi-Pasteur. Pour l'Agence française du médicament (Afssaps), c'est difficile de se prononcer sur le rôle éventuel joué par le vaccin dans le décès. Le parquet du Puy-en-Velay a ouvert une enquête. Mais l'autopsie réalisée sur le corps de l'enfant n'a pas permis d'en savoir plus. Des analyses virologiques et bactériennes sont en cours.
En attendant des expertises plus approfondies et une saisine de la médecine légale à propos des cinq cas de décès et de l'état de paralysie qui est actuellement soumis à la justice, les rumeurs les plus folles continuent à circuler en enflant chaque jour davantage.
Pourtant, la question se fait de plus en plus pressante et le mystère reste entier, malgré les propos rassurants du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), accrédité par l'Organisation mondiale de la santé, qui a précisé avoir « enregistré des cas normaux d'effets secondaires accompagnant l'opération de vaccination, et qui disparaissent dans les 24 à 48 heures qui suivent ». Selon une étude menée par ce Centre sur les effets indésirables des médicaments antiviraux et du vaccin de la grippe, sur 40.000 personnes vaccinées par Pandemrix, seules 139 ont souffert des effets indésirables post-vaccin (EIPV) et deux cas de l'EIPV graves.
Les premiers EIPV observés ont été tous des réactions locales (engourdissement, douleurs, inflammation, etc.) et générales (fièvre, frissons, fatigue, etc.) attendues et similaires aux EIPV observés dans la majorité des pays qui ont déjà lancé la vaccination avec le même type de vaccin.
La question de l'innocuité du produit fait débat aussi sous d'autres cieux. En Algérie, le décès de Dr Rezzig Loubna, chef de service de la réanimation du CHU de Sétif, suite à sa vaccination, a provoqué des remous, même si le directeur de la communication auprès du ministère algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a refusé de fournir d'informations sur ce cas avant la fin des analyses. Cette affaire a fait des vagues et les réactions se sont multipliées. La plus importante a été la position de la section syndicale du CHU de Sétif qui a exigé le retrait immédiat de ce vaccin et surtout la multiplication des efforts de prévention pour le personnel médical et paramédical au niveau du CHU.
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