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C'est en ces termes hautement poétiques, exprimées à travers des envolées libératrices mais à la mesure maîtrisée, que Youssou Ndour comparaît sur scène, accoutré d'un jabadour (une tunique) d'un blanc immaculé, le col et les manches brodés de fils de soie dorée et, d'un pantalon traditionnel de même couleur.
Par sa voix solaire, légèrement cassée, mais tellement ample et puissante, il fait une entrée fracassante d'entrée de jeu, pour ne pas rompre avec ses habitudes, sur le premier temps, de démarrage en trombe. Youssou Ndour va introduire son concert, en lançant à l'adresse du public "Assalamou Alaïkoum", pour honorer comme il se doit, dans le recueillement le plus absolu mais non dénué de gaieté, un des grands courants spirituels qui fait l'identité du Sénégal, la confrérie Tijaniya fondée vers 1780 par Ahmed al-Tijani.
Les temps forts de ce concert exceptionnel, les grandes voix des Tijânî du Samaâ du groupe Mohamed Bennis, claires et éthérées, convaincantes par leurs sonorités et somptueuses dans leurs langueurs, se sont mêlées aisément à celle de Youssou Ndour.
Là, le voici, profitant en toute sérénité, sagesse et volupté de l'atmosphère qu'installent les silences de ses paroles incantatoires et de la respiration des instruments qu'elles insufflent. Youssou Ndour se laisse aller, pour exprimer sur scène, en cet instant, en même temps, une présence des plus intenses, une aura. Mais auparavant, le rejoint sur scène l'artiste marocain Marwane Hajji qui a chanté d'abord seul de sa belle voix lyrique de la poésie arabe pour l'unir par la suite à celle de Youssou Ndour. Le pari est gagné.
Babou Laye, musicien attitré du groupe Youssou Ndour, entre en fin de spectacle sur scène pour descendre parmi le public et offrir des sonorités croisées "panafricaines", en égrenant la Kora mandingue, à travers des prières qu'il a réservées au prophète, à feu SM Hassan II et à SM le Roi Mohammed VI.
Pas de pause dans ce concert. Youssou Ndour n'arrête pas de chanter, s'amuser, et bouger sur scène qui change de ton, de couleur, au rythme du jeu soutenu et impressionnant du sabar (les tambours à baguette sénégalais), des déroulés perlés et bouleversants de la Kora, et de la cadence des percussions, de la contrebasse qui est encore plus saisissant.
Le public est avec l'artiste de bout en bout. Des Africaines présentes parmi les spectateurs venus nombreux à ce concert ont dansé et chanté. Il faut vraiment être d'une grande paresse pour rester assis dans un concert de Youssou Ndour.








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