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Faut-il réviser la loi de Finances 2016 ?


L’USFP et le PAM proposent l’amendement de certaines dispositions du budget de l’Etat en vue de résoudre le problème des enseignants stagiaires



Faut-il réviser la loi de Finances 2016 ?
L’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) poursuivent leurs efforts en vue de trouver une solution à la crise entre le gouvernement et les enseignants stagiaires.
Dans ce cadre, les groupes parlementaires des deux partis de l’opposition à la Chambre des représentants ont décidé de présenter une proposition de loi pour faire amender la loi de Finances 2016 surtout ses dispositions ayant trait aux postes budgétaires du ministère l’Education nationale et de la Formation professionnelle.
Cette nouvelle proposition qui s’inscrit dans le cadre de la Constitution de 2011 garantissant à l’opposition le droit de prendre une part effective à la procédure législative (article 10), vise, donc, à élever le nombre de postes budgétaires concernant le personnel du secteur de 7.000 à 10000.
Les deux partis ont appelé les groupes parlementaires à accueillir favorablement cette proposition d’amendement visant à trouver une solution à ce conflit qui hypothèque l’avenir de 160.000 élèves.
Il convient de rappeler qu’après avoir constaté l’incapacité du gouvernement à agir et son intransigeance dont il a fait montre face aux enseignants stagiaires, l’USFP et le PAM ont pris l’initiative en adressant le 17 mars 2016 des lettres signées de leurs dirigeants (Driss Lachguar et Ilyas El Omari) au chef du gouvernement et à des partis de la majorité (PPS, MP et RNI). 
Dans cette lettre, les deux partis de l’opposition ont demandé qu’une réunion à ce propos puisse être tenue dans un bref délai pour apaiser la tension et résoudre ce conflit. 
Le PPS a accepté cette offre et s’est réuni avec eux en son siège central à Rabat le 22 mars 2016. 
Les groupes parlementaires socialiste et du PAM à la Chambre des conseillers ont quant à eux  adressé une lettre au ministre de l’Economie et des Finances datée du 28 mars 2016 dans laquelle ils lui demandent si les procédures techniques et administratives existantes pourraient permettre à tous les enseignants stagiaires de passer le concours d’embauche au titre de l’année 2016-2017 et si la première promotion allait bénéficier des postes budgétaires de l’année 2016 et la seconde de ceux de 2017.
Le ministre de l’Economie et des Finances leur a répondu le 30 mars dernier. Dans sa correspondance, il a affirmé que la requête des deux groupes pourrait trouver son issue normale à condition d’adopter un décret ou un arrêté définissant les conditions et les modalités de passer le concours d’embauche pour cette catégorie de futurs fonctionnaires au titre de l’année scolaire 2016-2017 ainsi que les modalités de ventilation des postes budgétaires dédiés à cette opération.
A signaler, par ailleurs, que  le chef du gouvernement semble avoir été importuné par ces démarches et initiatives.  Tous les Marocains ont vu comment il a tempêté devant le Conseil de gouvernement tenu jeudi dernier à Rabat. 
Benkirane a, en effet, fait savoir que seul l’Exécutif prend les décisions. « C’est ce gouvernement dont je suis le président que S.M le Roi a nommé », a-t-il maugréé en ajoutant que «toute décision qui n’a pas été communiquée par ce gouvernement ou son porte-parole est nulle et non avenue ».
Pis encore, ledit porte-parole avait même déclaré, lors du point de presse à l’issue de la réunion du gouvernement, que celui-ci n’était pas au courant des initiatives des deux partis de l’opposition alors que la lettre adressée au chef du gouvernement par l’USFP et le PAM le 17 mars porte le sceau de la présidence du gouvernement.
Il convient aussi de rappeler que les enseignants stagiaires contestent principalement deux décrets, le premier dissociant la formation du recrutement et le second réduisant de moitié les  bourses mensuelles qui passent ainsi de 2454,51 à 1.200 DH et que lors de la dernière réunion de leurs instances dirigeantes, les enseignants stagiaires ont décidé d’organiser ce lundi (4 avril 2016) une journée de solidarité avec leurs collègues détenus, en l’occurrence Rachid Ousaid et Abdellah Raji à Tata et Ismael Ousaadan à Kénitra.
 

T. Mourad
Lundi 4 Avril 2016

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