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Cela aurait plutôt l’air anodin pour les habitués du fameux maché-joutiya de Derb Ghalef. Mais pour le reste de la planète, ce serait là le casse de l’année. Le bouquet satellite pirate BeoutQ, propose gracieusement ou presque l’intégralité des 64 matchs de la prochaine Coupe du monde en Russie sans avoir payé le moindre centime, et ce au nez et à la barbe de Beinsport, détentrice exclusive des droits de diffusion dans la région Mena à raison d’une bonne manne financière. Un véritable cauchemar pour le bouquet sportif qatari, forcé et contraint, en conséquence, de retransmettre 22 rencontres en clair, dont celles des pays arabes, afin d’atténuer l’effet de cette inextricable situation qui pourrait lui coûter jusqu’à 20% d’abonnés en moins et des centaines de millions de dollars de perte, sans oublier la chute des taux d’audience.
Dans les faits et comme son nom peut ironiquement le suggérer, BeoutQ détourne illégalement les contenus de Beinsport, mastodonte médiatique du Golfe. Par ce piratage, l’ensemble des flux vidéo et audio de ce dernier se retrouve projeté à 10 secondes d’intervalle sur les canaux dits fantômes, avec le logo BeoutQ au lieu de Beinsport.
D’aucuns affirment que des fonds saoudiens seraient à l’origine de ce piratage de grande envergure et sans précédent. Un cambriolage télévisuel qui perdure depuis près d’une année grâce à la généralisation des transmissions sur Internet puisque déjà en août dernier, BeoutQ a mis en ligne des vidéos streaming, copies des chaînes sportives qataries sur son site web www.beoutq.se, accessible depuis l’Arabie Saoudite. Curieusement, ce lancement a coïncidé avec les fameuses prémonitions concernant la « fin de l’ère Beinsport » émises par une personnalité saoudienne.
Aussi pourrait-on croire que cette opération porte le sceau de représailles, surtout à la lumière du conflit géopolitique et diplomatique qui secoue, depuis quelques mois, les relations entre l’Arabie Saoudite et son voisin qatari.
D’après le quotidien francais Le Monde, cette hypothèse est suspectée en filigrane par Tom Keaveny, directeur de beIN au Moyen-Orient. « Nous n’avons pas affaire à des pirates amateurs, mais plutôt à une organisation très sophistiquée et très bien financée », a-t-il pointé.
Si aucune preuve de l’implication de l’Arabie Saoudite dans ce hold-up n’est formellement établie, il est, par contre, certain que la rupture des liens commerciaux et diplomatiques entre les deux pays a forcément bloqué la licence de distribution du bouquet Beinsport sur le territoir saoudien. Conséquemment et pour contenter un peuple mordu de football, le royaume a mis en vente, pour des prix abordables, à Riyad et à Djedda, des décodeurs BeoutQ, made in China, avec la complicité de l’opérateur satellitaire panarabe Arabsat, dont le principal actionnaire est…l’Arabie Saoudite. Il n’en fallait pas moins pour voir fleurir dans plusieurs pays du Moyen-Orient et du Maghreb, ces décodeurs donnant en plus, depuis février dernier, accès au bouquet cinéma de BeIN, en utilisant la technique des serveurs, tel que newcam ou cccam.
Pour l’heure, aucune des actions menées par les experts anti-piratage du groupe média qatari n’a abouti, à l’instar des protestations écrites, envoyées par sa maison mère, à la fois à Arabsat et au gouvernement saoudien. En guise de réponse, les autorités saoudiennes ont démenti toute implication de près ou de loin dans cette affaire. Pis, sur son site Internet, l’entreprise BeoutQ se dit d’origine cubano-colombienne. Une drôle de localisation exotique à laquelle ne croit pas Sophie Jordan, directrice juridique de BeIN, dans les colonnes du Monde, au regard des effets de promotions utilisées par l’Arabie Saoudite, en l’occurrence un prestataire technique saoudien, la société Selevision, qui a contribué au lancement dudit site.
En tous cas, au jour d’aujourd’hui, la situation risque de ne pas évoluer dans le sens des réclamations de Beinsport. On voit mal comment BeoutQ pourrait arrêter d’un coup sa diffusion à moins d’un mois du début des phases finales de la Coupe du monde, pour le plus grand malheur des propriétaires qataris de BeIN et le plus grand bonheur des passionnés de football incapables de payer l’onéreux abonnement imposé jusque-là.
Dans les faits et comme son nom peut ironiquement le suggérer, BeoutQ détourne illégalement les contenus de Beinsport, mastodonte médiatique du Golfe. Par ce piratage, l’ensemble des flux vidéo et audio de ce dernier se retrouve projeté à 10 secondes d’intervalle sur les canaux dits fantômes, avec le logo BeoutQ au lieu de Beinsport.
D’aucuns affirment que des fonds saoudiens seraient à l’origine de ce piratage de grande envergure et sans précédent. Un cambriolage télévisuel qui perdure depuis près d’une année grâce à la généralisation des transmissions sur Internet puisque déjà en août dernier, BeoutQ a mis en ligne des vidéos streaming, copies des chaînes sportives qataries sur son site web www.beoutq.se, accessible depuis l’Arabie Saoudite. Curieusement, ce lancement a coïncidé avec les fameuses prémonitions concernant la « fin de l’ère Beinsport » émises par une personnalité saoudienne.
Aussi pourrait-on croire que cette opération porte le sceau de représailles, surtout à la lumière du conflit géopolitique et diplomatique qui secoue, depuis quelques mois, les relations entre l’Arabie Saoudite et son voisin qatari.
D’après le quotidien francais Le Monde, cette hypothèse est suspectée en filigrane par Tom Keaveny, directeur de beIN au Moyen-Orient. « Nous n’avons pas affaire à des pirates amateurs, mais plutôt à une organisation très sophistiquée et très bien financée », a-t-il pointé.
Si aucune preuve de l’implication de l’Arabie Saoudite dans ce hold-up n’est formellement établie, il est, par contre, certain que la rupture des liens commerciaux et diplomatiques entre les deux pays a forcément bloqué la licence de distribution du bouquet Beinsport sur le territoir saoudien. Conséquemment et pour contenter un peuple mordu de football, le royaume a mis en vente, pour des prix abordables, à Riyad et à Djedda, des décodeurs BeoutQ, made in China, avec la complicité de l’opérateur satellitaire panarabe Arabsat, dont le principal actionnaire est…l’Arabie Saoudite. Il n’en fallait pas moins pour voir fleurir dans plusieurs pays du Moyen-Orient et du Maghreb, ces décodeurs donnant en plus, depuis février dernier, accès au bouquet cinéma de BeIN, en utilisant la technique des serveurs, tel que newcam ou cccam.
Pour l’heure, aucune des actions menées par les experts anti-piratage du groupe média qatari n’a abouti, à l’instar des protestations écrites, envoyées par sa maison mère, à la fois à Arabsat et au gouvernement saoudien. En guise de réponse, les autorités saoudiennes ont démenti toute implication de près ou de loin dans cette affaire. Pis, sur son site Internet, l’entreprise BeoutQ se dit d’origine cubano-colombienne. Une drôle de localisation exotique à laquelle ne croit pas Sophie Jordan, directrice juridique de BeIN, dans les colonnes du Monde, au regard des effets de promotions utilisées par l’Arabie Saoudite, en l’occurrence un prestataire technique saoudien, la société Selevision, qui a contribué au lancement dudit site.
En tous cas, au jour d’aujourd’hui, la situation risque de ne pas évoluer dans le sens des réclamations de Beinsport. On voit mal comment BeoutQ pourrait arrêter d’un coup sa diffusion à moins d’un mois du début des phases finales de la Coupe du monde, pour le plus grand malheur des propriétaires qataris de BeIN et le plus grand bonheur des passionnés de football incapables de payer l’onéreux abonnement imposé jusque-là.