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Le ministère de l’Education nationale continue de faire la sourde oreille aux revendications des professeurs agrégés. La situation semble se détériorer et s’envenimer entre le département de tutelle et l’ensemble des professeurs agrégés qui s’accrochent à leur statut et qui sont tout à fait conscients que le moment est historique pour décrocher une reconnaissance amplement méritée depuis belle lurette étant donné leurs efforts louables dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les classes de préparation au brevet de technicien supérieur , dans les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation et dans les classes terminales du cycle qualifiant. Or, sans aucune sortie de crise pour le moment, le gouvernement actuel doit assumer pleinement ses responsabilités pour mettre en œuvre le protocole d’accord du 19 avril 2011 signé avec les centrales syndicales. Ledit protocole stipule entre autres l’élaboration d’un statut particulier pour les profs agrégés. (Voir le huitième point du protocole d’accord fruit du dialogue social entre l’ancien gouvernement et les centrales syndicales). Dans ce sens, les agrégés appellent les associations des parents d’élèves à comprendre que c’est l’attitude du ministère qui avait conduit les professeurs agrégés à adopter un tel débrayage annoncé par anticipation en décembre 2011. Cela prouve que le ministère avait suffisamment le temps d’anticiper les événements et d’agir en conséquence. En réalité, le ministère avait la possibilité de juguler la crise avec les professeurs agrégés préservant ainsi les intérêts de l’ensemble des acteurs s’il aurait répondu favorablement à l’ouverture de négociations sérieuses avec les centrales syndicales compte tenu des différentes grèves préventives ayant précédé le dernier mouvement de protestation.
Par ailleurs, à aucun moment les agrégés n’ont demandé de travailler huit heures de cours hebdomadaires comme l’a annoncé le ministre devant les représentants de la nation et devant l’opinion publique. Il s’agit en fait de 18 heures pour le lycée qualifiant et de 12 heures pour les cycles post baccalauréat. De plus, si les agrégés font des heures supplémentaires, ils le font en toute légalité et c’est le ministère lui-même qui les autorise au même titre que leurs homologues professeurs des autres cycles de l’enseignement. Si les agrégés doivent êtres jugés, c’est par rapport à leur rentabilité dans le système éducatif marocain.
Ainsi, les plus belles performances scolaires réalisées par l’école marocaine sont repérables au niveau des CPGE aussi bien pour le concours marocain que celui français. Ces performances scolaires constituent une source de fierté aussi bien pour le ministère de l’Education nationale que pour les associations des parents d’élèves. Selon le statut des personnels de l’enseignement les agrégés sont : «Des professeurs de haut niveau destinés à l’enseignement, dans les classes préparatoires des grandes écoles, les établissements de la formation des cadres et dans le terminal des lycées». Aujourd’hui, ils sont en nombre de 1900 environ. Ils ont été sollicités d’abord pour l’enseignement de maths et de physiques puis pour d’autres disciplines scientifiques, techniques, littéraires et en éducation physique et sportive. Militant depuis un quart de siècle pour que leur statut voie le jour, les agrégés sont déterminés plus que jamais à continuer leur lutte pour obtenir gain de cause. Il semblait que tout allait bien au début avec l’ancienne ministre. Celle-ci avait convié les représentants des agrégés justes après la ratification du protocole d’accord du 19 avril 2011 à des séances de travail auxquelles ont pris part des représentants du ministère dans le cadre d’une commission technique pour qu’un statut consensuel relatif aux agrégés voie le jour avec la fin du mois de juillet 2011 comme date butoir. L’espoir des agrégés grandissait avec l’avancée des négociations dans le cadre de la commission technique. Malheureusement, tout cela fut vain parce que l’ancienne ministre, à l’époque, allait adopter la stratégie de la fuite en avant pour se débarrasser complètement du dossier .Les agrégés allaient se rendre compte que le ministère n’avait pas la volonté politique pour clore ce dossier.
De surcroît, le ministère devait faire preuve d’imagination pour mettre en place une stratégie afin de développer le cadre de l’agrégation au Maroc comme pilier fondamental de l’enseignement en faveur de l’élite des élèves marocains. Malgré le manque d’engagement de l’ancien ministre et le non-respect des promesses tenues, c’est dans un esprit de responsabilité et de dévouement que le secrétariat des professeurs agrégés allait correspondre avec l’actuel ministre pour l’inciter à mettre en œuvre le contenu du Protocole du 19 avril 2011, fruit du dialogue social. Cette tentative de ramener le ministère à réactiver le dossier a été vouée à l’échec. En revanche, et d’une manière très surprenante, le ministère allait confectionner un projet de statut jugé dérisoire et régressif parce qu’il ne permet pas aux agrégés d’exprimer pleinement leurs potentialités et leurs compétences en matière d’enseignement et d’encadrement pédagogique, et parce qu’il ne leur rend pas justice dans la sphère éducative en les appréciant à leur juste valeur. De plus, ledit statut élaboré par le ministère n’est pas de nature à motiver les futurs agrégatifs, chose qui représentera un danger majeur pour le devenir de l’agrégation en général.
Ainsi , la communauté des agrégés au Maroc, toutes disciplines confondues, lance un appel sincère au ministère de l’Education nationale pour revenir à la raison afin de mettre en œuvre le projet de statut autour duquel il existe un consensus historique entre toutes les tendances syndicales représentant le corps des agrégés et qui est le fruit des négociations ayant suivi la ratification du Protocole d’accord du 19 avril 2011. Espérons que le ministre, qui prend de plus en plus conscience de ce dossier brûlant et qui a été placardé pendant environ un quart de siècle, trouvera le courage politique nécessaire pour aider à l’émergence du statut du professeur agrégé .
Le torchon brûle entre le ministère et l’ensemble des agrégés. Cependant personne ne souhaite que le pourrissement dure et cela pour le bien de l’école marocaine. Seule la mise en place d’un statut juste et équitable préservant la dignité des agrégés et compensant les souffrances qu’ils ont endurée pendant presque un quart de siècle est de nature à réduire les tensions et d’ouvrir des horizons nouveaux pour l’agrégation au Maroc. Certes, si le professeur agrégé constitue un des points de lumière du système éducatif marocain vu qu’il développe les compétences de l’élite des élèves marocains, les préparant ainsi à occuper les postes sensibles dans le Royaume, cependant, il serait injuste et préjudiciable de ne pas reconnaître ses droits légitimes.
Par ailleurs, à aucun moment les agrégés n’ont demandé de travailler huit heures de cours hebdomadaires comme l’a annoncé le ministre devant les représentants de la nation et devant l’opinion publique. Il s’agit en fait de 18 heures pour le lycée qualifiant et de 12 heures pour les cycles post baccalauréat. De plus, si les agrégés font des heures supplémentaires, ils le font en toute légalité et c’est le ministère lui-même qui les autorise au même titre que leurs homologues professeurs des autres cycles de l’enseignement. Si les agrégés doivent êtres jugés, c’est par rapport à leur rentabilité dans le système éducatif marocain.
Ainsi, les plus belles performances scolaires réalisées par l’école marocaine sont repérables au niveau des CPGE aussi bien pour le concours marocain que celui français. Ces performances scolaires constituent une source de fierté aussi bien pour le ministère de l’Education nationale que pour les associations des parents d’élèves. Selon le statut des personnels de l’enseignement les agrégés sont : «Des professeurs de haut niveau destinés à l’enseignement, dans les classes préparatoires des grandes écoles, les établissements de la formation des cadres et dans le terminal des lycées». Aujourd’hui, ils sont en nombre de 1900 environ. Ils ont été sollicités d’abord pour l’enseignement de maths et de physiques puis pour d’autres disciplines scientifiques, techniques, littéraires et en éducation physique et sportive. Militant depuis un quart de siècle pour que leur statut voie le jour, les agrégés sont déterminés plus que jamais à continuer leur lutte pour obtenir gain de cause. Il semblait que tout allait bien au début avec l’ancienne ministre. Celle-ci avait convié les représentants des agrégés justes après la ratification du protocole d’accord du 19 avril 2011 à des séances de travail auxquelles ont pris part des représentants du ministère dans le cadre d’une commission technique pour qu’un statut consensuel relatif aux agrégés voie le jour avec la fin du mois de juillet 2011 comme date butoir. L’espoir des agrégés grandissait avec l’avancée des négociations dans le cadre de la commission technique. Malheureusement, tout cela fut vain parce que l’ancienne ministre, à l’époque, allait adopter la stratégie de la fuite en avant pour se débarrasser complètement du dossier .Les agrégés allaient se rendre compte que le ministère n’avait pas la volonté politique pour clore ce dossier.
De surcroît, le ministère devait faire preuve d’imagination pour mettre en place une stratégie afin de développer le cadre de l’agrégation au Maroc comme pilier fondamental de l’enseignement en faveur de l’élite des élèves marocains. Malgré le manque d’engagement de l’ancien ministre et le non-respect des promesses tenues, c’est dans un esprit de responsabilité et de dévouement que le secrétariat des professeurs agrégés allait correspondre avec l’actuel ministre pour l’inciter à mettre en œuvre le contenu du Protocole du 19 avril 2011, fruit du dialogue social. Cette tentative de ramener le ministère à réactiver le dossier a été vouée à l’échec. En revanche, et d’une manière très surprenante, le ministère allait confectionner un projet de statut jugé dérisoire et régressif parce qu’il ne permet pas aux agrégés d’exprimer pleinement leurs potentialités et leurs compétences en matière d’enseignement et d’encadrement pédagogique, et parce qu’il ne leur rend pas justice dans la sphère éducative en les appréciant à leur juste valeur. De plus, ledit statut élaboré par le ministère n’est pas de nature à motiver les futurs agrégatifs, chose qui représentera un danger majeur pour le devenir de l’agrégation en général.
Ainsi , la communauté des agrégés au Maroc, toutes disciplines confondues, lance un appel sincère au ministère de l’Education nationale pour revenir à la raison afin de mettre en œuvre le projet de statut autour duquel il existe un consensus historique entre toutes les tendances syndicales représentant le corps des agrégés et qui est le fruit des négociations ayant suivi la ratification du Protocole d’accord du 19 avril 2011. Espérons que le ministre, qui prend de plus en plus conscience de ce dossier brûlant et qui a été placardé pendant environ un quart de siècle, trouvera le courage politique nécessaire pour aider à l’émergence du statut du professeur agrégé .
Le torchon brûle entre le ministère et l’ensemble des agrégés. Cependant personne ne souhaite que le pourrissement dure et cela pour le bien de l’école marocaine. Seule la mise en place d’un statut juste et équitable préservant la dignité des agrégés et compensant les souffrances qu’ils ont endurée pendant presque un quart de siècle est de nature à réduire les tensions et d’ouvrir des horizons nouveaux pour l’agrégation au Maroc. Certes, si le professeur agrégé constitue un des points de lumière du système éducatif marocain vu qu’il développe les compétences de l’élite des élèves marocains, les préparant ainsi à occuper les postes sensibles dans le Royaume, cependant, il serait injuste et préjudiciable de ne pas reconnaître ses droits légitimes.