Ebola : l'OMS étudie l'éventualité de sanctions


Vendredi 28 Aout 2015

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L'Organisation mondiale de la santé a annoncé récemment étudier l'éventualité de sanctions à l'encontre des pays qui ne respectent pas les règles sanitaires mondiales, après les carences constatées dans la réponse à l'épidémie d'Ebola.
L'OMS a mis en place un comité chargé d'examiner sa réponse globale à l'épidémie d'Ebola, très critiquée, y compris les raisons pour lesquelles autant de pays ont ignoré les règles sanitaires internationales (IHR) adoptées il y a une décennie par les 194 pays membres de l'organisation.
Le président de ce comité, Didier Houssin, a déclaré que le manque de conscience concernant l'application de ces règles et le manque de capacité du système de santé, en particulier dans les pays africains à faibles revenus durement touchés par Ebola, pouvaient être en partie critiqués.
Mais, a-t-il dit à la presse, l'OMS entend également savoir si un système de pénalités est susceptible d'aboutir à davantage de mise en œuvre de ces règles lorsque la prochaine épidémie éclatera.
Selon M. Houssin, le comité a demandé conseil au secrétariat de l'OMS, sur les "procédés de conformité pouvant être utilisés en droit international". Lorsqu'on parle d'"armes et d'activités nucléaires, il y a des sanctions, des contrôles et des inspections", a-t-il dit. "Avec les règles sanitaires internationales, il n'y a pas de sanctions, mais nous observons qu'il n'y a pas de bon procédé de conformité", a-t-il ajouté.
M. Houssin a ajouté ne pas être convaincu par l'efficacité d'un système de pénalités dans le secteur de la santé, mais a ajouté que son comité allait étudier la question en rapport avec la réponse apportée à Ebola.
"Nous sommes dans un état de crise, chacun estime qu'il faut changer quelque chose", a-t-il dit.
Il est à rappler que le virus Ebola a circulé en Guinée pendant trois mois avant le premier cas confirmé, en décembre 2013. En Sierra Leone, un pays voisin où les autorités sanitaires étaient en état d'alerte, il a pu circuler pendant au moins un mois, lui permettant de prendre racine. Tandis que certains pays ont imposé des restrictions de voyage au moment du pic de la crise.

Vendredi 28 Aout 2015
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