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Samedi dernier à 19 heures, la salle du Complexe Al Batha à Fès affichait déjà complet. L’heure était venue pour les trois comédiennes de la troupe Aquarium d’entamer le jeu, leur « Je ». Une énième représentation de la pièce de théâtre «Dyali» (Le mien), qui avait suscité tant de polémiques, à cause du thème tabou qu’elle aborde. Certains étaient venus par curiosité, dont quelques étrangers qui sont restés attentifs à la gestuelle, aux mouvements, aux grimaces et à l’évolution des corps sur scène des trois jeunes comédiennes, afin de pallier l’incompréhension du verbe. D’autres par amour pour les planches et le jeu d’abord.
Mais Naima Zitane, la metteur en scène est intraitable : «Tant mieux, le théâtre devrait également s’attaquer aux zones d’ombre de la société, sinon l’on ne connaîtrait pas sa véritable mission ». Et puis pour contrecarrer tous les médisants, la scénariste riposte fermement : «Ce n’est pas de la fiction, c’est réel et véridique, dans la mesure où il s’agit de témoignages de plus de 150 femmes qui ont été réunies pour aboutir à la création de Dialy ». La messe est dite. Ceux et celles qui ont vu par contre la pièce ailleurs savent qu’elle a quelque peu perdu, à Fès, de son rythme, de sa dynamique et de l’enthousiasme de ses interprètes. La chose est expliquée ou justifiée par l’exiguïté de l’espace, mais aussi probablement par l’absence d’enjeu! Le processus de cette condition féminine sur scène a été, pourtant, suivi par un public interactif.
Tellement attendu, le verbe audacieux et osé n’a pas choqué, ni étonné les spectateurs, quelques rires parfois, ici et là, des chuchotements, mais aucune réaction déplacée. Les comédiennes ont bravé l’interdit et touché au tabou, en parlant de « mon vagin». Applaudies à maintes reprises, les trois comédiennes ont réussi à assurer, malgré tout, la force expressive, la vivacité du regard, et l’harmonie des rôles.
Toute une société masculine est pointée du doigt. C’est la première fois qu’on sortira le sexe de la femme du registre d’insultes dans les rues populaires pour en parler comme thème sur la scène, en tant que vie dans un corps dans tous ses états… Les véritables perdants sont vraiment ceux et celles qui critiquent la pièce sans l’avoir vue.
Mais Naima Zitane, la metteur en scène est intraitable : «Tant mieux, le théâtre devrait également s’attaquer aux zones d’ombre de la société, sinon l’on ne connaîtrait pas sa véritable mission ». Et puis pour contrecarrer tous les médisants, la scénariste riposte fermement : «Ce n’est pas de la fiction, c’est réel et véridique, dans la mesure où il s’agit de témoignages de plus de 150 femmes qui ont été réunies pour aboutir à la création de Dialy ». La messe est dite. Ceux et celles qui ont vu par contre la pièce ailleurs savent qu’elle a quelque peu perdu, à Fès, de son rythme, de sa dynamique et de l’enthousiasme de ses interprètes. La chose est expliquée ou justifiée par l’exiguïté de l’espace, mais aussi probablement par l’absence d’enjeu! Le processus de cette condition féminine sur scène a été, pourtant, suivi par un public interactif.
Tellement attendu, le verbe audacieux et osé n’a pas choqué, ni étonné les spectateurs, quelques rires parfois, ici et là, des chuchotements, mais aucune réaction déplacée. Les comédiennes ont bravé l’interdit et touché au tabou, en parlant de « mon vagin». Applaudies à maintes reprises, les trois comédiennes ont réussi à assurer, malgré tout, la force expressive, la vivacité du regard, et l’harmonie des rôles.
Toute une société masculine est pointée du doigt. C’est la première fois qu’on sortira le sexe de la femme du registre d’insultes dans les rues populaires pour en parler comme thème sur la scène, en tant que vie dans un corps dans tous ses états… Les véritables perdants sont vraiment ceux et celles qui critiquent la pièce sans l’avoir vue.