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Les familles des victimes du drame de la mosquée Bab Berdieyinne à Meknès viennent de se constituer en association dont l’objectif est de réclamer que la lumière soit faite sur cette tragédie. Elles comptent également poursuivre en justice les principaux responsables dont l’inaction ou les mauvaises initiatives ont conduit à la déliquescence de ce lieu de culte historique et, par conséquent, son effondrement. Selon l’avocate de l’Association, une enquête a été ordonnée par le procureur du Roi, pour déterminer les causes et les circonstances de l'effondrement du minaret. Mais cette enquête peine à démarrer, car jusqu’à aujourd’hui, aucune partie n’a été désignée comme responsable et aucune famille n’a été convoquée pour être écoutée. «J’ai demandé une copie du PV, mais on m’a répondu qu’il n’est pas encore finalisé, ce qui veut dire qu’il n’y a pas de poursuites, ni désignation d’un coupable », a-t-elle précisé. Elle a également ajouté que des contacts ont été établis avec le barreau des avocats de Meknès et une réunion a eu lieu le 1er avril sur la possibilité de travailler ensemble sur le dossier. « Un responsable du barreau nous a demandé de collecter tous les documents relatifs à l’héritage et à la prise en charge concernant les familles des victimes, afin de constituer des dossiers et qu’on soit prêts à déposer une plainte», a-t-elle déclaré.
De son côté, Rabiâa Elbahri, présidente de l’Association, a affirmé que les familles des victimes sont encore en deuil et qu’elles n’ont pas l’intention d’abandonner facilement leur quête de vérité. « Pour l’instant, on se prépare et on concentre nos efforts sur l’essentiel, mais en silence. Notre combat vient de commencer ». Elle précise également qu’elle reçoit quotidiennement des membres des familles des victimes. «Ce dossier est devenu un souci permanent qui nous hante tous. Je crois qu’il est difficile de tourner la page dans ces circonstances ».
Quant à Bensalm Eloud, adjoint du trésorier de l’Association, il nous a confié qu’il est difficile d’étouffer l’affaire, car ce drame a touché, selon lui, toutes les familles de Meknès et il a aussi demandé que l’enquête diligentée soit objective afin qu’elle détermine les responsabilités, même s’il croit que les vrais coupables sont connus de tous. «L’opinion publique meknassie est unanime sur le fait que le minaret s’est effondré pour cause de négligence. Il y a eu des signes annonciateurs du drame, mais rien n’a été fait. Aucune partie n’a assumé ses responsabilités. Il est temps que ces gens paient pour leur mauvaise gestion», indique-t-il.
Pour leur part, les partis politiques de gauche, après avoir organisé un sit-in et publié un communiqué, sont en train de préparer un procès symbolique. Lesdits partis œuvrent pour politiser ce dossier.
Rappelons que le minaret de la mosquée de "Bab Berdieyinne", s’est effondré, le 19 février, au moment de la prière du vendredi sur près de trois cents personnes. Le bilan final de cette tragédie s’est établi à 41 morts et 75 blessés.
Selon les autorités locales de la cité ismaïlienne, le minaret se serait effondré à cause des fortes pluies qui sont tombées sur toute la région. Des propos mis en cause par de nombreux témoignages qui ont rappelé qu’il y avait des fissures sur les murs et que le minaret avait perdu de son aplomb et s’est même dangereusement penché. Ces mêmes personnes ont déclaré que ces défaillances ont été signalées auparavant aux autorités.
Depuis le drame, le Parquet a ordonné l’ouverture d’une "enquête pour déterminer les causes et les circonstances de l'effondrement du minaret". Mais rien ne semble encore avoir été fait.
De son côté, Rabiâa Elbahri, présidente de l’Association, a affirmé que les familles des victimes sont encore en deuil et qu’elles n’ont pas l’intention d’abandonner facilement leur quête de vérité. « Pour l’instant, on se prépare et on concentre nos efforts sur l’essentiel, mais en silence. Notre combat vient de commencer ». Elle précise également qu’elle reçoit quotidiennement des membres des familles des victimes. «Ce dossier est devenu un souci permanent qui nous hante tous. Je crois qu’il est difficile de tourner la page dans ces circonstances ».
Quant à Bensalm Eloud, adjoint du trésorier de l’Association, il nous a confié qu’il est difficile d’étouffer l’affaire, car ce drame a touché, selon lui, toutes les familles de Meknès et il a aussi demandé que l’enquête diligentée soit objective afin qu’elle détermine les responsabilités, même s’il croit que les vrais coupables sont connus de tous. «L’opinion publique meknassie est unanime sur le fait que le minaret s’est effondré pour cause de négligence. Il y a eu des signes annonciateurs du drame, mais rien n’a été fait. Aucune partie n’a assumé ses responsabilités. Il est temps que ces gens paient pour leur mauvaise gestion», indique-t-il.
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