Louisa Hanoune met en garde contre une explosion de la misère
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Le Parti des Travailleurs (PT), l'une des principales formations politiques de l'opposition en Algérie, a dénoncé une "descente aux enfers" de franges entières de la population. S’exprimant lors d’une réunion du bureau politique de son parti, la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, a tiré la sonnette d’alarme sur l’"explosion" de la misère parmi de larges couches de la société en raison de l’effondrement "sans précédent et continu" du pouvoir d’achat. Cette situation est également consécutive à une "mauvaise gestion" et aux anciennes politiques engagées par les pouvoirs publics, a-t-il enchaîné. Elle a exprimé ses inquiétudes quant à la situation "alarmante" qui prévaut dans le pays sur tous les plans : politique, économique et social. Elle se demande "où va l’Algérie ?" et sur la manière de stopper la "régression" et le "rouleau compresseur" qui s’abattent sur les Algériens. Mme Hanoune a relevé que "la majorité des citoyens, a été terrorisée, suite à la décision du gouvernement de remplacer les subventions par des transferts monétaires ciblés". La première responsable du PT a dénoncé la suppression des transferts sociaux et leur transformation en primes qui seront versées, directement, aux familles "nécessiteuses", d'autant plus, dit-elle, que cette qualité "nécessiteuse" sera déterminée à partir de critères "flous" et "obscurs". Pour la SG du PT, "les conséquences de cette suppression seront mortelles pour la majorité de la population". Sur le plan politique, elle a fait savoir que "d'après des rapports quotidiens émanant de ses structures locales, l'indifférence vis-à-vis des élections locales est le même état d'esprit constaté à travers tout le territoire national, y compris dans les wilayas réputées pour leur grand taux de participation aux différentes échéances électorales". Par ailleurs, elle soutient dans ce sens, que "le gouvernement et ses porte-voix semblent oublier les sommes colossales, sous forme de marchés publics, de crédits et diverses facilitations, dont a bénéficié le groupe d'oligarques". Et qu'en majeure partie, poursuit-elle, "ce sont les privés et les étrangers qui ont tiré profit de la réévaluation des coûts des projets qui ont englouti 8.900 milliards de dinars (1 euro = 161 DA) en 15 ans". De même, indique-t-elle, "les crédits non remboursés par le secteur privé ont dépassé les 10.000 milliards de dinars jusqu'à 2018 et les impôts non recouvrés ont atteint 12.270 milliards de dinars jusqu'à 2019 seulement." "Le montant injecté pour l'assainissement des entreprises publiques qui est d'environ 25 milliards de dollars en 30 ans, représente moins de 7% des sommes qui ont bénéficié au secteur privé qui est de l'ordre de 400 milliards de dollars en dehors des surfacturations", a-t-elle estimé.