Autres articles
-
La France ne reçoit pas de leçons de la réaction internationale, en référence à Rome et Washington
-
Industrie européenne : Bruxelles retarde son projet de relance du «made in Europe»
-
80% des nouveaux emplois créés depuis 2024 occupés par des immigrés
-
Trump augmente sa nouvelle taxe douanière à 15% après le revers infligé par la Cour suprême
Le Président syrien en déphasage. Pour lui la crise qui secoue son pays serait d’ordre moral !
Belle trouvaille sémantique du chef de l’Etat syrien honni par son peuple et par la communauté internationale. Ce à quoi il se livre, lui et sa horde débridée, ne serait qu’une crise morale en voie d’être résolue. Mais Bachar El Assad omet de dire comment. Quelle est cette solution miracle qu’il va apporter pour arrêter l’effusion de sang dont est victime son peuple qui a décidé enfin de sortir de son mutisme ?
Oh que si ! Pour le chef de l’Etat syrien toujours en place, la réforme made in Assad, c’est le recours à tous types d’armes et d’exactions qui n’est pas en contradiction avec le rétablissement de la sécurité et de la paix (sic).
De quelle sécurité et de quelle paix, le chef des tortionnaires syriens parle-t-il ? La réalité quotidienne que vit le peuple syrien le contredit largement.
Il est le seul à croire encore à ses balivernes. Son dernier carré de fidèles est en train de s’effondrer. Assad vit ses derniers moments de pouvoir et avec lui le régime Baath qui a fait de la Syrie sa chasse gardée pendant des décennies. Il est sur le chemin de son acolyte Kadhafi perdu quelque part dans le désert et pourchassé par les révolutionnaires libyens.
Le combat moral mené par El-Assad et sa horde, s’est distingué à sa façon par le rapt du caricaturiste Ali Farzat qui a été battu à mort, et dont on a coupé les doigts pour avoir refusé de dessiner à la gloire du régime.
C’est la punition réservée à tous ceux qui montrent quelque courage à s’opposer au régime.
Malgré toutes les exactions, les Syriens, contrairement aux années passées, ont décidé de se soulever et de défier le régime. Depuis des mois, il a montré qu’il était prêt à tous les sacrifices, sûr cette fois-ci de sa victoire finale, celle de sa libération du joug de la famille El-Assad et du régime Baath.