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Crime imparfait à Radès

La CAF cafouille La CAF magouille ? Et si on y était pour quelque chose ?




Si en  anglais le problème ne se pose évidemment pas pour le genre de « Video Assistance Referee », en français, on reprend le même sigle et, selon les humeurs, on le féminise ou on le masculinise.
C’est à l’image de l’usage que l’on en fait. Au risque de paraphraser le grand Lafontaine, nous dirions, « selon que vous êtes puissants ou misérables, les jugements du (de la ?) VAR vous rendront blancs ou noirs… »
C’est d’autant plus triste que de ce côté-ci, dans ce continent qui est le nôtre (faut surtout pas l’oublier), cela semble être la règle.
Cela l’est encore plus quand on a à prendre note de ces réactions pour le moins démesurées. Le football est passé par là. Et de toute évidence, l’air du ballon aurait trouvé refuge dans toutes les têtes, même celles censées être bien faites et bien pleines et donc inspiratrices et initiatrices de sagesse et de sagacité. D’aucuns sont même allés jusqu’à toiser tout un continent. « Cette Afrique !», disaient-ils comme s’ils étaient des Esquimaux. Même les partisans du panarabisme  jusque-là indécrottables ont fait plus que tiquer.
Il va sans dire que vendredi dernier, l’on a assisté à une piètre caricature d’un match de football. Une finale qui plus est. Toujours est-il qu’il ne faut pas oublier que l’on y était partie prenante.
Quitte à ressasser ce que la multitude a crié sur les toits : le WAC a été volé. Spolié. Footballistiquement parlant. Il l’a été en deux actes, le premier ayant eu lieu à Rabat et le second à Radès. Le voleur a un nom : L’Espérance Sportive de Tunis (EST). Le tout sous l’œil bienveillant d’un complice de poids, la Confédération africaine de football (CAF).
Il  nous a été donné d’être témoin en 1999 en plein Ramadan comme par hasard, d’un scénario similaire, avec  toutefois un happy end qui a échappé par miracle aux véreux VAR humains (inhumains plutôt) de l’époque. C’était à Al Menzeh, en finale, contre le Raja du temps de l’EST de Selim Chiboub qui tente aujourd’hui de se refaire une virginité. Le Chiboub en question, c’était, ni plus ni moins, le gendre chouchouté du puissantissime président à l’époque Zine Elabidine Ben Ali avant que l’on soit amené à découvrir, (comme par enchantement) que celui-ci était un vilain et horrible dictateur. Le Selim Chiboub d’alors ne valait pas mieux qu’un certain Tarik Elbouchamaoui, l’actuel mentor de cette EST que l’on veut, les plus viles stratagèmes aidant, abonnée, à jamais, à tous les sacres et trophées existants ou non.
L’on vient d’en avoir, si besoin en est, une autre double preuve et des plus criantes à l’aller comme au retour. Le printemps est-il vraiment passé par la Tunisie ? Et Bouazizi était-il espérantiste ?
La CAF nous promet une réunion demain. Pourquoi faire ? Le mal est fait. Le football africain et tout un continent avec ont été traînés dans la boue. Demain, ces grands érudits de ce machin vont s’amuser  à prouver la même chose et son contraire, l’essentiel étant de ménager des intérêts strico sensu bassement personnels.
Faisons notre mea culpa cependant. Cette CAF que l’on voue aujourd’hui aux gémonies, pas plus tard que vendredi dernier, on se voulait fier d’y occuper des postes « de première importance ». D’aucuns se faisaient un devoir de poser au côté de son président que l’on gavait en hospitalité exagérée et en prodigalité abusive. Que l’on ne vienne pas aujourd’hui nous dire que l’on a découvert que la CAF d’Ahmed Ahmed était loin d’être un modèle d’intégrité, de transparence et de bonne gouvernance. Et dire que l’on veut nous faire croire que l’on compte s’atteler, plus que jamais, à la noble mission de combattre toutes formes de prévarication sévissant au sein de cette trop honorable CAF. Séduisant ! Enivrant comme discours !
Mais ne vaut-il pas mieux commencer par balayer devant chez soi ?
Il nous a été donné de suivre des images de la honte. Des joueurs de Berkane s’étaient mis à plusieurs pour tabasser dans les règles de l’art un supporter du CS Sfaxien. Il l’aura cherché, pourrait-on rétorquer. Cela ne donne aucunement le droit à des joueurs, en tenue qui plus est, de se comporter en voyous.
Vendredi, le Wydadi Smaïl Haddad a failli lui aussi tomber dans le panneau si on ne l’en avait pas empêché. 
Et la FRMF dans tout cela ? 
Aucune sanction en vue : le célébrissime Neymar s’en est pris, avec beaucoup moins de vigueur à un supporter du F.C Rennes. Résultat, trois matchs de suspension. Mieux. La seleçao lui a retiré le brassard de capitaine. Les valeurs, c’est ça.
Dans notre championnat bien à nous, les erreurs, que dis-je, les bourdes arbitrales et arbitraires sont à ramasser à la pelle. Au mieux, c’est là une preuve d’incompétence, au  pire il s’agirait plutôt  de magouille. Quel mal choisir ?
Pour rappel et alors que l’on est en pleine canicule, l’on n’a même pas été foutu d’accoucher d’un calendrier qui se respecte. On tergiverse, ou tâtonne et on patauge. On programme, déprogramme et reprogramme. Et que l’on ne nous parle surtout pas de ce bidule pompeusement appelé « Ligue professionnelle » et qui n’est même pas fichu de s’affubler de quelque légalité que ce soit de par les textes censés le régir.
Une autre aberration ? Ce n’est sûrement pas ce qui manque. Pour la réunion de demain, quelques plumes ou micros journalistiques ou de journaleux présentent la chose comme si Faouzi Lekjâa, épée à une main et bouclier à l’autre, s’en allait en guerre pour combattre le mal CAFkaïen A moins que les douceurs de Paris ne parviennent à calmer les ardeurs. On ne parle pas de fédération en tant qu’institution. On parle de l’homme. On fait dans ce culte dépassé de la personnalité. Bien malin celui qui serait capable de citer les noms des supposés membres fédéraux et encore moins leurs fonctions respectives, si   fonction il y a. On n’entend que le nom de Lekjâa par-ci, Lekjâa par-là. Les adulateurs sont légion.
Certes, l’actuel président de la FRMF est connu pour être un bosseur, animé de bonne volonté, mais ce n’est pas une raison pour qu’il soit pris pour un  superman.
Toutes les vérités sont bonnes à dire cependant. Disons alors que ce qui arrive aujourd’hui au Wydad se situe dans « la logique des choses » au vu de ce qu’a subi et enduré le Raja à Berkane. Le silence complice de la Fédération a dû donner des idées aux faiseurs des résultats au sein de la CAF. Le président de la FRMF, vu sa délicate double casquette peut-être, n’a pas pipé mot. Et la fédé  bon sang ? Si fédé il y a !
Une seule réaction digne d’être rappelée : la démission fort élégante et éloquente du membre fédéral Hamid Souiri. Les autres ? Motus et bouche cousue.
Le même silence coupable quand le Hassania d’Agadir s’est vu privé de la victoire en Egypte, tout comme l’IRT.
Autre match, autre protagoniste et donc autres réactions  et attitudes. La Renaissance de Berkane subit le même sort que le Raja et le Hassania, mais là, ô miracle ! la FRMF a le grand mérite de sortir de son  hibernation.
Pas assez pour sauver le soldat Wydad. Le scénario qui avait commencé à Berkane devait aller à son terme. Pour qu’à la fin la coupe soit pleine pour… L’Espérance.
 

Mohamed Benarbia
Lundi 3 Juin 2019

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1.Posté par khlifa le 04/06/2019 22:30
il faut arreter d'incriminer l'esperance classée premiere en afrique
et un historique ultra riche de titres .
arreter de tirer sur des personnes sans fondements.
le foot est un sport qui reunit les nations et soudent les amitiés.
le wac a manqué de courage pour terminer la partie la tete haute.
ne pas casser cette amitié et fraternité entre la tunisie et le maroc.

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