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Constant Omari : Il n’y aura pas de remise en cause du Cameroun comme pays organisateur de la CAN 2019




Si un temps le Maroc espérait  suppléer  le Cameroun dans l’organisation de la CAN 2019, le second  vice-président de la Confédération africaine de football, Constant Omari, a jeté le froid sur cette éventualité.
Alors que le président de la Confédération africaine de football, le malgache Ahmad Ahmad, a émis de sérieux doutes sur la capacité du Cameroun à organiser la CAN 2019, Constant Omari, son second vice-président, en charge du marketing et des relations internationales, est revenu, récemment, dans les colonnes du quotidien sportif français, L’Equipe, sur la polémique engendrée par l’intervention de son président, ainsi que sur les profondes réformes adoptées par l’instance continentale, en juillet dernier.
Dans un premier temps, Constant Omari a étouffé la polémique et par là même, les espoirs du Maroc, en assurant qu’il n’y aurait pas de remise en cause du Cameroun comme pays organisateur.  Pour lui, cet électrochoc est venu à point nommé. Il fait écho à celui issu du symposium de la CAF organisé au Maroc le mois dernier, légitimé par la culture africaine qui veut qu’on réagisse à l’instant ultime. D’ailleurs le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a immédiatement répondu aux propos d’Ahmad Ahmad en garantissant que son pays sera prêt pour la compétition.
Dans un second  temps, le responsable congolais a affirmé qu’il ne craignait pas l’affaiblissement de la CAN avec l’adoption de la formule à 24 équipes au lieu de 16 précédemment. Selon lui, il était temps d’ouvrir la base et de permettre au maximum de pays africains d’y participer, afin de donner un coup de pousse aux grandes nations, qui commençaient à stagner, à l’instar du Nigeria qui ne s’est pas qualifié aux deux dernières CAN, et permettre aux petites nations de progresser.
Le patron de la Fédération congolaise (FECOFA) a souligné que «malgré les coûts supplémentaires d’organisation issus de ces réformes qui seront énormes, tous les pays africains ont vocation à se développer et ce développement passe inéluctablement par ces infrastructures, avec la construction d’hôpitaux, d’hôtels ou de belles pelouses. Le pays organisateur en profitera après la CAN, car le football est le résultat du développement d’un pays, et qui dit développement dit ambitions. Cela ne se limite pas au football, mais au mieux-être de la population tout entière».
Pour finir, le membre du conseil de la  FIFA martèle que le déplacement des dates de la CAN en juin et juillet, ne résulte en aucun cas d’une pression émanant des clubs européens. Ce changement est une solution à un problème majeur, lié aux joueurs qui veulent se rendre disponibles pour leurs sélections respectives sans affecter le contrat les liant à leurs clubs. Et d’ajouter que les joueurs dans ce cas-là sont généralement considérés comme des stars, et leur présence est vitale dans la commercialisation de la compétition en vue de la renégociation du contrat (estimé à 850 M€) avec Lagardère Sports, portant sur la commercialisation des droits marketing et médias du foot africain, sur la période 2017-2028, signé par l’ex-patron de la CAF, en 2015, et qui fait l’objet d’une procédure judiciaire en Egypte, siège de la CAF.

Chady Chaabi
Samedi 19 Août 2017

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