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Bouchra Echayeb, âgée de 22 ans et enseignante dans une école à Chichaoua, vient de perdre son œil gauche lors d’une odieuse agression perpétrée par le père d’un élève et son fils. Selon des sources concordantes, la victime qui était de retour à son domicile après avoir puisé de l’eau du puits voisin, a été interceptée et agressée verbalement par A.T et son fils M.T qui l’a frappée avec une pierre au niveau de l’œil gauche. Bouchra, ensanglantée et souffrante, a perdu connaissance, tandis que les deux agresseurs avaient pris la fuite. Transportée à Marrakech, la victime avait subi une intervention chirurgicale, mais avait perdu son œil gauche. Le père a été relâché, malgré son rôle instigateur, tandis que le fils a été tenu responsable pour cet acte criminel.
Certes, l’institutrice a quitté l’hôpital le 30 avril 2012 et reçu l’expression de solidarité et de condamnation de toutes les composantes syndicales et civiles de Chichaoua, mais elle est dans un état physique et psychique déplorable. Une affaire qui relance encore une fois le débat sur le problème de l’insécurité dans le milieu scolaire.
Une insécurité qu’il faut certes combattre par tous les moyens, mais qu’il faut préalablement prendre le temps d’analyser à l’aune de quelques règles simples qui ont sous-tendu le fonctionnement normal de l’école et prouvé leur efficience dans le passé. Toute lutte contre la violence devrait, dans ce sens, reposer sur le respect des règles de vie dans les établissements et prendre appui sur des partenariats ; l'objectif étant de restaurer le respect dû aux personnes, en particulier aux professeurs et aux victimes de violence, et d'aider les personnels en poste dans des établissements ou environnements difficiles.
Cette lutte devrait, peu ou prou, se transformer en un combat contre l'échec scolaire et pour l'égalité des chances comme premières formes de prévention.
En outre, le socle commun de connaissances et de compétences devrait inclure, le plus largement possible, la nécessité, pour l'élève, d'acquérir un comportement social et civique, d'apprendre à vivre ensemble à travers des actions concrètes (prise de responsabilité, débat et respect des idées d'autrui), et surtout le convaincre par des exemples concrets que le système d’enseignement n’est pas une simple fabrique de futurs chômeurs diplômés, mais une école de la vie, ouverte sur son environnement et donnant accès au monde du travail.
Certes, l’institutrice a quitté l’hôpital le 30 avril 2012 et reçu l’expression de solidarité et de condamnation de toutes les composantes syndicales et civiles de Chichaoua, mais elle est dans un état physique et psychique déplorable. Une affaire qui relance encore une fois le débat sur le problème de l’insécurité dans le milieu scolaire.
Une insécurité qu’il faut certes combattre par tous les moyens, mais qu’il faut préalablement prendre le temps d’analyser à l’aune de quelques règles simples qui ont sous-tendu le fonctionnement normal de l’école et prouvé leur efficience dans le passé. Toute lutte contre la violence devrait, dans ce sens, reposer sur le respect des règles de vie dans les établissements et prendre appui sur des partenariats ; l'objectif étant de restaurer le respect dû aux personnes, en particulier aux professeurs et aux victimes de violence, et d'aider les personnels en poste dans des établissements ou environnements difficiles.
Cette lutte devrait, peu ou prou, se transformer en un combat contre l'échec scolaire et pour l'égalité des chances comme premières formes de prévention.
En outre, le socle commun de connaissances et de compétences devrait inclure, le plus largement possible, la nécessité, pour l'élève, d'acquérir un comportement social et civique, d'apprendre à vivre ensemble à travers des actions concrètes (prise de responsabilité, débat et respect des idées d'autrui), et surtout le convaincre par des exemples concrets que le système d’enseignement n’est pas une simple fabrique de futurs chômeurs diplômés, mais une école de la vie, ouverte sur son environnement et donnant accès au monde du travail.