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Il est 16h30. Place Mohammed V, centre névralgique de la ville où toutes les catégories d’électeurs en campagne marquent leur passage. « Nrmi nrmi ghouli bedd, nra teghyir nra tghyir ». « On en a ras-le-bol ! On en a ras-le-bol !, ce sont toujours les mêmes ! électeurs, mobilisons –nous pour le changement !», scandent en tachelhit, Aïcha, une jeune étudiante de douar Reja Fellah, avant que cette formule ne soit reprise par une centaine de jeunes, femmes et enfants qui mènent campagne pour un parti en compétition pour les communales dans la ville. De nombreux militants distribuant les prospectus des autres partis politiques se succèdent. Mais, comme s’ils s’étaient donné le mot, c’est bizarrement le même slogan exhortant les électeurs à voter pour une alternative à l’équipe sortante qui est ressassé par tous les militants des partis en lice ! « Nous ne supportons plus qu’on soit encore trompés par les slogans électoralistes de ce conseil qui a sévi pendant longtemps aux commandes de la municipalité sans aucun bilan probant. Du coup, nous incitons nos électeurs à sanctionner cette équipe indigne de notre confiance », vocifère A.A, un candidat de la circonscription 8, tout en distribuant aux passants des tracts-programme. Les griefs faits à la gestion de l’équipe incriminée par l’ensemble de ces partis en lutte sont légion. Pour C. K, un jeune candidat, le conseil partant ne s’est jamais soucié des doléances et problèmes de proximité dont pâtissent les habitants au quotidien plus que de ses propres intérêts. Le témoignage d’une électrice du quartier administratif qui participe activement à cette campagne, vient confirmer ce constat. « Notre quartier sombre dans l’obscurité depuis plus de trois mois à cause de la défectuosité d’un réverbère de l’éclairage public. On s’est plaint auprès de notre élu. Il a préféré nous tourner le dos. Ce n’est qu’à l’approche des élections qu’il a été réparé », s’exclame A.Z qui plaide devant les électeurs pour une meilleure gestion des affaires municipales. Pas plus loin, une autre jeune femme faisant campagne pour un autre parti en compétition traverse la place à pas marqués en dénonçant en chœur, les barons de la corruption électorale qui dénature la volonté des élus.
« C’est le recours à l’argent sale pour se procurer les voix des citoyens pauvres et analphabètes qui a fait que le conseil municipal soit pris en otage par des arrivistes qui n’ont cure des habitants, mais qui ne demandent qu’à se sucrer et servir leurs intérêts», dénonce à haute voix un jeune candidat de la circonscription dite de Doulotêle. Pour cette jeune fille, vêtue aux couleurs de son parti, qui la soutient, cette situation a pour triste corollaire d’ exclure les élites et candidats honnêtes d’accéder aux commandes du conseil de la ville. « Voilà, ajoute-t-elle, pourquoi la ville rate depuis ses rendez-vous avec des équipes communales intègres et volontaristes à même de dégager une approche de développement local efficiente tant souhaitée par les Tafraoutis ».
C’est vrai, lance sa sœur qui milite dans le même parti : « Il n’est plus à démontrer que le conseil sortant ne fait rien pour promouvoir la vocation touristique de la ville qui regorge pourtant d’atouts à mettre en valeur pour générer emplois et richesses au profit des habitants ; les lieux de loisirs et autres infrastructures sportives manquent affreusement et le seul terrain de foot existant croupit dans la dégradation faute d’entretien…... C’est à se demander comment ce conseil sortant osera encore solliciter des électeurs de lui réitérer leur confiance», s’étonne-t-elle. Et à un autre électeur brandissant le programme du candidat de son parti d’enchaîner en égrenant allègrement une série d’autres problèmes dans lesquels végète la ville depuis que cette «maudite équipe» sévit à la tête du conseil municipal. Il commence par clouer au pilori les faveurs octroyées aux acolytes des responsables au pouvoir à la municipalité, notamment au niveau de l’urbanisme. Pour lui, les constructions clandestines prolifèrent dans la ville et ses parages qui deviennent des chasses gardées de certains élus. D’autres électeurs constatent, dans la foulée, l’atermoiement quant à la production des documents administratifs des habitants et la propagation de la corruption dans les coulisses de plusieurs services. « C’est une nébuleuse corrompue qui s’écharne sur les pauvres citoyens. Pour s’en rendre compte, il suffit d’essayer de construire un gîte. On est face à un lobby insurmontable. Avec la bénédiction des responsables municipaux, certains fonctionnaires font tout pour s’imposer. Ils se substituent aux architectes en procurant des plans aux citoyens, se chargent d’intercessions pour leur approbation auprès des services provinciaux compétents, moyennant récompense. Et si vous tentez de les contourner, gare à vous ! Votre dossier risque d’être rejeté», se déchaîne-t-il. B.A, sympathisant usfpéiste, qui vient se joindre à la campagne électorale de son parti, vilipende un autre aspect de l’incurie générale dont fait montre l’équipe sortante. Il nous montre un coin de la place Moulay Rachid au centre ville qui vient d’être goudronné. «Regardez !, Il n’y a même pas deux mois que ce tronçon a été asphalté et voilà que des nids-de-poule apparaissent déjà … N’est-ce pas là dilapidation et gaspillage des deniers publics ?». L’arrivée sur la place d’un cortège de sympathisants des candidats /élus membres du conseil municipal, n’a pas laissé ces derniers indifférents, surchauffés qu’ils étaient par les slogans de leurs adversaires. « Personne ne peut nier les projets de réaménagement que connaît la ville actuellement et qui vont améliorer son cadre », justifie un électeur qui soutient l’équipe sortante.
En effet, Tafraout vibre ces derniers mois précédant les élections au rythme d’un grand chantier : Goudronnage des principales artères et entrées de la cité, carrelage des trottoirs, aménagement de plusieurs places. Mais de l’avis des électeurs du clan adverse, les membres du bureau du conseil en font leur cheval de bataille pour redorer le blason de leur triste bilan. Car ces travaux sont plutôt à mettre à l’actif des conseils régional et provincial qui les ont initiés et financés ! Mieux on fait grief au conseil municipal, d’avoir servi sans vergogne les intérêts de l’un des siens en détournant l’un de ces projets. Selon un candidat briguant la circonscription d’Aglagal : « Le conseil avait décidé l’aménagement d’un espace dans la médina pour en faire une place publique de détente. Il a fait alors déménager les marchands de l’orge et dattes qui s’y trouvaient depuis toujours. A l’étonnement de tous, il décida de réaffecter l’usage de cet espace pour servir de parking à l’hôtel d’un élu ! ».
Bref, la campagne promet, à l’approche du jour J, des joutes oratoires acharnées ponctuées d’arguments des uns et des autres pour conquérir la confiance des électeurs. Toutefois, à croire les différents candidats appelant au changement, outre l’explication de leurs programmes et les divers sigles aux électeurs et leur incitation au vote, le gros lot du travail qui les attend a trait à la lutte contre les barons de la falsification des élections par le recours à l’achat des voix. Encouragés par la ferme volonté politique qui promet de sévir dans ce sens, « nous nous mobiliserons tous pour barrer la route à ces fossoyeurs de la démocratie, car au cours des échéances électorales précédentes, l’argent sale a toujours eu son dernier mot dans les configurations des conseils qui se sont succédé à la municipalité de Tafraout », conclut un électeur.
« C’est le recours à l’argent sale pour se procurer les voix des citoyens pauvres et analphabètes qui a fait que le conseil municipal soit pris en otage par des arrivistes qui n’ont cure des habitants, mais qui ne demandent qu’à se sucrer et servir leurs intérêts», dénonce à haute voix un jeune candidat de la circonscription dite de Doulotêle. Pour cette jeune fille, vêtue aux couleurs de son parti, qui la soutient, cette situation a pour triste corollaire d’ exclure les élites et candidats honnêtes d’accéder aux commandes du conseil de la ville. « Voilà, ajoute-t-elle, pourquoi la ville rate depuis ses rendez-vous avec des équipes communales intègres et volontaristes à même de dégager une approche de développement local efficiente tant souhaitée par les Tafraoutis ».
C’est vrai, lance sa sœur qui milite dans le même parti : « Il n’est plus à démontrer que le conseil sortant ne fait rien pour promouvoir la vocation touristique de la ville qui regorge pourtant d’atouts à mettre en valeur pour générer emplois et richesses au profit des habitants ; les lieux de loisirs et autres infrastructures sportives manquent affreusement et le seul terrain de foot existant croupit dans la dégradation faute d’entretien…... C’est à se demander comment ce conseil sortant osera encore solliciter des électeurs de lui réitérer leur confiance», s’étonne-t-elle. Et à un autre électeur brandissant le programme du candidat de son parti d’enchaîner en égrenant allègrement une série d’autres problèmes dans lesquels végète la ville depuis que cette «maudite équipe» sévit à la tête du conseil municipal. Il commence par clouer au pilori les faveurs octroyées aux acolytes des responsables au pouvoir à la municipalité, notamment au niveau de l’urbanisme. Pour lui, les constructions clandestines prolifèrent dans la ville et ses parages qui deviennent des chasses gardées de certains élus. D’autres électeurs constatent, dans la foulée, l’atermoiement quant à la production des documents administratifs des habitants et la propagation de la corruption dans les coulisses de plusieurs services. « C’est une nébuleuse corrompue qui s’écharne sur les pauvres citoyens. Pour s’en rendre compte, il suffit d’essayer de construire un gîte. On est face à un lobby insurmontable. Avec la bénédiction des responsables municipaux, certains fonctionnaires font tout pour s’imposer. Ils se substituent aux architectes en procurant des plans aux citoyens, se chargent d’intercessions pour leur approbation auprès des services provinciaux compétents, moyennant récompense. Et si vous tentez de les contourner, gare à vous ! Votre dossier risque d’être rejeté», se déchaîne-t-il. B.A, sympathisant usfpéiste, qui vient se joindre à la campagne électorale de son parti, vilipende un autre aspect de l’incurie générale dont fait montre l’équipe sortante. Il nous montre un coin de la place Moulay Rachid au centre ville qui vient d’être goudronné. «Regardez !, Il n’y a même pas deux mois que ce tronçon a été asphalté et voilà que des nids-de-poule apparaissent déjà … N’est-ce pas là dilapidation et gaspillage des deniers publics ?». L’arrivée sur la place d’un cortège de sympathisants des candidats /élus membres du conseil municipal, n’a pas laissé ces derniers indifférents, surchauffés qu’ils étaient par les slogans de leurs adversaires. « Personne ne peut nier les projets de réaménagement que connaît la ville actuellement et qui vont améliorer son cadre », justifie un électeur qui soutient l’équipe sortante.
En effet, Tafraout vibre ces derniers mois précédant les élections au rythme d’un grand chantier : Goudronnage des principales artères et entrées de la cité, carrelage des trottoirs, aménagement de plusieurs places. Mais de l’avis des électeurs du clan adverse, les membres du bureau du conseil en font leur cheval de bataille pour redorer le blason de leur triste bilan. Car ces travaux sont plutôt à mettre à l’actif des conseils régional et provincial qui les ont initiés et financés ! Mieux on fait grief au conseil municipal, d’avoir servi sans vergogne les intérêts de l’un des siens en détournant l’un de ces projets. Selon un candidat briguant la circonscription d’Aglagal : « Le conseil avait décidé l’aménagement d’un espace dans la médina pour en faire une place publique de détente. Il a fait alors déménager les marchands de l’orge et dattes qui s’y trouvaient depuis toujours. A l’étonnement de tous, il décida de réaffecter l’usage de cet espace pour servir de parking à l’hôtel d’un élu ! ».
Bref, la campagne promet, à l’approche du jour J, des joutes oratoires acharnées ponctuées d’arguments des uns et des autres pour conquérir la confiance des électeurs. Toutefois, à croire les différents candidats appelant au changement, outre l’explication de leurs programmes et les divers sigles aux électeurs et leur incitation au vote, le gros lot du travail qui les attend a trait à la lutte contre les barons de la falsification des élections par le recours à l’achat des voix. Encouragés par la ferme volonté politique qui promet de sévir dans ce sens, « nous nous mobiliserons tous pour barrer la route à ces fossoyeurs de la démocratie, car au cours des échéances électorales précédentes, l’argent sale a toujours eu son dernier mot dans les configurations des conseils qui se sont succédé à la municipalité de Tafraout », conclut un électeur.