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Bouillon de culture




Felicity Huffman

L'actrice américaine Felicity Huffman va plaider coupable d'avoir versé des pots-de-vin pour faciliter l'entrée de sa fille dans une université prestigieuse, ce qui lui permettra d'éviter un procès retentissant. "J'ai honte de la douleur que j'ai causée à ma fille (qui n'était pas au courant), ma famille, mes amis, mes collègues et au monde éducatif", a dit la comédienne dans une déclaration transmise à l'AFP. "Je veux m'excuser auprès d'eux et, tout particulièrement, auprès des étudiants qui travaillent dur tous les jours pour entrer à l'université, et de leurs parents qui font d'immenses sacrifices pour les soutenir, avec honnêteté", a-t-elle ajouté.
Au total, 13 parents parmi les 33 inculpés de corruption ont accepté de plaider coupable dans ce dossier très médiatique, a annoncé lundi le procureur fédéral de Boston, Andrew Lelling. Parmi eux ne figure pas la comédienne Lori Loughlin ("La fête à la maison"), l'autre vedette de cette affaire. L'ancien patron d'une société spécialisée dans la préparation aux examens, William Singer, avait mis sur pied un système bien rodé, de la triche aux examens jusqu'à la corruption d'entraîneurs sportifs universitaires, qui plaidaient pour l'entrée des candidats dont on leur soumettait le nom. Devenue vedette mondiale après son passage dans la série "Desperate Housewives" (2004-2012), Felicity Huffman a accepté de plaider coupable d'association de malfaiteurs en vue de transférer des fonds dans un but frauduleux. Ce chef d'accusation est passible de 20 ans de prison et d'une amende de 250.000 dollars.

Serebrennikov

Assigné à résidence depuis l'été 2017 sans téléphone ni Internet, le metteur en scène russe Kirill Serebrennikov va retrouver théâtres et plateaux de cinéma: le tribunal qui le juge pour détournement de fonds a levé lundi son assignation à résidence. La décision prononcée par un juge du tribunal de Moscou rend le réalisateur, qui rejette les accusations portées contre lui, libre de ses mouvements à condition de ne pas quitter la capitale russe. "Cela signifie qu'il continuera à vivre dans son appartement de Moscou mais sera en mesure de le quitter, de travailler", a précisé à l'AFP l'un de ses avocats, Dmitri Kharitovov.
Le tribunal a pris la même décision pour deux autres personnes accusées dans cette affaire, dénoncée dans le monde de la culture comme une nouvelle attaque des milieux conservateurs russes contre la création artistique.
Kirill Serebrennikov, directeur artistique du Centre Gogol, théâtre qu'il a transformé en l'un des centres névralgiques de la culture contemporaine à Moscou, a assuré compter "fêter" la nouvelle avant de reprendre rapidement le travail, bien qu'il ait monté plusieurs films et spectacles depuis son domicile en transmettant des clés USB.

Libé
Mercredi 10 Avril 2019

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