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Une grève générale, des sit-in, des marches… La ville de Bouarfa relevant de la province de Figuig à l’Est du pays vit au rythme d’une tension assez élevée. Déjà en début de semaine, la quasi-totalité des commerces ont été fermés, les services administratifs en panne et un climat de suspicion. Une ville paralysée, en guise de protestation contre l’arrestation de deux syndicalistes suite aux événements du 18 mai dernier. Pour leur part, les deux détenus entendent observer incessamment une grève ouverte de la faim, contre leur arrestation qu’ils qualifient d’«abusive et d’arbitraire». Les deux personnes en question, en l’occurrence Seddik Kebbouri et Chenou Mehjoub, syndicalistes et dirigeants de leurs structures, confirment certes leur participation à la manifestation du 18 mai, mais mettent l’accent sur son aspect pacifique, et accusent, par contre, les forces de l’ordre d’avoir semé le désordre à travers des interventions musclées et disproportionnées. Le chef d’accusation retenu contre les deux détenus est «participation à un rassemblement non autorisé et incitation à la violence». Le procès a été ajourné jusqu’au 16 juin courant, sur demande du collectif d’avocats venus de toutes les villes du pays. Lors de cette audience également, le tribunal a refusé d’accorder la liberté provisoire aux deux mis en cause, même s’ils sont tous les deux des fonctionnaires et pères de familles. Entre-temps, l’agenda des associatifs de la région est très chargé. Jeudi 9 juin, une conférence de presse aura lieu à Oujda, pour mettre la lumière sur ce dossier et en expliquer les circonstances. Le 15 juin, des sit-in seront organisés devant tous les tribunaux de la région de l’Oriental, et enfin le jour du procès (le 16 juin), une marche populaire sera initiée à l’appel de plusieurs instances politiques, syndicales et associatives.