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Berkane s’offre le WAC

Menés en première mi-temps, les hommes de Sektioui ont réussi à renverser un leader mal en point lors d’une rencontre ternie par la médiocre prestation de l’arbitre




Dans un choc d’une telle importance, on aurait aimé voir un peu moins l’arbitre et un peu plus de qualité technique et d’occasions de but. Au-delà de la joie au coup de sifflet final et du bond dans le classement opéré par les Berkanis (2ème) qui ne sont plus qu’à un point du WAC (37 pts), la première réflexion à nous avoir traversé l’esprit à la fin du match, est pourquoi a-t-on eu droit à plus de gros plans de Samir Guezzaz, l’arbitre de la rencontre, que n’importe quel autre acteur du match ? Puis, en listant le nombre de cartons distribués, on a finalement compris que le clou du spectacle n’était pas les joueurs qui se disputaient le ballon mais bel est bien cette manière odieuse d’imposer le respect, si chère à Samir Guezzaz. 
D’abord, le respect ne s’impose pas, il se gagne. Et on n’y parvient pas en un claquement de doigts. L’arbitre aurait dû être un peu plus magnanime et psychologue dans sa relation avec les joueurs, au lieu de les gronder à chaque coup de sifflet comme des enfants après une bêtise. Il n’est d’ailleurs pas étonnant si Guezzaz n’a jamais réussi à avoir la mainmise sur la rencontre et encore moins à calmer les ardeurs des uns et des autres. Résultat : 9 cartons jaunes et une expulsion. Pour le coup, l’exclusion de Jabrane pour deux avertissements était somme toute logique, après deux interventions dans les pieds mal maîtrisées. Mais tout le reste est discutable. 
A commencer par ce penalty accordé à la RSB avant de lui être refusé après visionnage du VAR. Un visionnage à faire dormir une chauve-souris la nuit, tant le temps pris est disproportionné. Le pire, c’est que les ralentis sont de piètre qualité, par conséquent, il est difficile de dire avec certitude s’il y a eu contact entre Comara et Aziz suite à un tacle de l’international ivoirien. En tout cas, la décision d’accorder le penalty fut annulée après d’interminables minutes pendant lesquelles le défenseur central du WAC a rejoint le vestiaire, touché aux ischios-jambiers sur l’action.   
Moins de 10 minutes plus tard, rebelote. Guezzaz annule, à cause d’une position de hors-jeu, un but à Kazadi Kaasengu qui a coupé de la tête un centre au premier poteau d’Ayman Hassouni (15’). Puis, stupeur quelques secondes plus tard, lorsque l’arbitre de la rencontre, encore lui, profite d’un arrêt de jeu pour revenir sur sa décision et valider un but pour le moins suspect. Sur les ralentis diffusés, il est impossible de déterminer avec certitude s’il y a hors-jeu ou pas. Enfin sauf pour Guezzaz. A 1-0 et en infériorité numérique, les Rouge et Blanc n’ont fait que reculer face aux assauts de la RSB. Acculés devant leur but, ils ont fini par concéder l’égalisation au plus mauvais moment, soit juste avant la mi-temps. 
A la 45’, Omar Nemsaoui a récupéré un ballon qui traînait dans la surface de réparation pour égaliser d’une frappe sèche sous la barre de Taghnaouti, qui aurait clairement pu mieux faire. Mais le Wydad et ses joueurs sont en ce moment un peu patauds. Les hommes de Guarrido manquent clairement de niaque, même si leur coach n’en manque pas. Et peu de téléspectateurs croyaient le Wydad capable de résister à la RSB et encore moins de l’emporter en seconde mi-temps alors que toute la défense à quatre allait être modifiée à cause de blessures musculaires dont celle de Gadarine. Et comme vous devez vous en douter, c’est encore une fois après une mauvaise appréciation de Samir Guezzaz, que Berkane a réussi à marquer, après intervention de la VAR. Pour l’arbitre, il n’y avait pas faute dans la surface, pour la VAR si. Et c’est ainsi que Mohamed Aziz a offert les trois points à Berkane en prenant à contrepied un Taghnaouti très peu inspiré. Les 30 minutes qui ont suivi ont été d’une tristesse absolue, à la différence de l’explosion de joie au coup de sifflet final des Berkanis. Nous aussi, on a explosé de joie mais c’était parce que la boucherie arbitrale était enfin terminée. Mais cela risque de se répéter, car c’est toute une formation des arbitres qu’il faut revoir. Le championnat ne peut clairement pas continuer comme ça, avec notamment autant de temps mort à cause d’un arbitrage trop tatillon.  

Divers sportifs

Botola Pro D1 

Alors que, vendredi, la Renaissance de Zemamra devait recevoir le Hassania d'Agadir pour le compte de la 20è journée, le Raja accueillera samedi au Complexe Mohammed V (18h) l’Olympic de Safi, dans un match comptant pour la même journée. 
Une rencontre d’une importance capitale pour les Verts, surtout après la victoire de la RSB face au WAC, leader (voir-ci contre). Une victoire des protégés de Jamal Sellami leur permettra d’occuper la pole position du championnat. Mais pour combien de temps alors que les poursuivants sont légion et que le classement est serré plus que jamais. 

Botola Pro D2 

Voici le programme de la 24è journée du Botola Pro D2 de football, qui se déroulera dimanche (17h00):

Association sportive de Salé - Union Sidi Kacem 
Chabab Atlas Khénifra- Maghreb de Fès 
Jeunesse Benguerir- Chabab Mohammédia 
Ittihad Khemisset - Kawkab Marrakech 
Kénitra Athlétic Club -Chabab Rif Al Hoceima
Olympique Dcheira - Tihad Casablanca 
Racing Casablanca - Wydad Témara 
Widad Fès - Jeunesse Sportive Salmi

La Coupe arabe des 
clubs quasi annulée 


L'Union des associations arabes de football (UAFA) se dirigerait vers l'annulation de l'actuelle édition de la Coupe arabe des clubs, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19), rapporte jeudi la presse locale. L’UAFA réunira son comité exécutif cette fin de semaine pour débattre de l’avenir de sa compétition phare, précise la même source.
Les finances de l'instance arabe ont pris un coup à la suite de la pandémie de Covid-19. Les organisateurs prévoient de dédommager les clubs qualifiés pour les demi-finales qui sont le Raja Casablanca (Maroc), Al-Ismaïly (Egypte), Ittihad Djeddah (Arabie Saoudite), et Al-Shabab (Arabie Saoudite).
Les organisateurs du tournoi voulaient reprendre la compétition si les conditions sanitaires le permettaient. Sauf qu’avec la recrudescence du nombre des cas de contamination au Covid-19 dans plusieurs pays arabes, la donne a changé.

Chady Chaabi
Samedi 8 Août 2020

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