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Bassima Hakkaoui, la ministre de la Famille, a-t-elle changé? A «qui veut gagner des millions», la question peut rapporter gros. Mais il faut d’abord utiliser tous ses jokers. A commencer par le coup de fil à une amie. Et l’amie en question, qui ne veut probablement pas que vous gagniez des millions, vous rappelle perfide cette déclaration de notre seule femme du gouvernement prononcée il y a quelques mois à peine. «Les associations portent atteinte à l’image du Maroc à l’étranger par leur mauvais usage des cas de viols des enfants et le mariage des mineurs», dixit la ministre. Ça sent le vécu d’une amie indignée. Faut-il changer d’amie ou de ministre? Pour l’heure, changeons de joker et reposons la question. Peut-être que Bassima a changé. Vraiment changé. On peut porter voile et djellaba et défendre la dignité des Marocaines, une dignité qui passe forcément par l’adoption de principes universels. « L’article 475 du Code pénal ne risque pas d’être abrogé, du jour au lendemain, sous la pression de l’opinion publique internationale. Parfois, le mariage de la violée à son violeur ne lui porte pas un réel préjudice ». Ça, c’était le premier commentaire à chaud de Madame la ministre au lendemain du suicide d‘Amina Filali, cette jeune Larachoise qui a été obligée d’épouser son violeur. Pas très rassurant comme déclaration.
Re-reposons la même question avec la foi du charbonnier. Après un peu plus d’une année au pouvoir, la ministre de la Famille, celle-là même qui en appelait à l’organisation d’un référendum sur l’avortement dans les cas les plus extrêmes comme le viol ou l’inceste, est-elle «toujours la même sans être vraiment une autre ?». Son voile est certes plus recherché, presque élégant, mais bon c’est toujours un voile et il enveloppe toutes les pensées fondées sur l’égalité, la parité, l’émancipation, l’ouverture, la modernité, l’universalité. On consulte une dernière fois le site du ministère de la Famille, du Développement social et de la Solidarité. Sur la version française de la page d’accueil, il y a bien une photo de Mme Hakkaoui derrière son bureau ministériel. Pour le reste, sur le site officiel de ce département, on parle de l’ex-ministre de gauche, Nouzha Skalli, ses attributions, sa stratégie 2009-2012. On se dit alors que c’est un acte manqué. Allez, une petite dernière pour la route. Qui a dit «si les femmes refusaient la polygamie, elle n’existerait pas» ? Hé oui, c’est bien Bassima, notre ministre des Femmes et il n’y a là rien à gagner, sinon des mouchoirs pour essuyer nos larmes de Marocaines humiliées…
Re-reposons la même question avec la foi du charbonnier. Après un peu plus d’une année au pouvoir, la ministre de la Famille, celle-là même qui en appelait à l’organisation d’un référendum sur l’avortement dans les cas les plus extrêmes comme le viol ou l’inceste, est-elle «toujours la même sans être vraiment une autre ?». Son voile est certes plus recherché, presque élégant, mais bon c’est toujours un voile et il enveloppe toutes les pensées fondées sur l’égalité, la parité, l’émancipation, l’ouverture, la modernité, l’universalité. On consulte une dernière fois le site du ministère de la Famille, du Développement social et de la Solidarité. Sur la version française de la page d’accueil, il y a bien une photo de Mme Hakkaoui derrière son bureau ministériel. Pour le reste, sur le site officiel de ce département, on parle de l’ex-ministre de gauche, Nouzha Skalli, ses attributions, sa stratégie 2009-2012. On se dit alors que c’est un acte manqué. Allez, une petite dernière pour la route. Qui a dit «si les femmes refusaient la polygamie, elle n’existerait pas» ? Hé oui, c’est bien Bassima, notre ministre des Femmes et il n’y a là rien à gagner, sinon des mouchoirs pour essuyer nos larmes de Marocaines humiliées…