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Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a qualifié dimanche de "scandale" l'absence de consensus au sein du Conseil de sécurité de l'Onu pour adopter une résolution condamnant la répression menée par le gouvernement syrien contre les opposants au président Bachar al Assad. "Je pense que c'est un scandale de ne pas avoir une position claire de l'Onu face à une crise terrible" , a déclaré le chef de la diplomatie française en visite en Australie. Le ministre a fait ce commentaire en réponse à une question concernant l'opposition affichée par la Russie à un projet de résolution présenté le mois dernier pour imposer des sanctions contre Assad. "Nous pensons que ce régime a perdu sa légitimité. Nous pensons qu'il est trop tard pour mettre en oeuvre un certain niveau de réformes. Nous devrions adopter à New York une résolution très claire condamnant la violence", a-t-il ajouté. Les opposants syriens ont demandé la protection de la communauté internationale pour faire cesser les massacres de civils alors que se poursuit en Syrie la plus violente répression aux mouvements du "Printemps arabe". La France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l'Allemagne et le Portugal avaient présenté un projet de résolution demandant des sanctions contre le gouvernement de Bachar al Assad ainsi que contre ses proches et ses alliés. La Chine et la Russie avaient accueilli ce texte en exprimant leur opposition.
De son côté, la Ligue arabe est convenue avec le président syrien Bachar al Assad d'une série de mesures destinées à mettre fin à la répression du mouvement de contestation, et ces mesures seront présentées lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes au Caire, a déclaré samedi l'organisation panarabe. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, a déclaré à son retour au Caire après une brève visite à Damas samedi qu'il avait exhorté le chef de l'Etat syrien à "accélérer les projets de réformes au moyen d'un calendrier qui fera comprendre à tous les Syriens qu'il est passé à une nouvelle étape". Cinq personnes ont été tuées samedi dans le quartier de Bab Amro, dans la grande ville de Homs, au cours d'une opération conjointe de l'armée et des forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, organisation d'opposition basée à Londres. En outre, un homme a été tué par balles par les forces de sécurité à un poste de contrôle de la province septentrionale d'Idlib, frontalière de la Turquie, a ajouté l'organisation d'opposition. Elaraby, a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana, a dit à Assad que la Ligue arabe "rejetait toute forme d'intervention étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie" et que les deux hommes étaient convenus de moyens concrets pour accélérer l'adoption de réformes dans le pays. Elaraby devait à l'origine se rendre à Damas mercredi, mais la Syrie, selon des diplomates arabes, avait demandé un report de sa venue, signe de sa crainte des critiques étrangères ou de quelque autre forme d'ingérence.
Voici deux semaines, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe avaient demandé à la Syrie de s'employer à mettre fin aux violences et d'en "revenir à la raison avant qu'il ne soit trop tard". Des pressions s'exercent sur la Ligue arabe pour qu'elle s'exprime plus ouvertement sur la situation en Syrie, dans la foulée des autres soulèvements du "Printemps arabe", qui ont abouti au renversement de régimes autoritaires en Tunisie, en Egypte et, plus récemment, en Libye.
De son côté, la Ligue arabe est convenue avec le président syrien Bachar al Assad d'une série de mesures destinées à mettre fin à la répression du mouvement de contestation, et ces mesures seront présentées lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes au Caire, a déclaré samedi l'organisation panarabe. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, a déclaré à son retour au Caire après une brève visite à Damas samedi qu'il avait exhorté le chef de l'Etat syrien à "accélérer les projets de réformes au moyen d'un calendrier qui fera comprendre à tous les Syriens qu'il est passé à une nouvelle étape". Cinq personnes ont été tuées samedi dans le quartier de Bab Amro, dans la grande ville de Homs, au cours d'une opération conjointe de l'armée et des forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, organisation d'opposition basée à Londres. En outre, un homme a été tué par balles par les forces de sécurité à un poste de contrôle de la province septentrionale d'Idlib, frontalière de la Turquie, a ajouté l'organisation d'opposition. Elaraby, a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana, a dit à Assad que la Ligue arabe "rejetait toute forme d'intervention étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie" et que les deux hommes étaient convenus de moyens concrets pour accélérer l'adoption de réformes dans le pays. Elaraby devait à l'origine se rendre à Damas mercredi, mais la Syrie, selon des diplomates arabes, avait demandé un report de sa venue, signe de sa crainte des critiques étrangères ou de quelque autre forme d'ingérence.
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