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Appel à la mise en place de process industriels pour valoriser les expressions culturelles africaines



Appel à la mise en place de process industriels pour valoriser les expressions culturelles africaines
Les participants à un séminaire, organisé mardi à Rabat sur "L'économie culturelle et créative, levier de développement durable en Afrique", ont appelé à la mise en place de process industriels capables de valoriser l’ensemble des expressions culturelles africaines. Organisé par l'Institut des Études africaines relevant de l’Université Mohammed V de Rabat, en partenariat avec CGLU Afrique, le séminaire, qui célèbre la journée de l'Afrique, a traité de la place de l’économie culturelle et créative comme élément essentiel à la réalisation de "l’Afrique que nous voulons (Agenda 2063 de l’Union Africaine)".

Ainsi, le directeur général de l'Agence de l'Oriental, Mohamed Mbarki a relevé que l'industrialisation culturelle est une réflexion d'une modernité sociétale, consciente de l’existence d’un gisement de ressources humaines important. La mise en valeur des expressions culturelles devraient se traduire par des projets industriels conduisant à des mécanismes qui impliquent la libération de la créativité africaine, a indiqué M. Mbarki, relevant que la matière première qui existe déjà nécessite une mise en valeur des ressources humaines et du contenu culturel.

Il a en outre rappelé les exemples de créativité concrètes ayant permis à l’agence de l’Oriental de rayonner en Afrique dans le domaine des industries culturelles notamment le Salon magrébin du livre, qui est un salon régional à vocation internationale et la construction d'un portrait identitaire par une production éditoriale tournée vers la collection de beaux-livres dédiés à la région en plus d'une revue scientifique.

Pour sa part, le président de l'Organisation Maroc Afrika, cultures et développement, Najib Kettani a signalé que l’Afrique, berceau de l’humanité, "porte en elle des séquelles dues à son dépouillement matériel et immatériel". Il a également estimé que l'Afrique s'est réappropriée son histoire etson devenir, relevant que le Maroc, qui a des racines profondément africaines, détient un atout pour promouvoir le développement de la culture africaine. S'agissant de la coopération africaine à l'ère de la pandémie, M. Kettani a mis en avant la solidarité marocaine avec les pays du contient et le rôle important qu’il joue dans la coopération intercontinentale et sud-sud. Cette action de solidarité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 13 avril 2020, en tant que démarche pragmatique et orientée vers l’action, destinée aux pays africains frères, permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques et visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner leurs efforts dans les différentes phases de gestion de la pandémie, a-t-il rappelé. De son côté, le professeur des civilisations africaines à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a indiqué, par visioconférence, que le patrimoine culturel et le développement local sont deux éléments fondamentaux dans la promotion des expressions culturelles locales. La pandémie du coronavirus a rappelé que la diversité culturelle est un levier essentiel pour la construction d’une industrie créative forte et résiliente, a-t-il dit.

En ce qui concerne le rôle du numérique dans la promotion culturelle, le directeur fondateur de Visa for Music et directeur artistique du festival Timitar des musiques du monde, Brahim El Mazned, a relevé que la pandémie du Covid-19 a poussé le monde à se renouveler sur le plan numérique, notamment à travers le lancement de nouvelles expériences culturelles.

En 2020, le numérique a permis à ANYA et à Visa For Music de continuer à proposer du contenu de qualité au public, notamment le projet Afri-Cask qui survole l'actualité musicale africaines et le projet Moroccan Music Connect, qui crée un espace virtuel rassemblant tous les artistes et professionnels en lien avec l'industrie musicale au Maroc, a-t-il fait savoir. Et de poursuivre que le numérique devrait être au service de la culture et pas l'inverse. "La transformation numérique et son bon usage par les professionnels et spécialistes de la culture n'a pas vocation à effacer les rassemblements et concerts en live", a-t-il dit

Libé
Jeudi 27 Mai 2021

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