Agressions sexuelles sur un tournage : Gérard Depardieu jugé en appel du 16 au 20 novembre

Samedi 21 Février 2026

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L'acteur Gérard Depardieu sera jugé en appel du 16 au 20 novembre pour avoir agressé sexuellement deux femmes sur le tournage des "Volets verts" en 2021, a annoncé jeudi la cour d'appel de Paris.

Au terme d'un procès marqué par des tensions, ce géant du cinéma français a été condamné le 13 mai 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles.

Cette procédure est distincte de son renvoi devant la cour criminelle départementale de Paris pour viols sur l'actrice Charlotte Arnould, ordonné fin août et dont Gérard Depardieu a fait appel.

Dans l'affaire d'agressions sexuelles sur le plateau des "Volets verts", le tribunal correctionnel a motivé sa condamnation par la constance et la cohérence des propos des plaignantes, alors que les "déclarations de Gérard Depardieu ont évolué significativement entre sa garde à vue et l'audience".

Le président du tribunal a regretté lors de la lecture du jugement "la dureté excessive des débats" de la part de la défense à l'encontre des parties civiles, Amélie, 54 ans alors, et Sarah (prénom modifié), 34 ans alors, respectivement décoratrice et assistante réalisatrice sur le film de Jean Becker.

"Les propos de la défense par leur nature et leur répétition ont généré chez les parties civiles un préjudice distinct de celui né de la commission de l'infraction", a fait savoir le tribunal, reconnaissant de façon rarissime la victimisation secondaire des plaignantes.

La victimisation secondaire est une double peine pour les victimes de violences sexistes et sexuelles qui, après avoir subi une première agression, sont confrontées à des préjugés, des questions déplacées et des remarques culpabilisantes par des acteurs d'un système judiciaire censé les protéger.

Gérard Depardieu avait été condamné à verser au titre du préjudice moral 4.000 euros de dommages et intérêts à Amélie et 2.000 euros à Sarah. Et encore 1.000 euros à chacune au titre du préjudice de victimisation secondaire.

En plus de la prison avec sursis, le tribunal avait prononcé son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles et une peine d'inéligibilité de deux ans, conformément aux réquisitions du parquet.

Libé
Samedi 21 Février 2026
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