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Adieu l’artiste, adieu l’ami !




Un grand artiste et un grand ami nous a quittés. Il vient s’ajouter à la liste, déjà longue, de nos véritables hommes de théâtre, du temps où l’art avait une noble mission, celle d’éduquer les générations montantes. J’ai connu Saadallah Aziz et sa compagne Khadija Assad alors que nous faisions nos premiers pas, chacun dans son domaine. Face au défunt théâtre municipal, le célèbre café «La Comédie» devenu aujourd’hui une tragédie était le lieu de rencontres d’artistes, d’hommes de barreau, de journalistes et de certains footballeurs amateurs des arts. La terrasse de ce café constituait un lieu d’échanges d’idées entre les différentes composantes du monde littéraire et artistiques. De Tayeb et Said Seddiki aux frères Badaoui en passant par Maitre Maati Bouabid cet espace était un lieu, et je pèse mes mots, où la culture était le mot d’ordre et ce n’est pas mon ami et confrère Belaid Bouimid qui me contredira, lui qui était un habitué de ce forum intellectuel quotidien. Mon amitié avec Saadallah Aziz et Khadija Assad a duré de longues années avant qu’il n’émigre au Canada. Auparavant j’ai suivi et couvert pour le journal Le Matin ses divers spectacles. Ses différentes pièces théâtrales faisaient le plein tant à Casablanca que lors des tournées à travers les principales villes du Royaume. Ceci bien avant l’avènement de 2M et des sitcoms auxquels il a pris part et qui ont connu une grande audience. Avec le décès d’Aziz Saadallah le théâtre national a perdu une de ses figures de proue. Qu’il repose en paix dans un monde meilleur ! 

Mustapha Abou Ibadallaah
Mercredi 14 Octobre 2020

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